GINKGO. Linné. SALISBURIA. Smith
Fleurs dioïques. Les mäles en chatons spiciformes grèles. Anthères uniloculaires, réunies et portées deux à deux sur un filet court. Fleurs femelles solitaires à l'extrémité d’un pédoncule, dont le sommet est dilaté et la marge entière. Ovule entouré à sa maturité d’une cupule charnue.
Le G. biloba, L. (Salisburia adianthifolia, Smith), est un grand arbre dont le tronc, qui atteint environ quarante pieds, est recouvert d’une écorce grise et glabre. Ses rameaux ouverts portent des feuilles pétiolées, cunéiformes à la base, et dont le sommet arrondi, irrégulièrement crénelé, est divisé en deux lobes. Ses fruits, de la forme et de la grosseur d’une petite prune, sont composés d'une pulpe jaunâtre et fétide et d’une amande lenticulaire presque entièrement formée d’une substance amylacée. Le Ginkgo se recommande par son bois blanc, pour ainsi dire satiné, et qui paraît propre à être employé utilement pour l’ébénisterie. Les amandes de
pi 3
ses fruits se mangent fraîches ou grillées. Dans ce dernier état, on assure qu'elles ont le goût du Maïs frais. Cet arbre, qui est originaire de la Chine et du Japon, fut apporté en Angleterre en 1754, et introduit en France vers 1788. Le prix élevé des premiers individus que l’on cultiva lui a fait donner le nom vulgaire d'arbre aux quarante écus.
QUATRIÈME TRIBU. — GNÉTACÉES.
Arbustes sarmenteux à rameaux articulés, fasciculés. Feuilles petites, ovalaires, entières, écailleuses. Fleurs en chatons, les mâles pourvues d’un périanthe membraneux et tubuleux; une ou plusieurs étamines réunies en une colonne. Fleurs femelles nues ou placées dans un involucre diphylle.