‹ Encyclopédie d'hygiène et de médecine publiqueChapitre 45 sur 177 · ENFANCE · texte numérisé non relu

ENFANCE

Garçons.

Filles

Total.

Écoles professionnelles . . .

Groupes principaux

Placements isolés

■ Xfl«

Total

Nous voyons par ce tableau que les élèves des écoles professionnelles sont au nombre de 242. ils se répartissent ainsi :

Garçons.

Filles.

Total.

École d’horticulture et de vannerie à Ville-

preux (Seine-et-Oise)

Ecole d’ébénisterie et de typographie à Monte-

vrain (Seine-et-Marne)

Ecole de typographie à Alençon (Orne)

Ecole d’Yzeure (Allier). — Couture et travaux

de ménage .

Total

D'autre part, les 378 enfants moralement abandonnés, placés par groupes, étaient à la même époque (1889) dans les localités et les industries suivantes :

Garçons.

Filles.

Total.

Choisy-le-Roy (Seine). — Faïencerie

Bois-Colombes (Seine). — Fleurs artificielles.

Montreuil-sous-Bois (Seine). — Broderies d’art.

Vitry (Seine). — Pâtes alimentaires

Maux-Villcnoy (Seine-et-Marne). — Cristallerie.

Bar-sur-Aube (Aube). — Cristallerie

Bavel (Aube). — Cristallerie

Arcis-sur-Aube (Aube). — Lacets et ganses. . .

Troyes (Aube). — Bonneterie

Croismare (Meurthe-et-Moselle). - Cristallerie.

Nancy (Meurthe-et-Moselle). — Cristallerie.. .

Yierzon (Cher). — Cristallerie

— — Carreaux mosaïques

Saillv-le-Sec (Somme). — Serrurerie

Beaufai (Orne). — Cordonnerie

Saint-Sulpice-sur-Rille (Orne). — Jouets et aiguilles

Saint-Paul-en-Cornillon (Loire). — Tissage d’étoffes

Nîmes (Gard). — Passementerie

Totaux

Nous ne pouvons, on le conçoit, donner ici la liste des 2,347 placements isolés qui figurent dans le tableau ci-dessus et qui sont des placements industriels ou des placements agricoles, mais nous devons dire un mot de chacune des écoles professionnelles qui ont été créées par le conseil général de la Seine.

Ecole d’Alembert. — L’école d’Alembert, située à Montevrain, près Lagny (Seine-et-Marne), est destinée à former des ébénistes et des typographes. Ouverte le 1er août 1882, elle peut recevoir cent élèves du service des moralement abandonnés, dont 80 pour l’ébénisterie et 20 pour la composition et l’imprimerie typographique.

L’aménagement remarquable des ateliers , les machines-outils actionnées par une force motrice, les locaux servant de dortoirs, réfectoires , lingerie , forment un ensemble intéressant. Outre les meubles de style, destinés au commerce, les élèves confectionnent une partie du mobilier des hôpitaux. Tous les imprimés et rapports de la division des enfants assistés sont l’œuvre des typographes de l’école d’Alembert.

En dehors de l’enseignement professionnel, des cours d’instruction primaire sont faits journellement aux élèves, qui sont également exercés à la gymnastique et au maniement des armes. Dans les divers concours de gymnastique auxquels l’école a pris part, elle a constamment obtenu les premières récompenses.

En 1888, le prix moyen de la journée par enfant est ressorti à 2 fr. 75.

Du mois d’octobre 1887 jusqu’au 31 décembre 1888, les recettes produites par les travaux des apprentis se sont élevées à 67,039 fr. 79,

savoir :

Pour l’ébénisterie 50,192 43

Pour la typographie 16,847 36

Total 67,039 79

Ecole de Villepreux. — Cette école située à Villepreux, près Saint- Cyr (Seine-et-Oise), est destinée à l’apprentissage de l’horticulture et de la vannerie. Elle a été ouverte le 1er avril 1882 et peut recevoir 60 élèves du service des enfants moralement abandonnés. Elle est administrée par un directeur, ancien élève de Grignon, ayant sous ses ordres un chef jardinier et un surveillant qui s’occupe de l’atelier de vannerie.

Les enfants y reçoivent l’instruction primaire et un enseignement professionnel complet, au point de vue théorique et pratique, de l’horticulture. Les jardins et les serres, admirablement tenus, sont cultivés par les élèves ; au musée, une très belle collection de fruits en cire mérite d’attirer l’attention des visiteurs et est d’un secours précieux pour l’enseignement théorique.

La vente des produits résultant du travail des élèves rapporte de 6,000 à 7,000 francs par an.

PROTECTION ET ASSISTANCE DE L’ENFANCE

La dépense moyenne d’un élève, par journée, s’est élevée, en 1888, à 3 fr. 80.

Ecole d'Yzeure. — Cet établissement comprend deux services distincts : une école de réforme pour les filles indisciplinées du service des enfants assistés et une école professionnelle de filles du service des enfants moralement abandonnés. La plupart des filles de ce dernier service proviennent de groupes, autrefois créés dans le midi de la France et depuis supprimés par l’administration , d’accord avec le Conseil général. Les placements par groupes, chez des industriels, qui ont donné d’excellents résultats, en ce qui concerne les garçons, ont souvent donné lieu à des inconvénients, en ce qui concerne les filles.

Ecole d’Alençon. — L'administration de l’Assistance publique de Paris a créé à Alençon une école d’apprentissage. Ouverte le 1er mai 1887, l’école, qui pourra contenir soixante élèves, comprend une section de quarante typographes et un atelier de cordonniers.

La dépense moyenne et journalière de chaque apprenti n’a pas, jusqu’à présent, dépassé 2 francs.

Il est à remarquer que les travaux professionnels de l’école d’Alençon ne sont point, comme dans les établissements similaires de Montevrain et de Villepreux, confiés, au point de vue technique, à la direction d’un agent dépendant de l’administration. C’est un entrepreneur qui est chargé, à Alençon, de diriger les ateliers.

Ces renseignements sommaires sur le service des enfants moralement abandonnés de la Seine montrent qu’on n’avait pas attendu, dans ce département, l’intervention de la loi pour assurer la protection de tous les malheureux enfants que délaissent ou qu’exploitent des parents indignes. Il y a beaucoup à faire encore, même dans le département de la Seine, et la loi dont nous donnons à présent le texte permettra au service de faire de nouveaux et incessants progrès.

LOI du 24 juillet 1889 sur la protection des enfants maltraités ou moralement abandonnés.

TITRE Ier

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