‹ Encyclopédie d'histoire naturelle; ou, traité complet de cette science d'après les travaux des naturalistes les plus éminents de tous les pays et de toutes les époques: Buffon, Daubenton, Lacépède, G. Cuvier, F. Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Latreille, De Jussieu, Brongniart, etcChapitre 35 sur 42 · CES · texte numérisé non relu

CES

T4. — Vesperus strepens. Fig. 275. — Leptura hastata. (Feinelle.)

C. Espèces à antennes situées tout au plus à l'extrémité antérieure de l'échancrure des yeux; corselet et tête comme dans la division précédente.

Voisins des précédents, les Insectes de cette division, les Leptures des anciens entomologistes, se distinguent surtout par leur corps moins large, plus allongé, plus rétréci postérieurement, et par leurs élytres plus dures; ils sont presque exclusivement européens, préfèrent les climats froids et tempérés aux régions méridionales, et se plaisent dans les bois montagneux, sur les troncs des arbres, quoique le plus grand nombre se trouve constamment sur les fleurs, principalement sur celles de la famille des Ombellifères, dans les plaines et ailleurs; par le frottement de leur corselet contre la base des élytres, ils font entendre un bruit assez aigu; leur corps est souvent d’un vert velouté : d’autres fois il est d’un rouge plus ou moins vif, et parfois des poils brillants leur donnent des reflets métalliques; leur taille est habituellement petite.

Jadis réunis dans le seul genre Leptura (exros, mince; oupx, queue) de Linné, ces Cérambyciens forment aujourd’hui quatre ou cinq groupes génériques particuliers; ce sont ceux des : LEPTURES, Leptura, Linné, ayant surtout pour caractères distinctifs : téte peu prolongée en avant, des élytres rétrécies de la base à l'extrémité, et le corselet à angles postérieurs obtus. Les larves de deux espèces sont connues : celles de la Leptura rubro-testacea, qui vivent dans les sapins, ont été étudiées avec soin par M. Éd. Perris, et celles de la L. scutelluta, par M. Baud; treize espèces sont signalées en France : les principales sont les Leptura virens, Linné, des montagnes alpines; rubro-testacea, Hig., du centre et du Midi; hastata, Fabr., des mêmes pays; livida et tomentosa, Fabr., qui se rencontrent dans presque toute l'Europe, sur les fleurs : la première, longue de 0,007 à 0,008, d'un rouge jaunâtre, et la seconde, longue de 0,049 à 0,046, à élytres d’un jaune rouge livide, avec le sommet noir. — Srrançauta, Serv., à élytres rétrécies de la base à l'extrémité; corselet avec les angles postérieurs prolongés en pointe épineuse; tête prolongée en avant : ce groupe, auquel on réunit à bon droit celui des Stenura de Dejean, renferme des espèces ayant le même genre de vie que celles du groupe précédent, et dont les larves de trois sont connues : celles des S. elongata, Rossi, signalées par M. Westwood; aurulenta, Fabr., observées par M. Éd. Perris, comme vivant

dans l’aune, et calcarata, qui se trouvent dans le bouleau, et ont été décrites par MM. Chapuis et Candèze; parmi les espèces françaises nous nommerons les : S. aurulenta, Fabr., propre aux contrées septentrionales et tempérées; quadrifasciata, Linné, des Alpes; cruciata, Oliv., belle espèce du Midi, et qui a été signalée à Fontainebleau, et melanura, Linné, commune partout. — AnopLopera, Muls., à élytres presque parallèles, rétrécies dans leur partie moyenne, ou presque aussi larges à l'extrémité qu'à la base; corselet à angles postérieurs obtus : ne comprend que trois espèces, les A. 6-guttata, Fabr., des Alpes; rufipes et lurida, Fabr., trouvées dans nos environs. — Grammoprera, Serv., à corselet ayant les angles postérieurs terminés par une petite épine; élytres comme dans les Anoplodères : six espèces, propres à la France, toutes assez petites : le type est la ruficornis, Fabr., de Paris et du Nord, dont M. Éd. Perris a décrit la larve.

A côté de ces genres nous citerons encore le genre Eurvrrer4, Saint-Farg. et Serv., qui ne comprend qu’une petite espèce brésilienne, l'E. latipennis.

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