‹ Encyclopédie d'histoire naturelle; ou, traité complet de cette science d'après les travaux des naturalistes les plus éminents de tous les pays et de toutes les époques: Buffon, Daubenton, Lacépède, G. Cuvier, F. Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Latreille, De Jussieu, Brongniart, etcChapitre 32 sur 42 · LU · texte numérisé non relu

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relevée et oblique, élargies à l'extrémité en forme de palette ovalaire, garnie en dessous d'une brosse de poils roux, courts et serrés, terminée en pointe antérieurement et échancrée en arrière pour l'insertion du tarse. Les tarses de toutes les pattes ont chacun cinq articles bien distincts : le premier et le dernier plus longs que les autres : ceux-ci courts, presque coniques, tous un peu canaliculés en dessous. La seule espèce comprise dans ce genre est l'Hypocephalus armatus, A.G.Desm., long de 02055, et large de 0,048; ponctué, d’un brun très-foncé et sans éclat; tête marquée d'un sillon demi-cireulaire, profond, armée de quatre fortes épines, savoir: deux en avant, entre les mandibules et les antennes, parallèles entre elles et dirigées de haut en bas; et deux autres en arriére des yeux, et qui se prolongent perpendiculairement en dessous de la tête; quelques points enfoncés assez rares se remarquent sur sa surface; corselet finement ponctué, marqué en arriére de quatre enfoncements assez légers, dont deux plus avancés et plus rapprochés, et, en avant, de deux impressions écartées, placées vers le tiers antérieur; élytres légèrement rugueuses, surmontées de trois côtes peu saillantes, parallèles entre elles, toutes trois obliques; bords latéraux des élytres, entre la côte extérieure, plus rugueux que le reste; épaules marquées d'un pli transversal très-prononcé; dessous des tarses revêtu de quelques poils roussâtres. Cette espèce provient de la province des Mines, dans l’intérieur du Brésil; elle est encore trés-rare dans les collections. En 1840, le premier individu qui vint à Paris, celui même qui jadis ayant appartenu à M. le docteur Mare, du Havre, avait servi à la description d'A. G. Desmarest, fut payé par le Muséum d'histoire naturelle, aux enchères publiques, la somme de trois cent cinq francs. Depuis, quelques autres individus ont été vendus à Paris et ailleurs, et deux d’entre eux, privés en grande partie de leurs pattes et de leurs antennes, ont été payés cependant quatre-vingts francs chaque.

La rareté et les particularités remarquables de l’Hypocephalus armatus nous ont engagé a donner sur cet Insecte des détails plus nombreux que nous n'en indiquons habituellement; nous l'avons représenté (tome [*', page 259, fig. 437) vu en dessus, et nous le figurons actuellement de profil.

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