‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette science (volume 2)Chapitre 616 sur 633 · PRINOS. Linné. (Éparancne · texte numérisé non relu

PRINOS. Linné. (Éparancne

Arbustes ou arbrisseaux à feuilles alternes. Fleurs petites, en fascicules axillaires. Calice à six divisions très-petites. Corolle à six divisions planes. Six étamines à filets subulés, à anthères oblongues. Style court; stigmate simple. Baie arrondie, renfermant six noyaux monospermes.

L'Épalanche vert (P. verticillata, L.) est un joli arbuste d'Amérique, dont les feuilles et l'écorce sont toniques et astringentes.

Ciuquieme EP Mouopétales bypogyues.

146" FAMILLE. — ERICINEES.

Arbrisseaux ou arbustes, rarement plantes herbacées, à feuilles presque toujours alternes, entières, sans stipules. Fleurs en épis ou en grappes. Calice monosépale, persistant, à quatre ou cinq lobes. Corolle monopétale, régulière, à cinq divisions. Huit ou dix étamines périgynes. Anthères à une ou deux loges. Ovaire libre et supère ou adhérent, ordinairement à cinq loges pluriovulées. Style et stigmate simples. Fruit ordinairement capsulaire, à cinq loges, s’ouvrant en cinq valves, rarement charnu. Graines petites. Embryon droit, entouré d’un endosperme charnu.

Les Éricinées sont généralement des végétaux à port élégant; toutes leurs parties possédent! une saveur acerbe plus ou moins intense, souvent âpre et astringente, d’autres fois assez âcre pour leur communiquer des propriétés délétères. Plusieurs d'entre elles ont des fruits charnus d’une saveur aigrelette et agréable. D’autres sont employées en médecine ou dans l’industrie. Mais le principal usage est pour la décoration des jardins. Elles sont dispersées à peu près dans toutes les régions du globe, et habitent généralement les endroits montueux.

PREMIERE TRIBU. — ÉPACRIDÉES.

Anthères uniloculaires, sans appendices. Etamines libres ou insérées sur la corolle, le plus souvent |

égales en nombre à ses divisions. Ovaire libre. Fruit charnu ou capsulaire. Ces plantes habitent, presque toutes, les régions extratropicales de l'Australie. La dia à sont de belles plantes d'ornement; elles se cultivent comme les Bruyères.

Genres principaux : Conostephium, Bentham; Styphelia, Smith; Lissanthe, R. Brown; Epacris, Smith; Decaspora, R, Brown; Lysinema, R. Brown; Sprengelia, Smith; Dracophyllum, Labillardière, etc, À

DEUXIÈME TRIBU. — PYROLACÉES.

Anthères tubuleuses, à deux loges, s’ouvrant au sommet. Étamines le plus souvent indépendantes de la corolle et doubles de ses divisions. Ovaire libre. Graines ailées. Fruit capsulairæ

Ces plantes, propres aux régions tempérées froides de l'hémisphère boréal, notamment de l’Amérique, ne comprennent qu'un petit nombre de genres, dont un seul est digne d'intérêt. Les Pyroles ont de jolies fleurs qui égayent les forêts par leur présence; bien que regardées comme vulnéraires et astringentes, elles sont sans usage.

TROISIÈME TRIBU. — RHODORACÉES.

Anthères mutiques, tubuleuses, à deux loges, s’ouvrant par des pores terminaux. Ovaire libre. Graines non ailées. Fruit capsulaire.

Les Rhodoracées se rencontrent dans les régions froides et montagneuses de l’ancien et du nouveau monde. C’est surtout dans cette tribu que l’on trouve des principes suspects et vénéneux. C’est aussi celle qui renferme les plus beaux végétaux d'ornement. Les Rhododendron, les Kalmia, les Azalées, etc., sont aujourd’hui très-répandus dans nos jardins. Il semble démontré que le miel qui enivra un grand nombre de soldats dans la retraite des dix mille avait été recueilli par les abeilles sur les fleurs de l’Axalea pontica ; les feuilles du Ledum palustre sont employées dans la fabrication de la bière, qu'elles rendent extrêmement capiteuse.

QUATRIÈME TRIBU. — ÉRICÉES,

Anthères à deux loges, s'ouvrant au sommet, le plus souvent aristées. Ovaire libre. Graines non ailées. Fruit capsulaire, rarement charnu.

Les Éricées abondent dans les contrées froides de l'hémisphère boréal, et atteignent leur maximum au cap de Bonne-Espérance. Ce sont des plantes pour la plupart sociales et qui couvrent quelquefois de vastes étendues de terrain; elles préparent le sol à la culture. Les Bruyères sont très-répandues dans les jardins d'ornement et surtout dans les orangeries; le Cap fournit les espèces les plus nombreuses et les plus belles. Néanmoins celles d'Europe ne sont pas dépourvues d'intérêt sous ce rapport. Nous citerons la Bruyère commune (E, vulgaris, L.), qui sert à tanner les cuirs, et la Bruyère à balais (E. scoparia, L.).

L’Arbousier commun (Arbutus unedo, L.) est un arbuste du midi de la France, dont les fruits, d’une saveur aigrelette, de la forme et de la grosseur d’une grosse fraise, sont recherchés par les enfants et surtout par les oiseaux. La Bousserole (A. uva ursi, L.) est employée en médecine. Parmi les autres genres de cette tribu, nous citerons les suivants : Mensiexia, Smith; Andromeda, Linné, Clethra, Linné; Lyonia, Nuttal: Epigæa, Linné, Gaultheria, Linné; Pernettia, Gaudichaud, Enkyanthus, Loureiro, etc.

CINQUIÈME TRIBU. — VACCINIÉES.

Anthères aristées, à deux loges, s’ouvrant au sommet. Ovaire adhérent. Fruit charnu, bacciforme.

Le Vacciniées se trouvent dans les régions froides et montagneuses de l’ancien et du nouveau monde; elles sont pour la plupart sociales. L’Airelle myrtille (Vaccinium myrtillus, L.) est un charmant arbrisseau, commun dans les bois des montagnes. Les baies, et celles de plusieurs de ses congénères, sont comestibles, et servent à faire des confitures ou des boissons fermentées; on les emploie aussi dans la teinture.

On a longtemps réuni aux Éricinées la petite famille des Empétracées, formée d’un petit nombre de genres, dont le plus important est le Camarine (Empetrum, Linné). Les feuilles et les baies de quelques espèces sont acidules; on s’en sert quelquefois dans l’économie domestique.

Il en est de même des Monotropées, plantes parasites sur les racines des arbres, et ayant le port des Orobanches. La plupart exhalent une odeur de Violette ou d'OEillet. Le Monotropa hypopüuys, Nuttal, se trouve en France; les bergers emploient sa poudre pour guérir la toux des brebis.

Fig. 159. — Camarine.

147" FAMILLE. — STYRACÉES.

Arbres ou arbrisseaux à feuilles alternes, sans stipules. Fleurs solitaires sur des pédoncules axillaires ou terminaux. Calice libre ou plus ou moins soudé avec l’ovaire, à quatre ou cinq divisions. Corolle insérée sur le calice, divisée en trois à sept lobes profonds. Étamines insérées sur la corolle, eu nombre double, triple ou quadruple de ses divisions, monadelphes. Cvaire libre ou infère, ordinairement à quatre loges. Fruit légèrement charnu, à un ou plusieurs nucules osseux. Embryon droit, entouré d'un endosperme charnu. -

Les Styracées habitent les régions tropicales de l'Asie et de l'Amérique et le bassin méditerranéen. Dans le peu de genres qu'elle renferme, on distingue le Styrax, dont une espèce se trouve dans le midi de la France; c’est le S. officinale, L., vulgairement Aliboufier. 11 découle des incisions faites à l'écorce de cet arbre une substance résineuse, répandant, quand on la brûle, une odeur agréable; c’est le Styrax ou Storax, employé depuis très-longtemps en médecine ou comme parfum. Une autre espèce, le $. benzoe, Dry., originaire de l'Inde, fournit le benjoin, qui sert à préparer le lait virginal, très-employé comme cosmétique. : 4

148" FAMILLE, — ÉBÉNACÉES.

Arbres ou arbrisseaux à feuilles alternes, dépourvues de stipules. Fleurs régulières, axillaires, or-

Houx commun.

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