LIQUIDAMBAR. Linné
Fleurs monoïques. Les mâles apérianthées et simplement entremêlées de quelques écailles. Une étamine à anthère oblongue, subsessile. Fleurs femelles : calice urcéolé, formé de plusieurs écailles verticillées, soudées et accrescentes. Ovaire biloculaire, multiovulé, terminé par deux styles hérissés sur leur moitié interne de papilles stigmatiques. Capsules biloculaires, polyspermes. Graines plates et amincies dans leur contour en aile membraneuse
Le Liquidambar styraciflua, L. (Liquidambar résineux), est un arbre de trente-six à quarantecinq pieds. Cette espèce, qui habite la Nouvelle-Angleterre et la Floride, a une odeur agréable due à la présence d'une substance balsamique appelée baume copalme, copalme liquide, styrax liquide, storax fluide, que l’on obtient par des incisions faites à l'écorce. Recueillie ainsi, cette résine est faiblement colorée et a une odeur analogue à celle du Benjoin, une saveur âcre, amère et une consistance visqueuse. Elle porte alors le nom de £iquidambar blanc, mais celle que l'on se procure ainsi est très-rare, et le plus souvent on extrait le baume copalme des jeunes branches en les traitant par l’épullition. Le produit obtenu par ce dernier moyen est celui qui est livré au commerce et qui se distingue du premier par une odeur moins forte et une coloration plus prononcée. Autrefois la parfumerie employait beaucoup cette substance, qui en outre est douée de certaines propriétés médicinales. Ainsi elle est réputée stomachique, cordiale, diaphorétique, etc., et aujourd’hui {a médecine l’emploie assez souvent, surtout en applications extérieures.— Le Liquidambar allingiana, Blüm., remarquable par ses belles proportions, est revêtu d’une écorce blanche. Il croît dans l'ile de Java et dans toute l'Asie australe, à une élévation de deux mille quatre cents à trois mille pieds et y forme d’im- . menses forêts. Le suc que l’on en retire est le véritable storax liquide d'Orient, reconnaissable à sa blancheur et à sa transparence. — Le Liquidambar oriental, Miil., est un petit arbre ressemblant assez au Platane, et qui habite l'Asie Mineure et l'ile de Chypre.
Ces deux derniers genres, qui n’ont, le dernier surtout, avec les Myricées que des affinités assez faibles, ont été érigés en familles particulières sous les noms de Casuarinées et de Balsamifluées, établies, la première par M. Lindley, la seconde par M. Bliune.
49" FAMILLE. — PLATANÉES.
Arbres à feuilles alternes, palmatilobées, dépourvues de stipules. Fleurs unisexuées, apérianthées, réunies en chatons. Les mâles entremélées de bractées écailleuses. Une étamine consistant en un file court, et une anthère à deux loges adnées à un connectif squamiforme et dépassées par le prolongement du filet en tête de clou. Fleurs femelles : ovaire conique, chargé de poils dressés, à une loge renfermant deux ovules suspendus, superposés. Style un peu latéral, présentant un stigmate placé sur l'un de ses côtés. Fruit monosperme; graine à tégument membraneux (achaïne); embryon droit dans l'axe d’un périsperme charnu. .
Les Platanées ne renferment que le seul genre Platanus, compris autrefois parmi les Amentacées, et qui, par suite de la division de ce dernier groupe, constitue seul un type de famille. Ge sont de grands et beaux arbres habitant les régions tempérées de l’ancien et du nouveau monde.