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FIBRES

Presque lout ce que nous avons dit des cellules peut aussi s'appliquer aux fibres, qui, ayant le même mode de développement, doivent offrir sur leur surface des modifications analogues. En effet, c'est surtout par la forme et par l'épaisseur des parois que les fibres diffèrent des cellules.

Quand les fibres sont assez courtes, elles se rapprochent des cellules, et quelques auteurs les appellent cellules allongées. Quand, au contraire, elles sont très-longues, elles forment la transition aux vaisseaux, et ont quelquefois reçu le nom de vaisseaux fibreux. .

Nous avons dit que les fibres différaient surtout des cellules par l'épaisseur de leurs parois. En effet, au lieu de deux membranes, il y en a un bien plus grand nombre qui s’emboîtent et se superposent; de telle manière que la cavité intérieure se réduit à peu près à rien. Aussi ce tissu est-il généralement plus dur, plus compacte, plus résistant que le tissu cellulaire, parce que la quantité de matière solide y est beaucoup plus considérable. Une autre conséquence de cette structure, c’est que

ce tissu se partage bien plus facilement dans le sens de la longueur des fibres que dans celui de leur diamètre.

Dutrochet, qui attribuait aux fibres une très-grande importance, leur a donné le nom de clostres (du grec wcrnp, fuseau), terme qui indique assez bien leur forme, mais qui n’a pas été adopté.

Le tissu fibreux forme la masse du bois, ainsi que des matières textiles extraites des végétaux, et qui servent à la fabrication des toiles et des cordes, telles que le chanvre, le lin, etc.

Fig. 8 — Fibre. Fig. 9, — Fibre. Fig. 10. — Vaisseau.

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