‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette scienceChapitre 42 sur 430 · EXCRÉTION · texte numérisé non relu

EXCRÉTION

Quand le végétal a assimilé ou sécrété tout ce qui est nécessaire à son développement, il rejette au dehors les substances impropres à cet usage. On peut en distinguer trois classes, confondues à tort sous le nom commun d’excrétions : 1° celles qui, étendues sur les surfaces, sont conservées pour les protéger contre l'humidité, comme la poussière blanchâtre qui recouvre les prunes ou les feuilles de Chou; 2° les matières rejetées au dehors, non comme impropres à la nutrition, mais parce qu’elles se trouvent en excès : telle est la gomme des Pruniers ou la résine des Sapins; 3° enfin, les matières impropres à la nutrition et rejetées au dehors, qui méritent seules le nom d’excrétions; mais il est bien difficile de déterminer celles qui sont réellement dans ce cas. Beaucoup d'auteurs ont pensé que ce dernier mode d'excrétion était une fonction des racines, et on avait même fondé là-dessus une théorie des assolements. Un examen plus approfondi des faits a conduit la majeure partie des physiologistes à rejeter cette doctrine et les conséquences qu'on voulait en tirer.

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