‹ Encyclopédie d'hygiène et de médecine publique (volume 2)Chapitre 15 sur 176 · POUR CAUSE DE FIÈVRE JAUNE · texte numérisé non relu

POUR CAUSE DE FIÈVRE JAUNE

Totaux

(1) Ce paragraphe est l’œuvre de M. A. Proust,

( Note rie la direction).

HYGIÈNE INTERNATIONALE

Soit une moyenne annuelle de 382 navires qui, d’après le Règlement de 1876, auraient dû subir une quarantaine d’ observation en raison de leur provenance, en patente brute de choléra ou de fièvre jaune. Ces arrivages sont ainsi classés :

322 pour suspicion de choléra (Extrême-Orient).

00 pour suspicion de fièvre jaune (Brésil).

Si les 1.146 bâtiments qui ont été soumis à une visite médicale, à leur arrivée à Marseille, avaient subi une quarantaine d’observation, les droits de stationnement, pour ces navires, se seraient élevés, pendant cette période, à la somme de 179.880 francs, savoir :

96(5 navires jaugeant en moyenne l .500 tonneaux à 0 fr. 03 par tonneau

et par jour (1 jour) 43.470 fr.

180 navires jaugeant en moyenne 2.(00 tonneaux à 0 fr. 03 par tonneau

et par jour (3 jours) 136.410

Total 179.8SQ fr.

En y ajoutant les droits de séjour des passagers au lazaret, on arrive au chiffre rond de 190.000 francs dont le commerce a profité par suite de la suppression de la quarantaine d’observation pour les provenances du Brésil et de l’Extrême-Orient. Les compagnies de navigation sont dégrevées d’une dépense d’au moins 63.000 francs par an, les passagers sont immédiatement débarqués après la visite médicale, et les navires peuvent débarquer leur chargement.

En 1891, 9.329 bâtiments, dont 6.392 français ont été soumis à la reconnaissance sanitaire à leur arrivée à Marseille. Dans ce nombre, 32 seulement ont été soumis à la quarantaine, dont 26 pour irrégularités de la patente que le capitaine aurait pu éviter.

Ce qui s’est passé depuis n’a fait que confirmer ces premières données, ainsi la quarantaine d’observation qui était la règle pour les navires provenant des pays suspects, soit de choléra, soit de fièvre jaune, a été remplacée par une inspection médicale des navires à leur arrivée, mais inspection réelle et sérieuse.

Ce changement constitue à lui seul un énorme progrès.

Aussi la plupart des compagnies de navigation ont-elles donné de suite la preuve quelles appréciaient ces modifications, en prenant le parti de se soumettre aux mesures conseillées, d’assurer une bonne tenue hygiénique de leurs paquebots, en un mot en se conformant aux prescriptions sanitaires édictées par mes rapports du 14 octobre 1884 et du 14 janvier 1869.

Je réunirai dans un tableau au nombre de navires et de passagers, qui ont bénéficié de ces prescriptions en 1890 et 1891, celui des trois dernières années.

HYGIÈNE INTERNATIONALE ET ADMINISTRATIVE

ANNÉES

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