‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette scienceChapitre 67 sur 430 · MALADIES DES PLANTES · texte numérisé non relu

MALADIES DES PLANTES

Les plantes privées de sentiment, et par conséquent de volonté, semblent être, au premier coup d'œil, moins exposées que les animaux à l'influence des causes destructives; toutefois, il faut considérer que si, d’une part, elles ne vont pas au-devant des dangers, d'autre part, elles n’ont en elles aucun désir de les éviter, aucun moyen de les fuir.

On a souvent comparé, sans fondement, les maladies des plantes à celles des animaux. . Les plantes qui n’ont ni sensibilité, ni locomotion, ni digestion, ni circulation, etc., ne sauraient être exposées aux maladies qui affectent des systèmes d'organes dont elles sont dépourvues, et qui troublent des fonctions qu’elles n’exercent pas. C'est donc à tort qu’on a donné à ces affections morbides des plantes des noms qui rappellent ces organes ou ces fonctions, et ne peuvent avoir de juste application que dans la pathologie animale. Le nom de Pathologie végétale lui-même est un terme impropre, à cause de l’idée de souffrance qu'il rappelle; on lui substitue aujourd’hui celui de Nosologie végétale.

Les maladies des plantes sont générales quand elles affectent à la fois tout le système organique; locales, quand elles n’affectent que telle ou telle partie, comme les boutons, les branches, les feuilles, les organes de la génération, etc.; endémiques, quand elles sont particulières à certaines races ou à certaines familles : par exemple, aux arbres verts, aux Graminées, etc.; sporadiques, quand elles attaquent indifféremment, tantôt une espèce, tantôt une autre; épidémiques, quand elles frappent tout à coup un grand nombre d'individus dans une même contrée; contagieuses, quand elles se propagent d’un individu à un autre, soit par le contact immédiat, soit par des particules subtiles, des germes qui sont transportés par les vents (2).

Les maladies des plantes sont encore moins connues que les maladies des animaux, et nous devons nous borner ici à quelques indications générales. On peut établir parmi elles diverses classifications qui toutes laissent à désirer; nous les rangerons ici d’après leurs causes vraies ou présumées.

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