ARTICLE I. - HISTORIQUE. - LÉGISLATION. - STATISTIQUE
§ 1. — Historique.
Il serait exagéré de dire que l’aliénation mentale est contemporaine des premiers âges de l’humanité, il est vraisemblable au contraire que, si on excepte les cas traumatiques, la folie, comme beaucoup d’autres maladies, ne se montra guère qu’au fur et à mesure que les sociétés s’organisèrent, que les agglomérations humaines devinrent plus nombreuses, et que s’y manifestèrent les passions, les vices, les excitations physiques et morales exagérées.
Ce qui est certain, c’est que la légende et l’histoire nous font voir
ALIÈNES.
l’aliénation mentale marchant pour ainsi dire du même pas que les civilisations, occupant les mêmes points d’élection géographique.
Disons tout de suite qu’il en va de même aujourd’hui encore et que la folie, surtout dans certaines de ses formes, se rencontre bien plus fréquente dans les grands centres industriels que dans les populations disséminées des campagnes.
Elle fut en tous cas connue et décrite tant bien que mal, dès les époques les plus reculées, mais chez les Egyptiens (1), chez les Juifs (2), dans la Grèce antique (3), elle apparaissait comme ayant une origine divine, comme un châtiment et parfois au contraire comme une inspiration de la divinité.
A Rome, l’aliénation mentale fut mieux connue, et comme l’a dit Andral (4), ce fut au milieu des splendeurs du monde romain que la folie devint de plus en plus commune : « les ébranlements politiques, l’instabilité dans les institutions et les gouvernements avaient troublé les esprits, obscurci les intelligences, accru la dépravation ».
Constatons en passant que les médecins romains étudiaient la folie ; continuant l’œuvre hippocratique, établissant avec Celse, Cœlius Aurélianus, avec Soranus d’Ephèse, avec Galien, des classifications ingénieuses ; créant enfin la clinique d’une science qui devait subir ensuite un long sommeil avant que de renaître avec le XVIe siècle.
Les peuples primitifs d’aujourd’hui connaissent encore peu la folie. Humbold et beaucoup d’autres voyageurs ont affirmé qu’ils n’ont point rencontré d’aliénés parmi les peuplades sauvages, soit en Afrique, soit en Océanie, soit en Amérique. C’est aussi ce que disent les missionnaires. Mais si l’aliénation est rare ou nulle en Afrique, ceux qui sont mêlés à la civilisation en Europe ou dans nos colonies, deviennent aliénés comme les autres hommes (5).
MM. Moreau (de Tours), Thomas Wise, Aubert, et d’autres médecins qui ont visité l’Inde, la Nubie, l’Abyssinie, l’Egypte, la Turquie, le Kordofan, affirment n’y avoir vu que très rarement des fous, et que leur nombre est infiniment petit relativement au chiffre de la population. Ce sont là pourtant des assertions difficiles à contrôler en l’absence d’une statistique quelconque dans la plupart de ces pays ; il semble pourtant
(1) Une stèle égyptienne du 13e siècle avant notre ère parle d’une princesse qui, possédée d’un esprit, fut délivrée par l’intercession du Dieu Khons.
(2) On connaît les fureurs maniaques de Saiil, la lycanthropie de Nabucodonosor.
(3) Les histoires de Méléagre, d’Oreste, des filles de Prétus, roi d’Argos, sont des exemples qu’on peut citer ici
(4; Andral, Histoire delà médecine.
(5) Dans leur rapport général sur le service des aliénés (Paris, Imprimerie nationale 1878), MM. les Inspecteurs généraux Constans, Lunier et Dumesnil font remarquer que si la folie dite spontanée n’atteint pas les peuples sauvages, il faut faire une exception pour la folie alcoolique, qui, dans la descendance de ces peuplades, multiplie l’idiotie et les conduit à l'extinction de leur race.
que l’oriental maintienne ses fonctions cérébrales à l’abri de la fiévreuse activité qui est celle des hommes de l’occident et qu’ainsi il se trouve moins prédisposé à sortir de l’état normal.
Voyons maintenant ce qui se passe dans les centres les plus civilisés, où la statistique est en honneur, et nous allons trouver la confirmation de l’influçnce de la civilisation sur la folie. Non seulement ces pays produiront plus de fous, mais dans ces pays mêmes ce sont les campagnes qui en produiront le moins proportionnellement, les villes qui en fourniront le plus ; et cela dans un rapport nettement progressif et en raison de leur importance. — Il y a plus, c’est que dans un même État ça sera la province ou le département où l’activité humaine est la plus grande, où elle embrasse le plus d’objets, où elle forge le plus d’idées, où elle fait surgir le plus de découvertes ; où les sciences, les arts, l’industrie atteignent leur plus haut développement ; où le commerce met en jeu le plus d’intérêts : où les plaisirs s’offrent en foule ; où les jouissances sont les plus vives : ça sera dans ce pays particulièrement favorisé que les déceptions, les misères seront le plus cruelles et que la folie se montrera le plus fréquemment. Là où la lutte est plus ardente et plus belle la victoire, les morts sont plus nombreux et plus nombreux les blessés.
Ce sont des faits indéniables ; mille preuves peuvent en être fournies ; il faut se garder pourtant en les constatant des interprétations prématurées. Il serait pénible de croire avec le ]> Splinger, un Allemand, que la fréquence de la folie dans les différents États est en raison directe de la somme de liberté dont jouissent les peuples ! Qui ne voit qu’il y a là une fausse appréciation et que cette liberté qui élève l’intelligence, est la source de la civilisation plus éclairée, plus raffinée, qui surexcite l’esprit d’autant plus qu’elle succède par exemple à un régime politique plus compressif. La liberté est un vin généreux qui grise quand on n’y est point encore accoutumé mais il n’en faudrait pas conclure que le remède à l’augmentation de la folie soit le retour à l’esclavage. Ce qui est fâcheux c’est que l’hérédité est une des causes les plus actives de l’aliénation mentale et qu’une fois développée, la folie menace plusieurs générations jusqu'au moment où une dégénérescence causée par l’hérédité accumulée fait disparaître la reproduction.
Mais sans nous laisser entraîner davantage dans des considérations étiologiques qui sont du domaine de la médecine pure et ne sauraient trouver place ici, voyons comment, dans notre pays, étaient traités autrefois les aliénés.
Nous avons dit que les observations faites par les médecins anciens dont on retrouve la trace lumineuse dans Hippocrate et après lui chez les médecins romains montraient une science réelle de la folie. Cette science toute d’observation subit une éclipse avec les compilateurs arabes et 6’éteint presque complètement dans la nuit du moyen-âge.
Alors la croyance a remplacé toute observation, toute recherche; et
cette croyance, pour les esprits incultes, dégénère vite en superstition. Le christianisme avait créé la superstition démoniaque ; on croyait à la sorcellerie, à la magie, et les démons intervenaient naturellement dans les délires, leur fournissant un aliment, comme nous voyons aujourd’hui les découvertes scientifiques : l’électricité, le téléphone, être les aliments du délire de nos aliénés. Les fous qui se disent aujourd’hui électrisés, se disaient alors ensorcelés. — Ce qui est plus grave c’est qu’on les croyait sur parole et qu’on instituait un traitement approprié !
Pour détruire les sorts et chasser les démons, la religion et la magistrature se mettaient d’accord : on exorcisait, on emprisonnait, on torturait, on brûlait. Ce dernier système de traitement avait pour lui d’être radical. D’ailleurs on brûlait les sorciers et les ensorcelés ; un pauvre diable se disait possédé des démons, il disait qui lui avait jeté un sort et cela faisait deux victimes : un fou et un innocent.
Il arrivait que cette méthode de traitement ne diminuait pas le nombre des possédés ; le spectacle de ces tortures, de ces bûchers flambants, frappait les intelligences faibles, leur faisait craindre cette possession démoniaque, et les conduisait à croire qu’ils en étaient victimes. Ils n’avouaient pas tous, d’abord, cette possession ; mais s’ils en étaient soupçonnés, — et l’on pouvait ainsi soupçonner tout le monde ! — la question leur arrachait des aveux.
Qui saura jamais le nombre des victimes de ces croyances odieuses du moyen-âge ? Qui pourra dire combien il y avait parmi elles d’aliénés et de gens sains d’esprit? Qui fera comprendre en même temps la haute raison et le sublime courage des Jean de Wier, des Jérôme Cardan, des Pigray, des Daniel Becker, des Naudé, des Richard Mead, qui en divers pays essayèrent de faire entendre la voix de la science et de l'humanité ? Yoix isolées que le public n’entendait ou ne comprenait pas et que le fanatisme des prêtres et l’ignorance des magistrats étouffaient ou faisaient taire.
Ces bûchers se dressèrent, moins nombreux chaque année, jusqu’au xviie siècle ; mais déjà la Sorbonne plus éclairée en arrivait à faire entendre à propos du malheureux Urbain Grandier, en 1634, qu’on ne devait avoir aucun égard aux dépositions des religieuses de Loudun et que « si on » admettait de pareilles dépositions en justice les personnes les plus » vertueuses ne seraient point en sûreté. »
On a peine à comprendre que le christianisme qui, dès les premiers siècles, avait fondé de nombreux établissements charitables qui, s’ils n’étaient pas toujours bien conçus, témoignaient au moins d’un zèle véritable en faveur des malheureux, oublia si longtemps les aliénés. Les populations musulmanes de l’Orient avaient depuis longtemps des asiles spéciaux alors que l’Europe chrétienne n’en possédait pas encore. Ce fut à ces populations musulmanes que les religieux de l’ordre militaire de la Merci qui, occupés du rachat des captifs chrétiens, avaient avec elles
des rapports fréquents, empruntèrent l’idée des asiles pour les aliénés et qu'ils fondèrent ainsi à Valence en Espagne, au xve siècle, le premier établissement de ce genre.
Après Valence, on voit Saragosse, Séville, Tolède, Valladolid, fonder aussi des asiles spéciaux. Seulement quel traitement faisait-on subir aux malheureux dans ces asiles ? Les chargeait-on de chaînes comme on faisait à celui de Feez qui sans doute était au nombre de ceux qui leur avaient servi de modèle ? Il devait en être ainsi vraisemblablement et il y avait déjà plus d’un siècle que ces asiles pratiquaient une charité et une thérapeutique qui ressemblaient plutôt à une répression et à un châtiment, quand Jean de Dieu y fut traité.
« On le traita d’abord, dit son historien Girard de Villethierry, dans l’hôpital des insensés, avec beaucoup de douceur pour voir si son esprit ne se remettrait point, mais on changea bientôt de conduite parce qu’on reconnut que son délire continuait toujours et que ses folies allaient en augmentant. On lui laissait des menottes aux pieds et aux mains ; on le dépouilla, on le battit de verges et on déchira son corps avec une corde nouée et double, afin que la douleur le fît rentrer en lui même et le guérit de cette frénésie, comme cela arrive assez souvent » (1).
L’Italie eut aussi ses asiles vers la même époque, seulement en 1548, à Rome, selon les uns ; déjà en 1352 à Bergame, et en 1387 à Florence, suivant d’autres auteurs.
En France, il est difficile de dire depuis quel moment les hôpitaux et hospices ouvrirent leurs portes aux insensés ; cela remonte à une époque fort ancienne, mais ce fut seulement au xvne siècle que des congrégations, des communes, des hôpitaux, fondèrent des établissements auxquels ils donnèrent une apparence de spécialité : Marseille, Avignon, Lille, Armentières, Saint-Venant, Charenton, Cadillac, etc. (2).
L’abri, la vie matérielle, étaient assurés à ces malheureux dans ces premiers asiles mais le traitement de la folie n’y était même pas essayé, on croyait la maladie d’essence incurable. Il serait malheureusement possible de dire, aujourd’hui encore, que beaucoup d’établissements n’entendent pas autrement leur rôle. Ce sont des asiles , ce ne sont pas des hôpitaux ; les fous y sont recueillis, ils n’y sont guère traités.
Au xvne, même au XVIIIe siècle, si on ne brûlait plus les aliénés, si on n’essayait plus un traitement barbare à coups de fouet ou de lanières, on croyait toujours à la possession démoniaque et la foule ignorante n’ajoutait encore foi qu’à la puissance des exorcismes ; — on traînait les aliénés dans des chapelles miraculeuses, dans des lieux saints qui avaient la réputation d’agir efficacement contre la folie. Les églises de Saint-Bonnet, de Castel-
(1) La Vie de Saint Jeati de Dieu (Ciudad). — Paris, Hortemels, 1691 ; in-4°.
(2) Constats, Lumer, Dumesnil, Rapport général sur le service des aliénés en 1874. — Paris, Imprimerie Nationale, 1878.
ALIÉNÉS
6St
Sarrazin, de Besançon, de Saint-Lizier recevaient la visite d’un grand nombre de ces infortunés. Ce n’est qu’après ces pèlerinages inutiles qu’on les conduisait aux asiles, c’est-à-dire à l’endroit où ils étaient maintenus, mis hors d’état de nuire, avec la chaîne aux reins ou au cou.
En 1786 encore, au rapport de Tenon, on n’essayait de traiter les aliénés qu’à lTIôtel-Dieu, où riches et pauvres n’avaient à leur disposition que deux salles avec des lits à 3 ou 4 places. Après deux mois de traitement, — et quel traitement pouvait-on entreprendre dans ces conditions ! — on les envoyait à la Salpêtrière, à Bicêtre, en prison, où l’on pouvait. Toutes les prisons de l’Europe renfermaient alors des aliénés.
En prison ou à l’hospice, à Bicêtre ou à la Salpétrière, les fous étaient enchaînés comme des bêtes féroces et il fallut attendre 1792 pour voir Pinel faire tomber les chaînes des aliénés, successivement à Bicêtre et à la Salpêtrière.
Emu de pitié, dit le Dr Bourneville (1), à la vue des malheureux fous qui lui étaient confiés, qu’il voyait mis en cage comme des bêtes féroces ou chargés de fer et enchaînés aux murs, Pinel conçut l’idée de supprimer un traitement aussi monstrueux. 11 demanda à la Commune de Paris l’autorisation de mettre un terme à une situation aussi barbare. On le traita de modéré et d’aristocrate. Loin de s’effrayer et de se décourager il se rendit à la Commune et renouvela ses réclamations : « Citoyen, lui » dit un des membres présents à la séance, j’irai demain à Bicêtre te faire » une visite, mais malheur à toi, si tu nous trompes et si parmi tes » insensés, tu recèles des ennemis du peuple. » Celui qui parlait ainsi, c’était Couthon.
Le lendemain, Couthon arrive à Bicêtre. Il veut voir et interroger lui-même les fous. On le conduit dans lêur quartier où il est accueilli par des injures, des cris et des hurlements, mêlés au bruit des chaînes qui retentissent sur les dalles dégouttantes d’ordures et d’humidité. Ne découvrant rien qui lui parût suspect, Couthon se retourne vers Pinel, et lui dit : « Ah ! ça, citoyen, es-tu fou toi-même de vouloir déchaîner de pareils animaux? — Citoyen, lui répond Pinel, j’ai la conviction que ces aliénés ne sont si intraitables que parce qu’on les prive d’air et de liberté. J’ose espérer beaucoup de moyens tout différents. — Eh ! bien, répartit Couthon, fais-en ce que tu voudras ; je te les abandonne, mais j’ai grand peur que tu ne sois victime de ta présomption. »
Pinel était libre d’agir à sa volonté, il fit tomber les chaînes d’une douzaine d’aliénés. Le résultat répondit à son attente. Ces malheureux, dont la fureur paraissait si dangereuse, une fois débarrassés de leurs chaînes et conduits à la lumière, redevinrent calmes, au grand étonnement de leurs gardiens et de tous ceux qui assistaient à ces scènes. Le
(1) Le service des aliénés dans le département de la Seine (conférence faite le 16 janvier 1892). Paris, Vve Babé et C^, 1892.
Encyclopédie d’hyjiône. — V.
premier essai ayant réussi, Pinel procéda de même pour tous les autres aliénés enchaînés dans les cabanons. Quelques années après, devenu médecin de la Salpétrière, il fit pour les folles de cet établissement ce qu’il avait fait pour les fous de Bicètre.
Nous devons à Pinel (f) un hommage reconnaissant pour ce qu’il a fait pour toute une catégorie de malheureux ; les livres, les tableaux, les gravures, ont popularisé son œuvre et fait connaître son nom, mais il ne semble pas qu’il ait eu sur ses contemporains une influence très considérable, puisque deux ans plus tard, en 1794 (24 vendémiaire an II), un décret ordonnait l’internement des aliénés dans les maisons de répression.
§ II. — législation.
Ce décret malencontreux n’était pas le premier acte qui eut été fait en faveur des aliénés.
Si la législation était muette jusqu’en 1790, à partir de ce moment an contraire, les documents législatifs ou administratifs deviennent nombreux, énumérons ici les principaux.
Loi des 16-26 mars 1790. — Elle ordonne la constatation médicale de l’état des personnes détenues pour cause de démence, afin de les élargir ou de les faire soigner dans les hôpitaux qui seront ultérieurement indiqués.
Loi des 16-24 août 1790. — L’article 3 comprend au nombre des objets de police confiés à sa vigilance et à l’autorité de l'administration, » le soin d’obvier ou de remédier aux événements fâcheux qui pour- » raient être occasionnés par les insensés laissés en liberté ».
Loi des 19-22 juillet 1791. — L’article 15 établit des peines contre ceux qui laisseraient divaguer des insensés ou furieux.
Décret du 10 avril 1792. — Il fait participer les aliénés comme tous les autres malades aux secours accordés aux hospices.
(1; N’est-il pas attristant de penser qu’à travers notre histoire nationale il faille arriver jusqu’à Pinel et à l’année 1792 pour retrouver, mis en pratique, les conseils que donnait, seize cents ans avant, Cœlius Aurelianus quand, parlant des médecins qui avaient recours à des moyens de contention violents, il dit qu’ils semblent délirer eux-mêmes en conseillant les violences corporelles, le fouet, la soif la faim traitement déplorable qui ne fait qu’aggraver leur état. 11 conseille do n’employer les lions que dans les cas très rares et avec les plus grandes précautions, car les moyens de répression augmentent ou font naître la fureur au lieu de l’apaiser.
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Décret du 24 vendémiaire an II (1794). L’article 7 consacre leur internement dans les prisons.
Décret du 12 messidor an III, qui ordonne la fermeture de Charenton. Cet établissement fut rouvert par un arrêté du 27 prairial an V.
Décret du 18 juin 1811, qui règle le tarif des frais particuliers à la procédure à suivre en vue de l’interdiction.
Décret du 5 mars 1813, ordonnant au Ministre de l’Intérieur de se mettre en mesure, à partir de 1814, de rendre compte des moyens de pourvoir à la dépense et au traitement des indigents attaqués de folie dans les départements.
Dépêche ministérielle du 15 avril 1815, par laquelle Carnot, Ministre de l’Intérieur confirme une décision du 20 décembre 1814, qui avait institué l’asile de Maréville, hôpital central des aliénés pour le département de la Meurthe et 9 départements voisins.
Circulaire ministérielle du 16 juillet 1819. — Prescrivant aux préfets de faire abandonner partout les cellules souterraines destinées aux aliénés (1).
Circulaire ministérielle du 14 septembre 1833. — En vue d’établir une statistique.
Circulaire ministérielle du 15 juin 1836. — Avisant les préfets de la création de l’inspection générale des aliénés.
Loi de finances du 18 juillet 1836. — Elle décidait par son article 6 que : étaient assimilées, pour 1837, aux dépenses variables départementales, les dépenses pour les aliénés indigents, sans préjudice du concours de la commune du domicile et s’il y a lieu, des hospices. (Cette disposition fut renouvelée dans la loi du 20 juillet 1837).
LOI du 30 juin 1838 sur les aliénés.
TITRE PREMIER