MARCOTTE
On fait une marcotte lorsqu'on met en contact avec le sol un point d’une tige ou d’un rameau; il pousse à cet endroit des racines adventives ; lorsque celles-ci sont suffisamment développées pour nourrir la branche marcottée, on la sépare du pied mère qui lui a fourni jusque-là les fluides nourriciers nécessaires à son accroissement, c’est ce qu’on appelle sevrer la marcotte. C’est ainsi que l’on propage la Vigne, les OEillets, etc.
Fig. 134. — Chamaerops tomentosa,
Le mode de marcottage que nous venons d'indiquer est la marcotte par archet ou par provins; quelquefois on recourbe la branche de manière à lui faire toucher plusieurs fois le sol, et à produire ainsi par conséquent autant de nouveaux individus; c’est la marcotte en serpenteau. La marcotte par
cépée consiste, au contraire, à couper la tige d'un végétal et à recouvrir la souche de terre; il se
développe alors un très-grand nombre de tiges; ce procédé est fréquemment employé pour le Gro-
seillier.
Quand on emploie le premier mode, le succès de la marcotte est puissamment facilité par des incisions latérales, des décortications annulaires, des ligatures, etc.
Les coulants sont des marcottes naturelles; on appelle ainsi les longues pousses horizontales de certaines plantes, des Fraisiers, par exemple, qui, au point où elles touchent le sol, produisent en bas des racines adventives, et en haut un bouquet de feuilles; on sait que les jardiniers mettent à profit cette propriété pour multiplier ces plantes.
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Les drageons sont aussi de véritables marcottes naturelles; on appelle ainsi ces tiges qui se développent sur Les racines traçantes de quelques arbres, tels que l'Aune, le Frêne, le Robinier, ete. [ls fournissent souvent un moyen précieux de conserver les massifs de forêts. Mais souvent aussi cette propriété, poussée à l'excès, rend certaines espèces très-envahissantes et difficiles à détruire : tel est surtout l’Ailanthe ou Vernis du Japon.