‹ Encyclopédie d'hygiène et de médecine publiqueChapitre 117 sur 177 · TIERS · texte numérisé non relu

TIERS

publics.

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des

Quinze-

Vingts.

Totaux . .

Depuis le mois de juillet 1886, une maison annexe, établie rue de Charenton n° 32 et pouvant contenir une cinquantaine de lits, reçoit, à leur sortie de l’asile, les convalescents sans domicile, sans ressources et sans travail. Ils y sont logés et nourris pendant trois jours, qu’ils doivent employer à chercher de l’ouvrage avec l’aide de l’Administration.

Les hôpitaux sont admis, depuis 1888, à envoyer directement à cet établissement' quelques malades se trouvant dans les conditions réglementaires que des circonstances particulières ne permettraient pas d’envoyer à l’asile de Vincennes.

L’annexe a reçu, en 1888, 3,067 pensionnaires : 2,333 venant de l’asile et 734 venant des hôpitaux. Sur ce nombre, 1,020, en sortant, ont déclaré avoir trouvé de l’ouvrage par eux-mêmes ; 202 ont été placés par les soins de l’Administration ; 250 ont quitté avant l’expiration de leur temps, ayant pour la plupart sans doute trouvé du travail; 61 ont déclaré retourner dans leur pays ; 204 sont rentrés à l’hôpital ; 4 sont revenus à l’asile; 14 ont été renvoyés par mesure disciplinaire; enfin 1,151 ont déclaré n’avoir pas trouvé d’ouvrage.

L’asile a reçu de Mme Laborie, veuve d’un ancien médecin de l’établissement, un legs de 800,000 fr. dont les arrérages, déduction faite de deux rentes viagères de 1,200 fr. chacune allouées à deux parentes de la défunte, sont intégralement distribués, depuis le 1er juillet 1888, par sommes égales de 25 fr., aux convalescents les plus malheureux et les plus méritants. 1,056 secours sont ainsi alloués tous les ans. Une enquête faite pendant le séjour permet de faire un choix raisonné entre les nombreux candidats à cette libéralité.

Voici, pour l’année 1885, considérée comme une année moyenne, un état des dépenses de l’asile de Vincennes :

HOPITAUX ET HOSPICES

Dépenses ordinaires :

I Administratif et médical 35.730 »

Servant 61.144 28

Pensions et secours de retraite 14.834 80

! Chauffage et éclairage 37.703 »

Blanchissage 8 641 »

Couchage, habillement 34.391 »

Mobilier 29.558 »

Entretien des bâtiments 17.959 »

Dépenses diverses 31.724 49

IPain 37.187 04

^in 48.368 70

Viande 114.145 15

Comestibles 62.435 96

Frais d’infirmerie et de pharmacie

Dépenses diverses

Dépenses extraordinaires

Total

A déduire la subvention de l’État

Payé avec les ressources propres de l'établissement

Les dépenses ordinaires de l’asile varient peu ; elles se tiennent entre le minimum de 512,000 et le maximum de 553,000 par an.

Le prix moyen de la journée d’assistance varie aussi dans de très étroites limites : il est en moyenne de 3 fr. 32, prix total dans lequel la journée d’alimentation n’entre que pour 1 fr. 36 en moyenne.

Asile national du Vésinet. — L’asile national du Yésinet a été fondé par un décret en date du 8 mars 1855 et affecté aux femmes convalescentes par un décret du 28 août 1859. — Il reçoit temporairement, pendant leur convalescence: l°Les ouvrières faisant partie d’une société de secours mutuels qui a passé un abonnement avec l’asile ; 2° celles, travaillant chez des fabricants, industriels ou patrons qui ont également passé des abonnements avec l’asile ; 3° les convalescentes envoyées par les hôpitaux de Paris et de la banlieue ; 4° les convalescentes envoyées par les bureaux de bienfaisance de Paris ; 5° enfin, moyennant un prix de journée, les convalescentes qui ne rentrent dans aucune de ces catégories.

6,650 femmes ou enfants passent, en moyenne, chaque année, au Yésinet.

On voit qu’il rend, pour les femmes convalescentes les mêmes services que Vincennes rend pour les hommes. La superbe construction qu’il occupe, au milieu d’un parc "de 30 hectares, n’a rien à envier à celle de Yincennes ; certains services y sont même plus confortables encore, tel

que service des bains et douches. Vincennes possède, il est vrai, dans son annexe de la rue de Charenton, un mode complémentaire d’assistance qui manque au Yésinet ; mais l’asile du Yésinet, avec son service dit des mères-nourrices (1), assiste à la fois les mères et les enfants et prévient certainement, chaque année, l’abandon d’un certain nombre d’enfants qui seraient à la charge de l’assistance publique.

Le quartier des mères-nourrices de l’asile du Yésinet dont nous avons déjà parlé, à propos de l’assistance de l’enfance, reçoit, chaque année, 600 ou 700 femmes accouchées.

L’asile du Vésinet, comme les autres établissements nationaux, est administré par un directeur, assisté d’une commission de surveillance.

Les soins médicaux sont donnés par un médecin résidant.

Le personnel de surveillance est laïque.

Yoici qu’elles ont été (en 1885) pour une année, les dépenses de cet établissement :

Défenses oudinaires :

1 Administratif et médical

Servant

Pensions et secours de retraite

Matériel .

Chauffage et éclairage. .

Blanchissage

Couchage, habillement .

Mobilier

Entretien des bâtiments Dépenses diverses

Alimentation

Pain

Vin

Viande . . . .

Comestibles

OO

GC

CO

Frais d’infirmerie et de pharmacie 8.979 90

Dépenses diverses 526 11

Dépenses extraordinaires * 20.538 65

Total 436.832 89

A déduire la subvention de l’Etat . . 60.000 »

Payé avec les ressources propres de l’établissement

Les recettes de l’asile du Vésinet sont, année moyenne, de 463,000 fr. environ. Le prix de revient moyen de la journée d’assistance est de 3 fr. 23. Yoici, année par année, de 1878 au 1er janvier 1892, le nombre des entrées dans cet asile national :

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(1) Voir plus haut, p. 219.

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