‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette scienceChapitre 64 sur 430 · PHOSPHORESCENCE DES VÉGÉTAUX · texte numérisé non relu

PHOSPHORESCENCE DES VÉGÉTAUX

La fille de Linné observa la première que la Capucine lançait des lueurs intermittentes, pareilles à des éclairs, le matin avant le lever du soleil et le soir après son coucher, pendant le crépuscule, mais non pendant la nuit; elle fit part de son observation à son père et à quelques physiciens; l’un d’eux, Vilcke, attribua ces éclairs à l’électricité. Ce phénomène a été depuis observé sur d'autres plantes, le Souci, le Lis orangé, l'Œillet d'Inde, le Soleil, etc. C’est surtout dans les soirées qui suivent une journée chaude et orageuse que ces éclairs se produisent avec le plus d'intensité, mais jamais lorsque l'atmosphère est humide. On cite en Afrique un Pandanus où la rupture de la spathe, par le développement des fleurs qu’elle enveloppe, est accompagnée de bruit et d’un jet de lumière.

Il y a aussi des Champignons phosphorescents. MM. Nees ont vu des Rhizomorpha briller dans l’obseurité au point qu'on pouvait lire à leur lumière; lorsqu'on coupe ces plantes, leurs rameaux offrent le même phénomène. L’agaric de l'Olivier est aussi phosphorescent. Tous ces faits, étant influencés par les mêmes circonstances que la production de chaleur, paraissent avoir la même. cause.

On cite beaucoup d’autres faits de lumières phosphoriques émises par les substances végétales en décomposition, telles que des Champignons, des bois pourris, ete. Ici le phénomène tombe entièrement dans le domaine des causes physiques.

Page 1