RIVINA. Linné. (Pivine
Périanthe coloré, persistant, à quatre divisions profondes. [uit à douze étamines, à filets persistants. Ovaire supère; style court; stigmate obtus. Bae uniloculaire, monosperme.
nee genre renferme une dizaine d'espèces, qui toutes appartiennent aux régions tropicales de mérique. à
74" FAMILLE. — ATRIPLICÉES
Herbes ou arbrisseaux à racines fibreuses et à tiges ordinairement continues, presque toujours garnies de feuilles, quelquefois cependant articulées et nues. Feuilles alternes, rarement opposées, parfois vermiculaires et charnues, dépourvues de stipules. Fleurs petites, hermaphrodites, plus rarement unisexuées, nues ou accompagnées de bractées, tantôt solitaires ou pelotonnées à l’aisselle des feuilles, tantôt disposées en grappes rameuses, en cymes, en épis ou en panicules. Galice quelquefois tubuleux à la base, de trois à cinq lobes persistants. Étamines en nombre égal ou moindre par avortement, opposées aux sépales, insérées à la base du calice ou sur l'ovaire. Filets libres et courts, portant des anthères introrses biloculaires. Ovaire simple, presque toujours libre, à une loge contenant un seul ovule. Style de deux à quatre divisions, rarement simple, et présentant autant de stigmates libres, subulés. Fruit utriculaire ou bacciforme, à péricarpe membraneux, charnu ou coriace. Graine unique, réniforme, renversée ou droite, à deux téguments, dont l'extérieur est crustacé et l’intérieur membraneux, ou à un seul tégument membraneux, et dont l'embryon, grêle et cylindrique, entoure complétement ou incomplétement un périsperme farineux central, ou bien encore, enroulé en spirale, sépare en deux parties la masse périspermique.
Les Atriplicées, qui ont la plus grande affinité avec les Amarantacées, sont répandues sur toute la surface du globe, où elles habitent plus particulièrement les contrées tempérées. Elles sont rares dans les régions tropicales; cependant l'Australie en produit plusieurs remarquables par leur port et leur aspect singulier. Un grand nombre de ces plantes se plaisent au bord de la mer, dans les terrains imprégnés de principes salins, tandis que d’autres se rencontrent abondamment autour des habitations, au pied des vieux murs et dans les terres riches en matières organiques en décomposition. Leurs fleurs, presque généralement herbacées, n’ont rien d’agréable et de flatteur à la vue. L'économie domestique en emploie certaines comme aliments, quelques autres renferment une huile essentielle dont la médecine peut faire usage.
PREMIERE TRIBU. — CYCLOLOBÉES.
Embryon annulaire, entourant un périsperme central.