EQUISETUM. Linné. (PRÈLE
Tiges articulées, entourées de gaînes cylindiques régulièrement dentelées, appliquées contre la tige; plantes vivaces, terrestres ou aquatiques, à rhizome traçant, souvent rameux; spores très-nombreuses, libres entre elles, munies de quatre appendices filiformes.
515, 516, 317 ct 518. — Prèle, (Détails de la fructification )
Le nom d'Equisetum (equus, Cheval; seta, poil), comme le nom vulgaire de Queue-de-Cheval, que portent quelques espèces, sont dus à la forme de ces plantes. L'espèce la plus connue est la Prèle d'hiver (E. hyemule, L.). Sa tige, rude au toucher, est employée, sous le nom d’Asprêle, pour
polir le bois et même les métaux, et quelques villages des bords du Lot en font un commerce considérable; le département des Bouches-du-Rhône en exporte pour dix mille francs environ chaque année. La Prêle des fleuves, ou Queue-de-Rat (E. fluviatile, L.), sert à peu près aux mêmes usages. Cette plante paraît avoir servi d’aliment aux Romains, et, dans quelques cantons de l'Italie, on en mange encore les jeunes pousses en guise d’Asperges.
M. Baup a découvert dans les Prêles une matière jaune particulière, cristallisable, donnant au coton aluminé une nuance jaune qui ne le cède pas à la Gaude, et qu’il désigne sous le nom de FlavequiseLum.
La Prêle des champs (E. arvense, L.) est un fléau pour l’agriculture, surtout dans les champs ar gileux et humides qu’elle envahit; elle a été quelquefois employée en médecine comme astringent; mais ses propriétés sont extrêmement faibles.