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LÉGENDE

A, salie d’attente , salle à manger.

B, cabinet du médecin.

C, cabinet noir.

D, pharmacie .

E, lavabos du médecin.

F, salle de pansements.

a, lavabos. Douches médicamenteuses d’eau chaude et froide, nasales, oculaires et auriculaires.

b, médicaments journaliers.

c, officine, préparation des médicaments.

G, passages.

HH, bains des garçons et des filles.

a1 a’1, bains collectifs.

b2 b2, bains isolés.

c1 c2, bains sulfureux.

cour de service.

a3 b3 , réservoirs d'eau chaude et froide.

c3 chaudière à vapeur.

d3 réservoir des douches (!î“>00 audessus du sol).

e3, charbon.

f3, water-closets.

K, cuisine alimentaire.

a4, cuisine à vapeur.

b4, évier.

c4, table.

d4, guichet (communication avec la salle à manger A).

“e | canalisation.

— eau froide (

L, chambre à sudation.

as, boîte à sudation.

b5, lit de repos.

M, douche, froide et à vapeur.

a6, tribune dn doucheur.

b6, douche en lance.

c6, douche en pluie.

d6, douche en cercle.

e6, lit pour bain de vapeur.

f6, douche à vapeur.

NN, cabinet de toilette.

O, salle de massage et d'électricité.

a7 a7, lit de massage et de repos.

b7, appareils d’électricité.

P, salle de massage.

a8, lit de massage et de repos.

R, vestiaire des garçons.

S, bureau.

T, vestibule.

U, salle de gymnase.

a9, portique.

b9, b 9 b”9, machines orthopédiques.

c9, échelle dorsale graduée d°, échelle orthopédique.

e9, divans

V, vestiaire des filles.

— — Chauffage à la vapeur (tuyaux en cuivre). Bouilloires à vapeur d’eau

servant de calorifère.

Nota. — Toutes les pièces sont éclairées par le toit.

qu’il soit nécessaire de les reproduire ici. Le nombre des enfants soignés annuellement est généralement de 2,000. On constate maintenant au Havre, grâce à l’usage du bain que le dispensaire a favorisé, que le chiffre des maladies de peau qui constituait au début le 1/5 du nombre total des malades, n’en constitue plus que le 1/10 à peine. Les affections scrofuleuses tendent aussi à diminuer dans de grandes proportions.

Depuis la création du dispensaire du docteur Gibert, un nombre qui chaque année augmente, d’œuvres semblables sont nées et se développent tant en France qu’à l’étranger.

Dispensaire du 1er arrondissement de Paris. — Ce dispensaire a été ouvert le 1er avril 1883. Il est installé dans un immeuble municipal, situé 15, rue Jean-Lantier. M. le Dr Dubrisay, qui l’a fondé, et les membres de la Société bienfaisante qui par leurs souscriptions assurent son fonctionnement ont voulu créer dans un quatier populeux, comme les Halles et le quartier St-Germain l’Auxerrois, un centre d’assistance, où les mères qui ne peuvent porter chaque jour leurs enfants malades à l’hôpital trop éloigné, trouvent journellement des conseils médicaux et une direction hygiénique.

L’exemple donné par le 1er arrondissement a été suivi dans les 2e, 4°, 7e, 9e, 16e, 17e, 20e arrondissements où des dispensaires pour enfants ont été successivement créés.

Ce dispensaire occupe dans la rue Jean-Lantier des locaux ingénieuse- * ment emménagés dans une construction ancienne. Les lavabos sont à eau courante, chaude ou froide et en raison du caractère des maladies soignées qui peut être quelquefois contagieux, les cuvettes sont absolument proscrites.

Le dispensaire est ouvert de 8 h. à 11 h. du matin pour les consultations, l’administration des médicaments, les douches et pansements (1).

Le soir de 4 h. 1/2 à 6 h., il n’y a pas de consultation, mais l’établissement s’ouvre pour le service des douches et pansemements et pour l’administration des médicaments.

Les médicaments sont administrés sur place par la surveillante et ce n’est qu’exceptionnellement qu’ils sont emportés par les malades.

On pourvoit à l’amélioration du régime alimentaire des petits malades par la distribution de soupe, de poudre de viande, de bons de fourneaux, de divers légumes, tels que pommes de terre, haricots, lentilles, qui sont donnés en provision par les souscripteurs. Un vestiaire est organisé et entretenu par un comité de dames. Des vaccinations sont faites tous les

(1) Tous les matins : Consultation générale par le médecin ordinaire, docteur J. Dubrisay- Mercredi. — Consultation spéciale pour les maladies des oreilles, du nez, de la gorge, docteur Cartaz.

Jeudi. — Service dentaire, docteur Gaillard.

Èundi, Mercredi, Vendredi. — Electrisations, M. Jordanis,

HOPITAUX ET HOSPICES

jours avec de la pulpe vaccinale, que fournit gratuitement M. Chambon.

Afin de prévenir toute contagion on isole les suspects et les contagieux, on lave les ustensiles à l’eau entretenue bouillante, les instruments sont lavés à la liqueur de Vanswieten, le linge est essangé avant que d’être envoyé à la lessive, dans une solution de sublimé.

Ce qui est particulièrement remarquable dans le dispensaire du 1er ararrondissement, c’est la simplicité des moyens employés : on a su s’arranger d’un local quelconque et, grâce au dévouement du Dr Dubrisay et de ses collaborateurs on y fait d’excellente besogne (1).

Dispensaire Furtado-Heine. — Ce dispensaire, créé par Mme Furtado-Heine est situé à Paris, rue Delbet, dans le quartier de Montrouge. La fondatrice a voulu que l’établissement servit « au traitement gratuit » des enfants indigents des deux sexes, sans distiction de nationalité, ni » de religion. »

Là, aucun sacrifice n’a été épargné. On a construit le bâtiment de toutes pièces sur un terrain de 2,200 mètres, et on y a réalisé l’ensemble le plus complet de moyens capables de secourir les enfants malades. Dans son ensemble, ce dispensaire a la forme d’un demi-cercle ou d’un fer à cheval ; il est formé d’une construction à simple rez-de-chaussée sur sous-sol. Au point qui représenterait le centre de ce demi-cercle s’élève un pavillon d’entrée où se fait le triage des enfants et qui sert à divers services généraux.

M. Blondel, l’architecte distingué à qui a été confiée la construction, a soigneusement étudié les plans. La construction couvre environ 1,000 mètres carrés sur une superficie de 2,200 mètres.

Tous les services sont compris dans un bâtiment simple en profondeur. Ces constructions sont élevées sur un sous-sol d’une hauteur d’étage de 3 mètres, dans lequel sont disposés les services suivants : grande lingerie, repassage, buanderie, séchoir, machines à vapeur, désinfecteur, réserves, piscine, dépôt des produits pharmaceutiques, réfectoires de garçons et filles, cuisine.

Ce sous-sol ne peut être atteint par l’humidité, résultat obtenu à l’aide d’une construction en fondations, dont les matériaux sont la meulière, avec emploi de mortier de ciment ; le tout établi sur un béton de ciment, avec enduit extérieur en ciment. Le sous-sol est surélevé de lm20 et peut être ainsi largement ventilé.

Le rez-de-chaussée, d’une hauteur moyenne de 4m19, comprend les services suivants : à droite d’une grande salle d’attente, cabinet de chirurgie, pansement, hydrothérapie de nettoyage, logement du mécanicien et bains sulfureux isolés. A gauche de la salle d’attente, cabinet du médecin, pansement, bains, hydrothérapie, gymnase, sudation, etc.

(I) De 1883 à 1888, 58,592 journées de traitement avaient coûté 24,534 fr., soit 0 fr. 42 par journée de traitement.

Au sous-sol, comme à l’étage au-dessus, tous les angles sont arrondis, tous les plafonds sans moulures sont arrondis; jusqu’à un mètre aùdessus du plancher du rez-de-chaussée, emploi de meulière, avec mortier de ciment bâtard ; au-dessus de cette cote, emploi de mortier de chaux hydraulique.

Le sol du rez-de-chaussée, comme celui du sous-sol, est en carreaux de Maubeuge sur béton de ciment; les parois des murs, dans la partie basse, jusqu’à une hauteur de lm50, sont garnis, dans tous les services généraux, de lambris chanfrenés en pitchpin et sapin vernis, permettant le lavage quotidien desdits soubassements; un socle en carreaux de Maubeuge isole ces lambris du carrelage, afin de permettre le lavage quotidien dudit sans craindre de pourrir les lambris.

Dans les salles de pansements et les cabinets des docteurs, jusqu’à lm20 du sol, le soubassement des murs est revêtu de carreaux de faïence, ce qui permet de laver quotidiennement ces parties de murs journellement salies par les résultats d’opérations, par des crachats ou déjections; les bains et l’hydrothérapie ont les murs garnis des mêmes carreaux de faïence pour éviter toute pourriture, les déshabilloirs ont un sol à claire-voie, isolé d’un sol en ciment avec écoulement, permettant de laver tous les jours à grande eaux.

Des filtres système Pasteur sont placés à tous les services d’eau des médecins, les lavabos en marbre sont alimentés par une eau coulant tout le temps que dure le service.

Le chauffage, comme la ventilation et tous les services du dispensaire s’obtiennent par la vapeur, à l’aide de deux chaudières placées dans une partie complètement isolée des services. Des batteries à ailettes, placées sous tous les appuis des fenêtres, donnent la surface de chauffe qui peut être réglée dans chaque salle au gré des médecins. Derrière ces batteries à ailettes sont les prises d’air pur qui, passant par les batteries prend le degré de température voulue, est sollicité par des appels d’aération haut et bas situés dans chaque salle et correspondant dans le comble à des chambres garnies de batteries à ailettes. Quant à la ventilation naturelle, elle est obtenue grâce aux pièces simples en profondeur donnant sur une grande galerie de service : en face les fenêtres se trouvent de larges impostes hautes, donnant sur les impostes de la galerie et permettant une circulation perpétuelle d’air renouvelé sans l’inconvénient des courants d’air. Tous les écoulements, apparents dans toutes les parties, sont siphonés au départ et à l’arrivée ; toute la tuyauterie est apparente, sans conduits engagés dans la construction.

Voici le fonctionnement régulier du dispensaire :

Tous les services, sans exception, y sont absolument gratuits ; ils comprennent les consultations, la distribution des médicaments, les traitements par l’hydrothérapie, le massage, l’électricité et la gymnastique, les appareils orthopédiques et l’alimentation.

HOPITAUX ET HOSPICES

Cinq médecins donnent des consultations régulières, ce sont :

Le médecin en chef chargé de la thérapeutique générale, le chirurgien, le médecin oculiste, le médecin auriste et le médecin dentiste.

Les consultations de médecine ont lieu régulièrement tous les jours, exceptés les dimanches et jours fériés; les autres consultations ont lieu deux fois par semaine, sauf la consultation du dentiste, qui a lieu tous les jeudis.

L’enfant, admis pour la première fois à l’une des consultations, reçoit une fiche portant un numéro d’ordre et sur laquelle le médecin inscrit brièvement le diagnostic de la maladie et le traitement. Le numéro d’ordre est reporté sur un registre avec tous les détails de l’observation. A l’aide de la fiche que le malade doit représenter à chaque visite, le médecin est immédiatement renseigné sur son malade.

Le nombre des entrées, suivant la statistique publiée chaque année, a été :

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