RICINUS. Tournefort. (Ricin
Fleurs PURE en épis. Les mâles : périanthes à cinq divisons profondes. Étamines nombreuses.
Filaments en faisceaux ramifiés. Fleurs femelles : périanthe à trois découpures. Ovaire surmonté de trois styles terminés chacun par un stigmate bifide. Capsule hérissée, à trois coques monospermes. Graine luisante. Embryon axile entouré d'un périsperme épais, oléagineux.
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Fig. 37. — Ricin commun.
Ce genre, composé d’une douzaine d'espèces, toutes étrangères à l'Europe, renferme une plante d une application journalière en médecine. — Le Ricinus communis, L., originaire de la Barbarie, où il forme un arbrisseau atteignant souvent vingt à vingt-cinq pieds, n’est plus dans nos climats qu'un végétal annuel et herbacé dépassant rarement huit à dix pieds. Ses feuilles alternes, pétiolées, sont palmées et découpées en lobes lancéolés, aigus et dentés. Les fleurs, munies de bractées mem braneuses, sont disposées en longs épis ramifiés dont les mâles occupent la partie inférieure. Les styles sont écarlates, et les sommités de la plante affectent souvent une teinte rougeâtre très-prononcée. On retire du périsperme des graines de Ricin une huile douce fréquemment employée comme purgatif, surtout depuis que la pharmacie moderne, par la préparation à froid, est parvenue à |: priver de toute âcreté. Les semences entières ont une action bien plus énergique, qu'elles doivent à leur embryon, renfermant un principe vénéneux capable d'exciter les vomissements et d’enflammer les muqueuses de l'appareil digestif. Le Ricin est depuis longtemps cultivé en France,