‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette scienceChapitre 371 sur 430 · TAMNUS. Tournefort · texte numérisé non relu

TAMNUS. Tournefort

Fleurs dioïques, disposées en épis axillaires; périanthe à six divisions soudées à la base, et recouvrant l'ovaire; six étamines; style simple; stigmate trifide; fruit bacciforme, couronné par le calice, à trois loges, qui renferment chacune deux ou trois graines.

Le T. communis, Linné, est vulgairement appelé Sceau de Notre-Dame, à cause des cicatrices que présente son rhizome, ou herbe aux femmes battues, parce qu’on l’a cru propre à guérir les contusions. Cette plante, commune dans nos haies, a des rhizomes qui sont alimentaires lorsqu'on les a dépouillés du principe amer et purgatif qu'ils contiennent. Les Arabes et les Turcs emploient aussi comme aliment ses jeunes pousses préparées de diverses manières. ,

57" FAMILLE. — NARCISSÉES.

Syn. : AMARYLLIDÉES, R. Brown.

Plantes herbacées, à racine le plus souvent bulbifère, à feuilles radicales, engaînantes; fleurs solitaires, terminales, entourées d’une spathe avant l’anthèse, ou disposées en ombelle, et entourées d’une spathe commune formée d’une ou de plusieurs bractées; périanthe coloré, pétaloïde, tubuleux à la base, à limbe partagé en six divisions ordinairement égales; six étamines, insérées sur le tube du périanthe, à filets libres, rarement soudés à la base; ovaire simple, le plus souvent infère; style simple; stigmate simple ou trilobé; fruit capsulaire, couronné par le calice, à trois loges polysper- . mes; embryon cylindrique, entouré d’un endosperme charnu.

La famille des Narcissées a les plus grandes affinités avec celle des Liliacées, dont elle ne diffère presque que par l’adhérence du périanthe tubuleux à l'ovaire. Comme les Liliacées, les Narcissées: renferment dans leur bulbe un peu de fécule mêlée avec un principe gommo-résineux, âcre, stimulant, analogue à celui de la Scille, et dont l'abondance dans quelques espèces fait de celles-ci de véritables poisons. Les autres espèces possèdent seulement une vertu émétique très-prononcée. Mais ces plantes ressemblent surtout aux Liliacées par leurs belles fleurs, qui les font rechercher des amateurs pour orner les jardins et les serres.

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A l'exception de quelques genres européens, elles sont presque toutes originaires du Cap et de l'Amérique méridionale; aussi craignent-elles généralement le froid. On les cultive dans des pots remplis de terre légère; et, quand les feuilles sont desséchées, on retire leurs oignons pour les conserver en lieu sec pendant l'hiver. Tous les trois ou quatre ans, on renouvelle la terre avant la pousse des feuilles, et on sépare les £aïeux.

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