Lamia punctutor
corps large, court : ce sont des Insectes propres à l'Amérique du Sud, ayant des couleurs vives et élégantes (type, C. niveo-signata, Serv.). — PARMENA, Serv., à antennes plus courtes que le corps; mésosternum non saillant; corselet presque cylindrique, faiblement unituberculé swr les côtés; pattes courtes, simples; élytres convexes, ovales, soudées : ee sont de petites espèces ayant beaucoup d'analogie avec les Dorcadions; M. Mulsant signale, comme étant de France, les P. fasciata, Willers, trouvée aux environs de Lyon sur le lierre, et pilosa, Sol., qu'il nomme Solieri, et qui se rencontre dans le midi de la France sur l’euphorbe : cette espèce, d'un gris cendré et portant des poils nombreux, a été étudiée complétement par Solier, qui l'a trouvée sous des pierres, au printemps, et qui en a décrit la larve et la nymphe.— Carrra, Serv., à antennes médiocres, ciliées; mésosternum non saillant, corselet court, unituberculé sur les côtés, pattes courtes, simples, élytres oblongues, recouvrant des ailes : de petites espèces, de l'Amérique méridionale, se trouvant sur les arbres. — Sopuronica, Dej., Blanch., à antennes écartées, épaisses, courtes; mésosternum non saillant; élutres oblonques; corps ailé, court, non tuberculé : d'Afrique. — Oxcnenes, Serv., à antennes plus longues que le corps, très-écartées à la base; sternum large, plan; corselet court, très-large, unidenté latéralement; cuisses peu renflées; élytres parallèles : ce groupe comprend des espèces du nouveau monde, telles que les D. amputator, Fabr., et vomicosa, Germ., propres au Brésil, qui, comme l'ont remarqué Guilding et plus récemment Guillemin, ont des larves qui vivent dans diverses Mimosa, Creusant l'intérieur des tiges pour se nourrir et se loger, formant un cocon avec des fragments de bois détachés par copeaux minces, et s’y transformant en nymphes, tandis que les Insectes parfaits, dans le but d'arrêter le cours de la séve, entaillent à sa base la branche cireulairement, de manière qu'elle se brise facilement lorsque le vent souffle avec un peu de force. — PnosorocerA, Dej., Blanch., à téle cornue dans les mûles; antennes larges, avec le premier article plus épais que les autres; mésosternum tuberculeux ; corselet plissé, unidenté latéralement : type, P. fronticornis, Oliv., du Cap.
5e groupe, PérrocxaTuires, à lèvre inférieure rebordée, termanée carrément, palpes très grands, avec les articles renflés, mächoires ayant le lobe externe très-épais.
Ce groupe ne renferme que le seul genre PETROGNATHA, Leach (Omacantha, Serv.), surtout remarquable par son corselet moins large que la tête, et muni d'une longue épine latérale, et par ses jambes sinueuses : type, la Lamia gigas, Fabr., grande espèce du Sénégal.
6° groupe, Térraoparuaumires, à lèvre inférieure petite, presque carrée, non échancrée; yeux divisés en deux parties, formant ainsi quatre sortes d'yeux.
Ce groupe, peu nombreux en espèces, est exclusivement exotique et ne renferme que quatre ou cinq genres remarquables par la disposition de leurs yeux, et qui sont tous composés d’Insectes de taille moyenne, de forme raccourcie, lourde, et en général rougeätres. Les groupes génériques sont ecux des : TETRAOPHTHALMUS, Dej., Blanch., à antennes au moins aussi longues que le corps; mésosternum saillant; corselet mamelonné latéralement; corps court, ovalaire : quelques espèces, rappelant un peu nos Dorcadions et particulières aux Indes orientales et à l'Australie, de même que celles du genre suivant. — Eusrarues, Newm., à antennes plus courtes que le corps, épaisses, ciliées; mésosternum légèrement saillant; corselet unituberculé latéraiement; corps long, parallèle. — Térnaopes, Dalm., à antennes de la longueur du corps, épaisses; mésosternum non suillant ; corselet n'ayant quère qu'un tubercule peu marqué ; corps oblong : d'assez nombreuses espèces particulières à l'Amérique, tant méridionale que septentrionale; type, Lamia tornator, Fabr., d'un rouge vermillon en dessus et noir en dessous, des États-Unis. — TaPeINA, Saint-Fargeau et Serv., à antennes longues, ciliées; tête dilatée transversalement dans les mûles; Sternum plan; corselet une fois plus large que long, arrondi sur les côtés ; cuisses renflées, corps déprimé : ce genre, auquel on peut joindre ceux des Ewrycephalus et Enicodes, Gray, comprend un petit nombre d'espèces, toutes propres à l'Amérique du Sud, et dont le type est la T. dispar, Saint-Fargeau et Serville, du Brésil.
7e groupe, Sarernires, à lèvre inférieure courte, plus où moins arrondie en avant; corselet cylindrique, mutique latéralement.
Les Saperdites sont nombreux en espèces répandues partout, mais dont les européennes sont plus
petites et aussi abondantes que Îles autres : ce sont de jolis Cérambyciens, souvent de couleurs uniformes et pures, à forme assez élargie, corps plus ou moins linéaire, et qui se trouvent habituellement sur les fleurs ou sur les trones d'arbres. On en distingue vingt à trente genres.
Fig. 270. — Dorcadium pedestre. Fig. 271. — Tetraopes tornator Fig. 272. — Saperda scalars.
Parmi les quelques espèces exotiques, nous citerons surtout les suivantes : — HemiLoruus, Serv., à antennes gréles, plus lonques que le corps; mandibules très-petites; corselet presque carré; pattes courtes, grèles, égales; élytres longues, linéaires, rebordées à l'extérieur, légèrement tronquées et mutiques à l'extrémité : ce groupe, que l'on regarde comme synonyme de ceux des Dadonychus, Chevr., et Amphyonycha, Dej., renferme des espèces de l'Amérique du Sud, qui rentraient dans le genre Superda des anciens auteurs (type, Saperda hemisphila, Germ., du Brésil). — Spnexura, Dej., Serv. (Glæa, Newm.; Stibara, Hope), à antennes épaisses, plus courtes que le corps; pattes égales, assez épaisses; élytres amincies postérieurement, atténuées à l'extrémité : de jolies espèces de l'Asie méridionale (type, S. fricator, Dalm., de l’île de Java). —Leprocera, Serv., se distinguant surtout par ses antennes glabres, très-grèles, plus longues que le corps dans les femelles et du double plus grandes dans les mâles : des espèces exotiques de pays divers. — Coronormea, Saintl'argeau et Serv., à antennes très-longues, avec le premier article très-grand; tête étroite, ayant la face antérieure verticale, presque plane; pattes longues, surtout les antérieures, avec les cuisses en massue et les tarses antérieurs larges, ciliées; élytres longues, tronquées; corps épais, convexe, très-allongé, étroit, comprimé latéralement : groupe renfermant des espèces à teintes agréablement distribuées et propre à Java (Stenocorus pictus, Fabr.) et au Brésil (Cerambyx emarginatus, Olivier). — Prerycoprus, Serville, à antennes plus courtes que le corps, velues en dessous; corselet presque carré, avec une petite pointe latérale; pattes courtes, épaisses, égales ; élytres un peu atténuées postérieurement. — Aromeena, Serv. (Milothris, Dej., Cast.), à antennes peu allonqées; corselet inerme; pattes courtes, épaisses, égales; élytres oblongues, faiblement tronquées à l'extrémité : type, S. histrio, Fabr., des Indes orientales, et quelques autres espèces de Java et du Sénégal. — Cryprocraniun, Serv., à antennes assex longues; élytres allongées, linéaires, et surtout à tête grosse, ayant sa face antérieure très-aplatie, verticale : espèce unique, C. laterale, Serv., du Brésil. — OLexecamrrus, Chevr. (Schæniocera, Dej.), à antennes très-longues; corselet long, cylindrique, plissé latéralement; pattes assex lonques, surtout les antérieures, avec les cuisses courbées à la base, et les jambes contournées vers l'extrémité : du Mexique. — Gerania, Serv., à antennes très-longues; pattes gréles, très-lonques dans les femelles, d'une longueur démesurée dans les mûles, surtout les antérieures et ensuite Les postérieures : ce genre, caractérisé par la disposition de ses organes de locomotion, ne renferme que la seule Saperda Rossii, Fabr., de Java. — Pacuyrrza, Serv., à antennes longues, frangées en dessous; corselet assez long, cylindrique; pattes courtes, égales, avec les cuisses peu renflées; élytres longues, arrondies au bout; corps très-allongé : type, S. pennicornis, Germ., du Brésil. — Hrpporsis, Saint-Farg. et Serv., à antennes très-lonques, qréles; corselet étroit, cylindrique; pattes égales, grèles, avec les jambes un peu sinueuses; élytres atténuées vers l'extrémité, tronquées obliquement; corps excessivement allongé : ce groupe, dont le genre Amphion, Reiche, est au moins très-voisin, a pour type la Saperda lemniscata, Fabr., du résil et d’une partie de l'Amérique boréale. — Mecacera, Serv., à antennes gréles, deux fois aussi longues que le corps; tête courte; pattes courtes; élytres très-longues, linéaires, déprimées : espèce unique, M. vittata, Serv., du Brésil. — Srarnoprera, Serv., à antennes assez longues; corselet cytindrique, unituberculé latéralement; pattes courtes, fortes; élytres longues, légèrement rétrécies vers le milieu et se dilatant vers l'extrémité : plusieurs espèces brésiliennes, dont le type est la
S. picta, Klug.—XyroRu1za, Cast, à antennes assez fortes, un peu plus courtes que le corps; corselet cylindrique, à bord légèrement sinueux; pattes courtes, épaisses, égales; élytr'es longues, parallèles, arrondies à l'extrémité : type, Lamia venosa, Latr., des Indes orientales, etc.
Parmi les groupes exclusivement européens, dont plusieurs renferment des espèces assez nombreuses propres à la France, nous indiquerons ceux qui suivent : AGAPANTHIA, Serv., à antennes sétacées, lonques, composées de douxe articles dans les deux sexes, avec le premier article épais; pattes simples, épaisses; corselet dilaté, arrondi de chaque côté; élytres oblongues ou linéaires, toujours entières, arrondies à l'extrémité; corps allongé : ce genre comprend de gracieuses espèces de taille assez petite, anciennement rangées parmi les Saperdes, et en général parées de jolies couleurs assez claires, et parmi lesquelles on remarque parfois des teintes métalliques; les larves connues, au moins celles des À. irrorata, étudiées par M. Gräells, et celles du cardui, observées par M. Guérin-Méneville, vivent de la moelle de diverses plantes, tandis que les Insectes parfaits habitent les fleurs; les espèces de notre pays sont les À. irrorata, Fabr., et asphodeli, des provinces méridiopales; cardui, Fabr., que l’on trouve à Paris; angusticollis, Schœnb., signalée à Dijon; cærulea, Schænh.; suturalis, Kabr., et marginella, Fabr., de la Provence. — SAPERDA, Fabr., à antennes de la longueur du corps ou un peu plus longues, de onxe articles, sétacées, garnies en dessus de cils nombreux; tête à face aplatie, verticale; palpes à dernier article ovalaire ou allongé; yeux parfois divisés en deux parties; corselet moins long que large, cylindroïde ou quadrilatère; jambes intermédiaires fletueuses, ordinairement peu frangées; tarses à crochets simples; élytres linéaires : les espèces de ce genre sont assez nombreuses et comprennent une petite partie des Saperdes de Fabricius; elles sont d’une taille assez grande ou moyenne : les unes sont chagrinées, comme la peau des Squales, les autres sont lisses et ont des reflets satinés sur un fond uniforme plus ou moins grisätre, ou paré de taches ou de lignes particulières; on les rencontre sur ou auprès des arbres dans lesquels leurs larves vivent : plusieurs de celles-ci sont connues : en effet, les larves des anciennes Saperda suivantes ont été décrites: carcharias, par Goëdart et M. Ratzeburg; scalaris, par M. le colonel Goureau; populnea, par MM. Bouché et Ratzeburg; lineuris, par Rœsel et M. Ratzeburg; gracilis, par M. Guérin-Méneville; punctata, par M. Éd. Perris; vèrescens, par MM. Chapuis et Candèze, etc. Cette dernière larve, qui vit dans les tiges sèches de l'Echium vulgare, est longue de 0,044, sur une largeur de 0,003 à 0,004; sa tête est petite, allongée; ses antennes très-courtes; ses mandibules fortes, saillantes; son corselet portant deux impressions obliques près des bords latéraux; pas de pattes, ete. Ainsi que nous l'avons caractérisé, ce genre répond à la division des Saperdaires de M. Mulsant, qui y forme quatre genres spéciaux : 1° Compsinia, à élytres amincies vers l'extrémité, subconvexes, non terminées par une pointe à l'extrémité : type, C. populnea, Linné, long de 0%,010 à 0®,015, à corps parsemé d’un duvet cendré jaunâtre, se trouve assez communément sur le tremble dans toute la France; 2° Anænea, à élytres amincies vers l'extrémité, subdéprimées longitudinalement en dessus, terminées au sommet par une petite pointe : espèce unique, C. carcharias, Linné, long de 0,025 à 0,030, revêtu en dessus d’un duvet jaunâtre ou jaune cendré : bel Insecte, qui se trouve dans presque toute l'Europe, et vit sur le peuplier, dont la larve dévaste souvent les jeunes plantations; 3° Sarerpa, à élytres obtuses ou tronquées au sommet; yeux non divisés en deux parties : type, C. scalaris, Linné, long de 0,015 à 0w,020, à élytres noires, parées le long de la suture d’une bordure dentée, jaunâtre, et ornée d'une ligne de points et de lignes de même couleur près du bord extérieur; habite les parties froides et tempérées de la France, et dont la larve vit dans le cerisier, le sycomore, ete.; deux autres espèces sont les S. punctata, Fabr., du Midi, vivant sur l’orme, et tremulæ, Gyll., du tremble et du tilleul, assez commune, et 4° Porvopsia, à élytres comme dans les Saperda, mais à yeux largement séparés en deux parties : espèce unique, la Leptura præusta, Linné, longue de 0,003 à 0%,005, d'un jaune livide, se trouve dans presquetoute la France, et dont la larve attaque le charme, le chêne, le poirier, ete. — PHYTŒCIA, Serv., à antennes moins longues ou à peine aussi longues que le corps, assez filiformes, de onxe articles; tête à front souvent bombé, surtout dans les mâles; palpes à dernier article ovalaire ou pointu; yeux très-échancrés, non divisés en deux parties; corselet moins long ou à peine aussi long que large, presque cylindrique ou renflé latéralement; tarses à crochets recourbés en hameçon et divisés chacun en deux branches; élytres linéaires, rétrécies dans le milieu
aiminuant graduellement de largeur vers l'extrémité, échancrées ou tronquées obliquement au
sommet, brusquement rabattues ou inclinées sur les côtés : ce genre, tel que nous venons de le caractériser, comprend la dernière partie des Saperda des anciens auteurs; ce sont de petits Insectes se trouvantsur les fleurs, tandis queleurs larves vivent dans la substance médullaire des tiges de diverses plantes; à l’état parfait, ils ont une forme linéaire, et presque tous ont une teinte uniforme gris verdâtre ou gris ardoisé, quoique chez quelques-uns ces teintes soient rehaussées par des lignes ou des points jaunes ou orangés; selon Megerle et Dejean, trois groupes doivent être indiqués dans ce genre, et M. Mulsant, le premier, en a indiqué les caractères : 1° Srenosrora, à élytres allongées, presque linéaires, rétrécies dans la partie moyenne, arrondies ou obtuses au sommet : espèce typique, Saperda nigripes, Fabr., long de 0,040 à 0,015, d'un gris cendré, se trouve dans les Alpes et le Jura; 2° Ogerea, se distinguant surtout du genre précédent en ce que les élytres sont obliquement échancrées ou tronquées au sommet : en France, on en signale quatre espèces : oculata, Linné, de presque partout, vivant sur l'osier et le saule; pupillata, Schœænh., de la France centrale, sur le chévrefeuille et le saule; ergtluocephala, Schr., se trouve surtout dans le Midi sur une espèce d'euphorbe; linearis, Linné, vit sur le coudrier dans le nord et le centre et 5° Prvræcia, à élytres un peu sinueuses ou presque graduellement rétrécies vers l'extrémité, obliquement tronquées ou rarement presque terminées en pointe au sommet : ce groupe, le plus nombreux de tous ceux des Saperdites, comprend, suivant M. Mulsant, dix espèces françaises, pour la plupart propres aux contrées méridionales, et dont le type est la S. vérescens, Panz., quise trouve presque partout, et principalement sur la vipérine.
Un dernier genre, tantôt réuni aux Saperda, et tantôt aux Agapanthia, est celui des Puœvr, Serv., caractérisé par sa tête portant en avant une lunule saillante, dont les pointes s'élèvent plus ou moins en manière de corne, à face antérieure courte et à front bombé, et qui a un corps peu svelle : espèce typique, S. bicornis, Oliv., de Cayenne.
4° tribu, Lerruripes, à labre grand; antennes insérées en avant des yeux; tête rétrécie postérieurement à sa jonction avec le corselet.
Cette tribu, beaucoup moins considérable que les trois précédentes, renferme cependant des types très-tranchés, et qui sont répandus sur toute la surface du globe; un assez grand nombre d'entre eux sont particuliers à l’Europe. Ces Insectes, de taille moyenne ou petite, ne sont pas parés de brillantes couleurs, et ne présentent guère que des teintes uniformes brunes plus ou moins rougeàtres, Jaunes ou noires; presque tous se trouvent sur les fleurs ou sur les troncs des arbres, et leurs larves sont essentiellement xylophages. Ces dernières, dont quelques-unes sont parfaitement connues, se rapportent aux genres Rhagium ou Rhamnutium, Leptura, Strongalia et Grammaplera, et ont pour caractères communs : tête aussi large que le corselet, grande, bien découverte; segments prothoraciques munis de pattes très-courtes; quelques mamelons aidant également pour la locomotion: un bourrelet prothoracique à la face ventrale seulement; première paire de stigmates placée sur le mésothorax. D'après M. É. Blanchard, cinq groupes distincts peuvent être formés parmi les Lepturides : ce sont ceux des Desmocérites, Cosmétites, Sténodérites, Vespérites et Lephurites
1° groupe, Desnocénires, à lèvre inférieure petite, entière, sans échancrure sensible; palpes maxillaires quère plus longs que les labiaux.
Ce groupe, qui semble établir le passage des Saperdites aux Lepturides, ne comprend qu'un seul genre, celui des DESMOCERUS, Dej., Cast., qui, outre les caractères de la division, présente encore des antennes filiformes, glabres, de la largeur du corps, à articles élargis vers le bout; un corselet un? sur le disque, avec ses côtés mutiques et ses angles terminés en pointe aiquë en arrière; des patles peu allongées; des élytres allongées, linéaires ; un corps long, assez épais, légèrement convexe en dessus : la seule espèce de ce genre est le Sternocerus cyaneus, Fabr., long d'environ 0,050, entièrement d'un bleu noirâtre, propre à l'Amérique boréale.
2° groupe, ComÉrires, à lôvre inférieure petite, entière, sans échancrure; palpes maxillaires trois fois plus grands que les labiaux; corselet unidenté latéralement.
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Ce groupe ne comprend que trois ou quatre genres excessivement rares et propres soit à l’Amérique, soit à Madagascar, et surtout remarquables par le grand développement de leurs palpes maxillaires. — Disrenia, Saint-Farg. et Serv., à antennes longues, très-gréles; palpes à dernier article triangulaire; corps rétréci antérieurement et postérieurement : type, D. columbina, du Brésil. — COMETES, Saint-Farg. et Serv., à antennes un peu plus lonques que le corps, très-épaisses; corps presque linéaire, pubescent : une belle espèce du Brésil, le C. hirticornis. — Parrocarocera, Blanchard, à antennes très-lonques, très-gréles; palpes à dernier article ovoide : de Madagascar. — He- TEROPALPUS, Buquet, à palpes énormes, bifurqués : de Cayenne.
3° groupe, STÉNODÉRITES, à lévre inférieure divisée en deux lobes; palpes maxillaires courts, gréles; corselet renflé, mamelonné latéralement.
On ne range dans ce groupe que les STENODERUS, Latr. (Pterosternus, Mac-Leay), à antennes ayant des articles un peu épaissis vers l'extrémité, et le corps étroit, linéaire : type, le Stenocorus suturalis, Oliv., des Indes orientales, et renfermant aussi des espèces de la Nouvelle-Hollande.
4° groupe, VespériTes, à lèvre inférieure entièrement divisée en deux lobes; palpes très-longs : madæillaires beaucoup plus grands que les labiaux.
Ce groupe ne renferme que le genre singulier des VESPERUS, Dej., Serv., à antennes filiformes, glabres, un peu écartées à leur insertion, plus longues que le corps dans les mäles, et plus courtes dans les femelles; tête grosse, prolongée en arrière en sorte de cou; corselet un peu rétréci antérieurement, avec les côtés mutiques; élytres linéaires, arrondies et mutiques à leur extrémité, de la longueur de l'abdomen dans les miles, tandis que celles des femelles sont beaucoup plus courtes que l'abdomen et béantes à l'extrémité; ailes de la longueur des élytres dans les mâles, entièrement nulles ou très-raccourcies dans les femelles; pattes assez longues, grèles, avec les tarses ayant le dernier article droit, allongé; corps de consistance molle : les Vesperus sont des Insectes très-remarquables par suite de la grande différence que l'on remarque entre les mâles et les femelles; ainsi celles-ci ont les élytres béantes, et ne présentent pas d'ailes proprement dites ou n’en ont que des rudiments excessivement peu développés, aussi ne peuvent-elles pas beaucoup s'éloigner des bois dans lesquels elles sont nées : ceux-là, au contraire, jouissant avec une grande plénitude de la faculté de voler, peuvent facilement rechercher leurs femelles, et font entendre, en parcourant les airs, un bruit qui les décèlent facilement; tous, au reste, sont crépusculaires, et offrent des teintes tristes et livides. On n’en connaît qu'un nombre assez restreint d'espèces placées par les anciens auteurs avec les Stenocorus, excessivement propres aux régions méridionales de l'Europe, et dont trois ont été signalées en France, ce sont les Vesperus strepens, Oliv., long de 0,022 à 0,097 dans les mâles, un peu plus grand dans les femelles, à tête et corselet d’un ferrugineux brunûtre, et à élytres jaunes, livides, espèce typique, habitant la Provence, et dont la larve semble vivre dans le sapin; les deux autres espèces sont le V. luridus, Fabr., dont la femelle est le V. Solieri de Dejean et de Germar, et qui est commun auprès de Marseille, et V. Xatarti, Dej., Dufour, découvert dans les Pyrénées, mais plus particulièrement propre à l'Espagne.
de groupe, LepruriTes, à lèvre inférieure entièrement divisée en deux lobes; palpes maxillaires médiocres, plus longs que les labiaux; antennes assez courtes.
Les Cérambyciens, qui forment ce dernier groupe, sont allongés, de taille souvent petite, se trouvent sur les arbres ou sur les fleurs, et ont une coloration agréable ou parfois nébuleuse. Les larves de plusieurs d’entre eux sont connues. Le nombre des espèces est assez peu considérable, et beaucoup d’entre elles sont particulières à l'Europe. On peut les partager en trois divisions.
A. Espèces à antennes situées entre les yeux, à une certaine distance de ceux-ci et sur la ligne transversale correspondant à leur partie antérieure; corselet armé de chaque côté d'un tubercule obtus ou épineux; tête prolongée derrière les yeux, ensuite brusquement rétrécie et séparée du corselet par une sorte de cou.
Cette division offre plusieurs caractères semblables à ceux des Vesperus, les élytres des espèces qui y entrent sont encore mollasses, mais, chez toutes, les ailes sont bien développées dans les fe-
melles comme dans les mâles; ces Insectes ont en général des couleurs nébuleuses ou peu brillantes; on en trouve dans une grande partie de l’Europe et dans l'Amérique septentrionale.
Deux genres entrent dans cette division : RHAGIUM, Fabr., à antennes parfois égales en longueur à la moitié où méme aux deux tiers du corps, le plus souvent à peine plus longues que la tête et le corselet réunis : de one articles, le premier aussi grand que le deuxième et le troisième; palpes à dernier article non comprimé, trianguliforme; corselet müni de chaque côté d'un tubercule épineux; écusson triangulaire; tarière cachée; élytres presque parallèles ou oblongues : ces Insectes, de taille moyenne, de teintes nébuleuses, se trouvent sur les trones des arbres ou sur les bois coupés, et parfois sur les feuilles; les larves de plusieurs espèces ont été observées avec beaucoup de soin : celles de l’inquisitor, qui vivent aux dépens des pins et des sapins, entrevues par de Géer, ont surtout été décrites par M. Westwood; celles de l’indagator, si nuisibles à nos Conifères, tiennent une grande place dans les travaux de MM. Ratzeburg, L. Dufour et Éd. Perris; celles du bifasciatum, également parasites des pins et des sapins, ont été indiquées par Schrank, et figurées par MM. Chapuis et Candèze, et sont spécialement propres aux souches du Pinus sylvestris; enfin celles du R. putator, étudiées par M. Peck, jouent le même rôle aux Etats-Unis d'Amérique : ces larves, tout en ayant l'aspect général de celles de tous les Cérambyciens, en différent sous quelques points de vue; elles ont à peu près 0%,035 de longueur; leur corps est un peu déprimé et parsemé de poils roussätres; la tête est saillante, presque cornée, très-aplatie, d'un marron foncé; les añtennes sont petites, peu visibles; le corselet de la largeur de la tête, et d'une teinte plus claire; les autres segments du corps sont blanchâtres; les pattes sont assez développées, ete: Les espèces trouvées en France, et dont la synonymie est assez embrouillée, sont les Rhagium bifasciatum (Stenocorus), Fabr., d'une grande partie de nos provinces méridionales; inquisitor, Linné, commun dans les hautes montagnes couvertes d'arbres verts; indagator,Fabr., qui se trouve, quoique rarement, presque partout, et mordax, Fabr. (scrutator, Oliv.), qui se rencontre partout, même dans nos environs, dont les larves vivent dans le chêne, dans le châtaignier et dans divers autres arbres, et que nous prendrons pour type: sa longueur varie de 0,020 à 0w,095; ses élytres sont noires, irrégulièrement parsemées de mouchetures, d’un duvet fauve clair, et ornées de deux bandes transversales d'un rouge jaunätre. — Ruamxusiun, Meg., Dej., Serv., se distinguant surtout des Rhagies par ses antennes aussi longues que le corps dans les males, et n'égalant que les deux tiers dans les femelles, avec le troisième article plus long que les suivants, et par son corselet armé de chaque côté d'un tubercule épineux : le type et espèce unique de ce genre est le Rhagium salicis, Fabr., qui a parfois recu le nom générique de Habia, long de 0,020 à 0,095, qui a le corselet, la tête, la base des antennes, le ventre et les pattes rouges ou d’ua rouge jaunâtre, et dont les élytres sont babituellement d’un bleu violet, quoique parfois, comme dans ia variété nommée R. glaucopterum, Schall., elles soient d’un rouge testacé : habite une grande partie de la France, et se trouve sur divers arbres, tels que le tilleul, le peuplier, l’orme : c’est sur ce dernier qu'on le rencontre exclusivement aux environs de Paris : la larve a été décrite et figurée par MM. Chapuis et Candèze, qui ont surtout indiqué les caractères qui la différencient de celles des Rhagium.
B. Espèces à antennes situées en devant des yeux, quelquefois seulement à l'extrémité antérieure de leur échancrure, mais alors à élytres à peine moitié plus longues que larges; corselet tuberculeux; tête brusquement rétrécie derrière les yeux et séparée du corselet par une sorte de cou.
Cette division, peu nombreuse et renfermant des espèces surtout propres au midi et au centre de l'Europe, parées parfois de jolies couleurs, est surtout caractérisée par son dos voûté dans sa longucur, c'est-à-dire que l'extrémité des élytres et de la tête est beaucoup moins élevée que la base de celles-ci, et cette particularité a été indiquée par le nom du genre typique Toxotus, tiré du grec ro2ov, arc; leurs élytres, sans être aussi peu consistantes que celles des Leptures, le sont plus que celles des divisions qui précèdent : leur taille est encore parfois assez grande.
Trois genres seulement y sont placés: TOXOTUS, Meg., Dej., Serv., à antennes assex gréles, aussi longues que le corps, avec leur quatrième article à peine moitié aussi grand que le plus long de ceux avec lesquels il est lié; palpes à dernier article triangulaire; corselet unituberculé latéralement; écusson en triangle curviligne; élytres relevées aux épaules; corps arqué : quatre espèces françaises; trois, les T. cursor, Linné; dispar, Panz., et dentipes, Muls., exclusivement propres aux
Fig. 1. — Lissonotus abdomanalis Fig. 2. — Parmena Algerica
lrès-crossi }
N x BA { | \ | k > AT | / / k 14 L lig. 3. — Fesperus Xatartii. (Müle.) ‘ L. 44
Alpes et aux Pyrénées, et le type, le T. meridianus, Gyll., long de 0,015 à 0%,025, très-variable pour la coloration, et souvent revêtu d’un duvet soyeux cendré ou cendré jaunätre, qui se trouve sur le frêne dans nos provinces tempérées et septentrionales. — Pacnvra, Meg., Dej., Serv., à an- ‘ennes gréles, longues, avec le quatrième article plus de moitié aussi grand que le plus long de ceux avec lesquels il est lié; palpes à dernier article en ovale tronqué; tête avancée en museau; corselet unituberculé latéralement; élytres presque parallèles; corps épais : on en indique sept espèces francaises, les P. clathrata, Fabr.; 12-maculata, Fabr.; Virginea, Linné; quadrimaculata, Lioné; strigilata, Payk., particulières à nos Alpes; 10-punctata, Oliv., se rencontrant sur les fleurs d'Ombellifères dans les montagnes de nos contrées tempérées et septentrionales, et collaris, Linné, à élytres d'un noir bleuâtre, corselet rouge et ventre jaune rouge, long de 0,008 à 0,009; se trouve dans la France tempérée sur les fleurs, et a été signalée, quoique rarement, auprès de Paris. — Masronera, Blanch., à palpes à dernier article oblong; corselet mamelonné : ce groupe renferme quelques espèces qui, à Madagascar, remplacent nos Troxotes et nos Pachytes.