ASCYRUM, Linné
Arbrisseaux ayant le port des Millepertuis, Calice à quatre divisions, les deux intérieures plus grandes. Corolle à quatre pétales. Étamines à filets légèrement soudés à la base én quatre faisceaux. Style presque nul. Fruit capsulaire, à deux loges, s’ouvrant en deux valves, recouvert par le calice. x
95% FAMILLE, — AURANTIACÉES.
Arbres ou arbrisseaux très-glabres, quelquefois épineux, à feuilles alternes, articulées, parsemées de glandes vésiculeuses pleines d'une huile volatile transparente, à fleurs odorantes, généralement terminales. Calice monosépale, persistant, à trois ou cinq divisions plus ou moins profondes. Corolle de trois à cinq pétales sessiles, libres ou légèrement soudés entre eux: Étamines en nombre égal aux
pétales, ou en nombre double où multiple, libres ou diversement soudées entre elles par leurs filets, insérées au-dessous d’un disque hypogyne. Ovaire globuleux, à plusieurs loges contenant un ou plusieurs ovules. Style simple. Stigmate discoïde, simple ou lobé. Fruit généralement charnu, séparé à l'intérieur par des cloisons membraneuses très-minces en plusieurs loges qui contiennent une ou plusieurs graines insérées à l'angle interne; à l'extérieur, épais, indéhiscent, parsemé de vésicules pleines d'huile volatile. Graines renfermant un et quelquefois plusieurs embryons, sans endosperme.
Les Aurantiacées offrent un caractère frappant d’analogie; elles sont plus ou moins acides et rafraichissantes, et fournissent des aliments très-agréables, Elles se font remarquer aussi par les glandes vésiculeuses qui se trouvent dans les organes, feuilles, calice, pétales, péricarpe, ete., glandes remplies d’une huile volatile d’une odeur suave et pénétrante, qui fait de ces végétaux des arbres trèsodoriférants. C’est à ce principe volatil qu'ils doivent aussi l’action stimulante que leurs diverses parties exercent sur l'économie animale, action qui n’est pas la même pour tous ces végétaux. Cette odeur agréable, jointe à la beauté de leurs fleurs et à l'élégance de leur port, les fait rechercher pour l’ornement de nos serres et de nos jardins d'orangerie. Leur huile volatile et leurs fruits forment dans certaines régions une branche de commerce très-importante. C’est des régions tropicales de l'Asie que la majeure partie des espèces est originaire; car on n'en cite que deux ou trois natives de Madagascar, et deux seulement ont été rencontrées sauvages en Amérique; mais la culture en a répandu quelques-unes sur toute la terre.