L’HYGIÈNE PUBLIQUE DANS L'ÉTAT
Nous avons établi que le maire ne peut pas, dans sa commune, prévenir efficacement les épidémies ni assurer la salubrité de sa commune sans le concours bénévole du conseil municipal, lequel n’est pas nécessairement ouvert aux découvertes de la science et risque toujours d’être plus sensible au mal certain et immédiat d’une dépense qu’au mal futur, problématique et auquel chacun espère échapper, d’une mortalité exagérée.
Nous avons établi que le département n’a guère d’autre moyen pour sauvegarder l’hygiène publique que de consulter les conseils d’hygiène, corps très compétents sans doute, mais qui n’ont pas d’initiative et dont les avis sont dépourvus de sanction.
Trouverons-nous du moins que l’État est armé de manière, à défendre le territoire d’une façon effective, soit contre l’invasion des maladies transmissibles venant du dehors, soit contre la diffusion des épidémies autochtones? C’est ce qui nous reste à examiner.
Nous rechercherons d’abord quelle est à cet égard la situation de l’État en droit, et ensuite comment, en fait, il lutte contre ces deux catégories de maux.