SOI
ci-dessus (0,54), à la moyenne des quatre dernières années (0,40), on trouve une diminution de 0,14 p. 1.000 habitants, ce qui, sur une population de 9.94.8791 habitants représente une épargne annuelle, moyenne, de 1.382 vies humaines.
Pour contrôler les résultats ci-dessus, on peut rechercher si l’armée, presque toute entière casernée dans les villes de 10.000 habitants au moins, a bénéficié de l’amélioration que nous venons de constater.
La fièvre typhoïde en France de 1886 à 1893.
Agglomérée dans des bâtiments où la contagion sévit toujours avec plus d’intensité que dans la population civile, l’armée subit le contre-coup, aggravé, des épidémies qui éclatent dans le milieu où elle vit. Pour la fièvre typhoïde, en particulier, cette contagion est d’autant plus inévitable que les troupes boivent, en général, l’eau distribuée dans la ville.
Dans l’armée, les décès par fièvre typhoïde représentent habituellement le tiers de l’ensemble des décès. Yoici les variations constatées :
NATIONALE ET ADMINISTRATIVE
Mortalité de l’armée à l’intérieur, par fièvre typhoïde
Proportions p. 1.000 hommes
Moyenne 0e 1876 à 1885