‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette science (volume 2)Chapitre 34 sur 633 · CORYLUS. Tournefort. (NoiseriEr, COUDRIER · texte numérisé non relu

CORYLUS. Tournefort. (NoiseriEr, COUDRIER

Fleurs monoïques. Les mâles en chatons cylindriques, formées chacune d'une écaille trilobée, dont le lobe du milieu recouvre les deux autres. Huit étamines à filets très-courts portant des anthères ovales oblongues. Fleurs femelles : bourgeon écailleux contenant plusieurs fleurs composées chacune d’un calice monophylle, à bord déchiqueté. Ovaire surmonté de deux styles saillants; stigmates simples. Noix monosperme, ovoide, tronquée à la base, recouverte en partie par la cupule persistante.

Les Noisetiers sont de petits arbres ou de grands arbrisseaux. L'espèce la plus connue est le Cou-

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drier avelinier, Noisetier commun (Corylus avellana, L.), qui peut s'élever à une hauteur de quinze à vingt pieds. Les fruits, désignés habituellement sous les noms de noisette ou d'aveline, renferment une amande d'une saveur agréable, dont on extrait, par expression, une huile douce qui rancit difficilement, et qui possède, dit-on, des propriétés vermifuges. Cette espèce, qui croit spontanément dans les haies etles bois taillis, habite les régions tempérées de l'Europe, d'où elle s'avance jusque dans le Nord. Elle a donné, par la culture, plusieurs variétés, dont quelques-unes sont recherchées pour la grosseur de leurs fruits. On prétend qu'autrefois la ville d'Avella ou Abella, en Campanie, possédait dans ses environs un grand nombre de ces arbrisseaux, et que, de cette particularité, sont venus les noms d’avelinier et d'aveline, qui se sont perpétués d'âge en âge jusqu'à nous. La superstition aussi avait doué le Coudrier de vertus magiques. Pendant un certain temps, on à cru que ses branches s’inclinaient vers les parties du sol qui renferment de l’eau ou recèlent des métaux précieux. Aussi les sourciers du dernier siècle ne marchaient jamais que munis d’une baguette de Coudrier, dont les mouvements magnétiques leur imdiquaient la présence de sources ou de filets d'eau. Le bois du Coudrier, d'un blanc jaunâtre, est souple et tendre et peut être employé à faire des cerceaux, des échalas, des pieux, des fourches, ete. Son écorce est astringente et fébrifuge. Cette espèce croit dans tous les terrains et fournit ainsi le moyen d'utiliser les plus mauvais sols. Les autres espèces, qui vivent dans le midi de l’Europe, dans le Levant ou aux États-Unis, sont susceptibles des mêmes usages.

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