‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette science (volume 2)Chapitre 368 sur 633 · DIANTIIUS. Linné. (OFuzrer · texte numérisé non relu

DIANTIIUS. Linné. (OFuzrer

Calice tubuleux, cylindrique, à cinq dents, entouré à sa base d’un calicule composé de deux à six bractées scarieuses, imbriquées. Corolle à cinq pétales longuement onguiculés. Dix étamines. Deux styles. Capsule s’ouvrant au sommet par quatre valves. Graines comprimées, lenticulaires.

L'OEillet des jardins (D. caryophyllus, L.) croît spontanément dans les lieux pierreux des provinces méridionales, et ses nombreuses variétés sont très-recherchées dans les jardins d'ornement. Ses fleurs ont une odeur très-agréable, aromatique, piquante, ayant beaucoup d’analogie avec celle du Gérofle. Elles sont légèrement excitantes. Leur infusion passe pour diaphorétique; mais, comme leur principe aromatique est très-fugace, cette boisson a une action assez faible; aussi l’emploie-t-on rarement. On prépare aussi avec l'OLillet un sirop et un ratafia très-estimés. D'autres espèces croissent spontanément en France ou sont cultivées dans les jardins; telles sont les OEillets mignardise (1). moschatus, L.), superbe (D. superbus, L.), de poëte ou bouquet fait (D. barbatus, L.), de Chine (D. Sinensis, L.), etc. L'OEillet, chez les anciens, était dédié à Jupiter. C’est au roi René que l'on doit, dit-on, les procédés de sa culture chez nous. On range ses variétés en quatre groupes : 1° CE. grenadin ou à ratafia; 2 OE. prolifère; 3 OË. jaune; 4° OE. flamand.

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