‹ Encyclopédie d'histoire naturelle; ou, traité complet de cette science d'après les travaux des naturalistes les plus éminents de tous les pays et de toutes les époques: Buffon, Daubenton, Lacépède, G. Cuvier, F. Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Latreille, De Jussieu, Brongniart, etcChapitre 6 sur 42 · VINGT-DEUXIÈME FAMILLE · texte numérisé non relu

VINGT-DEUXIÈME FAMILLE

; RHIPICÉRIENS, RHIPICERII. Latreille. 1874.

Menton corné; languette petite; mächoires lamelliformes, souvent à un seul lobe; mandibules en tenailles, plus ou moins saillantes; lèvre petite, habituellement soudée à l'épistome; antennes insérées au bord antérieur et interne des yeux, de onxe ou d'un plus grand nombre d'articles, flabellées ou pectinées dans les mûles; hanches antérieures et intermédiaires cylindroïdes, saillantes, à cavités cotyloides des antérieures très-largement ouvertes en arrière, et à trochanters grands, transversaux, hanches postérieures canaliculées en arrière; tarses pentamères, avec le dernier article pourvu d'un ongle très-développé, sétigère; abdomen de cinq segments distincts, rarement de six.

Fig. 20. — Khipicera cyanea. Fig. 21, — Callirhipis Goryi.

La famille des Rhipicériens, dont le type est le genre Rhipicera, de Latreille, est très-naturelle, quoiqu’elle se rapproche de quelques groupes primaires de l'ancienne division des Malacodermos. Les téguments sont cependant plus solides; la tête est assez saillante; les antennes, habituellement de longueur médiocre, très-flabellées et assez remarquables par leur développement dans les mâles, sont, ce qui est rare chez les Coléoptères, composées de plus de onze articles, et quelquefois de quarante dans les Rhipicères proprement dits.

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Ces Insectes, de taille moyenne, sont assez peu nombreux, rares dans les collections, et tous exotiques. On ne connaît aucun détail sur leurs premiers états. On les trouve sur les feuilles dans les bois ou sur les plantes basses; au moins en est-il ainsi pour la Rhipicera marginata, dont M. Th. Lacordaire a étudié les mœurs, et chez laquelle les femelles semblent plus rares que les mâles.

Longtemps réunis aux Cébrionites, les Rbipicériens en ont été séparés par Latreille (Ann. Soc. ent. de France, 834), comme formant une section des Séricornes équivalente à celle des Sternoxes. Des travaux généraux ont été publiés par M. de Castelnau (mêmes Annales et même année), par M. Guérin-Méneville (Spec. et Iconogr. des Anim. art.), et par M. Th. Lacordaire (Genera des Coléoptères, t. IV, 1857), qui n'y admet que les six genres suivants :

4° CALLIRHIPIS, Latr. (Celadonia, Dej.), ayant les antennes avec chaque article, à partir du troisième, prolongé en une lamelle gréle, aplatie et aussi longue que la tige, et seulement en peigne dans les femelles et présentant des tarses gréles, sans palettes : des espèces peu nombreuses, propres aux Indes orientales, à l'Australie, aux régions intertropicales de l'Amérique, et même à la Syrie, auxquelles on doit réunir le genre Semianus, créé par M. É. Blanchard, pour une espèce (S. bicolor) du Chili; l'on peut prendre pour type le C. Dejeanii, Latr., de Java. 2° ZENOA, Say, à antennes dentées dans les femelles, à partir du troisième article : ne comprenant que le Melusis picea, Pal.-Beauv., de l'Amérique du Nord. 3° RHIPICERA, Latr. (Polytomus, Dalm.), ayant les antennes en éventail dans les mâles (d'où a été tiré le nom du genre, du grec pur, éventail; 2:04, corne), très-pectinées dans les femelles, et toujours composées de beaucoup plus de onxe articles, et à tarses ayant leurs quatre premiers articles munis en dessous de lamelles ovalaires : on connaît une quinzaine d’espèces de ce genre, particulières à l'Amérique du Sud et à l'Australie, d’assez grande taille et de couleurs variées, partagées par M. Guérin-Méneville en ses trois sections des Rhipicera, Agathorhipis et Oligorhipis, et ayant pour type la R. marginata, Kirby, commune au Brésil. 4° SANDALUS, Enoch (Microrhipis, Guérin; Megarhipis, Cast.), à antennes munies, à partir du troisième article dans les mâles, de rameaux aplatis, larges, plus longs que toute l'antenne, et en peigne dans les femelles: des deux Amériques et de l'Afrique australe; une quinzaine d'espèces : type, S. niger, Knoch. 5° CHAMÆRHIPIS, Latr. (Eurhipis, Cast.), chez lequel les antennes, à partir du troisième article, sont munies de rameaux longs, comprimés, élargis graduellement vers le bout, et tous. appliqués les uns contre les autres; tarses ayant leurs deuxième, troisième et quatrième articles munis en dessous de deux très-petites palettes; on n’en connaît que deux espèces (C. Senegalensis, Cast., et Natalensis, Bohem.), dont les noms indiquent la patrie. Et 6° PTYOCERUS, Cast. (Demodocus, Klug), à antennes munies de rameaux courts, très-épais à partir du troisième article; à tarses ayant les quatre premiers articles munis en dessous chacun de deux lamelles ovalaires; quatre espèces propres au cap de Bonne-Espérance.

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