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fr. 22 j Pour les acquisitions

I Pour l’ameublement 991 10

L’Hôtel-Dieu de Paris a coûté 60.000.000 fr.

soit environ 100,000 fr. par lit.

Hôpital militaire de Vlncennks.

Dépense totale 2.479.000 fr.

soit 4,070 fr. 60 par lit (non compris le mobilier .

Hôpital militaire de Bayonne.

Dépense totale 1.171.000 fr.

soit 1,253 fr. 74 par lit (non compris le mobilier).

Hôpital Saint-Thomas de Londres.

Dépense totale 14.276.510 fr.

comprenant :

Acquisition, échanges, clôtures 2.777.000

Construction, chauffage, etc 11.249.510

Ameublement 250.000

soit 24,000 fr. par lit.

Infirmerie royale d’Edimbourg.

Dépense totale 8.600.000 fr.

comprenant :

Terrain 1.600.000 fr.

Construction 7.000.000

Nous avons dit que c’est sur un sol sec, perméable, calcaire ou sablonneux, que doit être construit un hôpital. 11 est nécessaire d’éviter les terrains d’alluvion et, si on se voit obligé de construire sur des terres cultivées, la couche végétale doit être enlevée avec soin (1).

Le drainage du sol ou du sous-sol est nécessaire si l’on bâtit sur un sol plat ou à pente insuffisante (2).

J. Rocliard a très nettement posé les principes pour le choix de l’emplacement en disant (3) :

« Autant que faire se peut, il faut choisir un coteau un peu élevé et placer l’hôpital sur l’une des pentes ; mais cette condition est difficile à remplir dans les pays de plaine et n’est pas de premier ordre. En général, il est prudent de s’éloigner des rivières. Elles donnent toujours de l’humidité. Ce qui est indispensable, c’est de ne jamais accepter, comme emplacement, le fond d’une vallée ni une plaine déclive, où les eaux

Le prix de revient d’un lit est de 14,700 fr. dans lequel le terrain entre pour 2,700 fr. par lit et la construction pour 12,000 fr. par lit.

Hôpital de New-York.

Uépense totale 2.250.000 fr. (550.000 dollars).

soit par lit 7 à 8,000 fr. — Il s’agit là d’un bâtiment à étages, bloc massif qui représente pour la construction une dépense de 1,500 fr. par mètre carré de projection horizontale et 300 fr. par mètre cube d’étage, ce qui se rapproche de la bonne construction dans Paris.

Hôpital Joseph Hopkins (de Baltimore).

Constructiou en briques et pierre qui est revenue à 20,000 fr. par lit.

Hôpital Friedrichschain (de Berlin).

Dépense totale. . 5.400.000 fr.

soit 9,000 fr. par lit.

Hôpital civil d’Anvers (Stuyvenberg), 9 à 10,000 fr. par lit.

A ces quelques chiffres nous ajouterons les suivants :

Tenon : 566 lits, 14,000 fr. par lit. — Vichy : 180 lits, 5,500 fr. par lit. — Montpellier: 620 lits, 3,600 fr. par lit. — Saint-Denis : 160 lits, 5,500 fr. par lit. — Bourges (militaire) : 250 lits, 3,800 fr. par lit. — Le Havre : 300 lits, 6,000 fr. par lit.

SUISSE. — Berne : 300 lits, 6,500 fr. par lit. — Zurich (Kinderspital) : 56 lits, 4,500 fr. par lit. — Aarau : 240 lits, 5,800 fr. par lit.

ANGLETERRE. — Herbert (militaire) : 650 lits, 8,250 fr. par lit. — Glascow : 388 lits, 18,000 fr. par lit.

ALLEMAGNE. — Jâoenigsberg : 374 lits, 5,500 fr. par lit.

ITALIE. — Gênes (Galbera) : 428 lits, 16,000 fr. par lit.

(1) Le voisinage de rivières saines, à cause du courant atmosphérique qui s’engouffre entre les rives encaissées ou dans les vallées qui les limitent, peut être un élément de salubrité. — On a même recommandé les hôpitaux sur l’eau (Félix Rocliard, 1872), et on a créé sur la Tamise des hôpitaux flottants pour l’isolement des varioleux. Ce sont là des conditions exceptionnelles qui répondent à des cas spéciaux.

2) A Bourges, l’hôpital militaire, un des premiers construits d’après le système Tollet, est sur un terrain calcaire très perméable, qui présente une pente de 1 centimètre par mètre. — Le nouvel hôpital Saint-Eloi, de Montpellier, dont nous donnons plus loin la description, s’élève sur un terrain qui a une pente de 22 millimètres.

(3) J. Rochard, loc cit.

HOPITAUX ET HOSPICES

peuvent séjourner ; de fuir le voisinage des étangs, des mares, des rivières et des marécages. Il vaut mieux faire venir l’eau des réservoirs de la ville, ou d’une source captée pour les besoins même de l’hôpital, que de puiser dans un ruisseau ; et il vaut mieux conduire au loin les déjections par un égout bien clos, que de les déverser directement dans un cours d’eau passant à ciel ouvert devant l’hôpital. Les terrains granitiques, siliceux ou calcaires sont préférables aux terrains d’alluvion et en général à tous ceux dont le sous-sol est imperméable.

« On évitera avec soin le voisinage des casernes, des lycées, des ateliers, des usines. L’idéal de la salubrité serait réalisé par un hôpital s’élevant au milieu des champs, »

L’orientation a moins d’importance que l’emplacement. Dans les régions septentrionales, dit J. Rochard, on doit se mettre à l’abri des vents du nord, des bourrasques, de la pluie et de la neige qui viennent de ce côté. Aussi est-il de règle, dans le Nord, de bâtir les hôpitaux sur le penchant d’un coteau tourné au Midi, ou de les mettre à l’abri d’un pli de terrain, d’un bois, d’un bouquet d’arbres faisant écran du côté du Nord. Sous ces latitudes, il faut que les bâtiments destinés aux malades exposent au soleil leur plus large surface, et c’est pour cela qu'on préfère diriger leur grand axe de l’Est à l’Ouest. Dans le Midi, c’est contre le soleil qu’on doit se prémunir. Il faut éviter qu’il donne directement dans les salles des malades, aux heures les plus chaudes de la journée. L’orientation nord et sud du grand axe des pavillons est préférable à la précédente. Dans les régions tempérées, la question n’a pas d’intérêt, et, en réalité, on n’en tient aucun compte, sauf, bien entendu, pour ce qui concerne la direction des vents régnants.

Disons toutefois que, d’après les calculs de Wogt (1), l’orientation devrait être toujours méridionale pour obtenir la plus grande somme d’aération et d’insolation.

§ III. — Superfi -'Ie. — IVo mbi*e île malades.

On s'accorde à dire aujourd’hui qu’il ne suffit pas qu’un terrain sur lequel on se propose d’élever un hôpital présente des conditions spéciales d’exposition, d’inclinaison, de composition géologique, mais qu’il doit présenter en même temps une étendue suffisante pour les constructions à établir.

La Société de chirurgie a estimé à 50 mètres carrés par malade le minimum de superficie, et ce chiffre, qu’il faut autant que possible chercher a dépasser, doit s’accroître non pas proportionnellement, mais progressivement avec le nombre de malades. En acceptant les évalua-

it) Zietschrift für Biologie. 1879.

tions de L. Le Fort, si on prend comme minimum de superficie pour 100 malades 2,500 mètres carrés, on doit en fournir 7,500 pour 200 malades, 15,000 pour 300, 20,000 pour 400, 37,500 pour 500, 52,500 pour 600, 70,000 pour 700 et enfin 100,000 pour 800. A l’hôpital Saint- Louis, à Paris, chaque malade représente 97 mètres carrés; à Gochin 177, à Beaujon 56, à Necker 45, à la nouvelle Maison de santé 42. La Charité n’en fournit que 30, l'ancien Hôtel-Dieu n’en fournissait que 28 et la Pitié seulement 20. — Avec 625 malades et 52,000 mètres carrés de superficie, l’hôpital Lariboisière fournit à chacun environ 83 mètres carrés, tandis que le nouvel Hôtel-Dieu avec ses 21,600 mètres carrés de superficie, si on avait maintenu le chiffre primitif de 800 malades, n'aurait laissé à chacun d’eux que 27 mètres carrés. La moyenne des surfaces est représentée par le Midi avec 80 mètres carrés et Sainte- Eugénie avec 75. Le nouvel hôpital Tenon, qui recouvre une surface de 51,764 mètres carrés, fournit à chacun de ses 760 malades environ 96 mètres carrés de superficie, et le nouvel hôpital de Montpellier, pour 600 malades répartis sur un terrain de 84,000 mètres carrés, dispose par conséquent de 140 mètres carrés pour chacun d’eux. L’hôpital construit il y a peu d’années à Saint-Denis, destiné à 130 malades et à 36 vieillards, occupe une superficie de 24,000 mètres carrés, ce qui représente, pour chaque individu, une surface de 160 mètres carrés environ (1).

(1) Tollet a proposé ( Discussion sur la construction d»s Hôpitaux à la Société de Médecine publique en 1883), de fixer les surfaces minima à 100 mètres par lit, pour un hôpital de 100 lits, et à 150 mètres par lit pour un hôpital de 600 lits.

En prenant des moyennes différentielles entre 100 et 150, on aura la surface de terrain à affecter aux hôpitaux de diverses importances.

Ainsi supposons qu'il s'agisse de fixer les superficies du terrain pour des hôpitaux de 150, 200, 250, 300, 350, 400, 450, 500, 550 lits.

On inscrira 9 moyens différentiels entre 10,000, surface pour 100 lits et 90,000, surface pour 600 lits.

La raison sera = 8,000. Et on pourra former le tableau suivant :

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