‹ Encyclopédie d'hygiène et de médecine publiqueChapitre 99 sur 177 · NON LOGÉ · texte numérisé non relu

NON LOGÉ

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tr.

Surveillants

800 » ou 700 »

Sous-Surveillants

600 » ou 500 »

Suppléants

1ers Infirmiers

Serviteurs

350 » ou 300 »

Les religieuses, dans les hôpitaux et hospices, reçoivent un traitement annuel de 200 francs, en vertu de traités avec les communautés.

Tout agent du personnel secondaire de l’Assistance publique, laïque où congréganiste, obtient, après un certain nombre d’années de services, une pension de retraite, ou l’admission « au repos » c’est-à-dire l’admission dans les hospices de Bicêtre ou la Salpêtrière, dans les quartiers spéciaux de ces établissements réservés aux reposants (1).

Pour permettre aux infirmiers et infirmières d’acquérir les connaissances professionnelles nécessaires à leur profession, il a été créé à Paris trois écoles spéciales : A la Salpêtrière le 1er avril 1878 : à Bicêtre le 20 mai 1878; à la Pitié le 10 mai 1881. M. le docteur Bourneville, médecin du service des aliénés à Bicêtre, membre du Comité consultatif d'hygiène de France, est chargé de la direction de l’enseignement dans ces écoles (2).

1 maîtresse sage-femme et une assistante.

26 surveillantes de salles.

3 veilleuses (en chef).

151 nurses (diplûmées).

28 infirmières assistantes de salles.

Ces dernières sont des domestiques chargées de l’entretien et des gros travaux de salle.

Ces chiffres donnent une idée suffisante du corps des infirmières dans les grands hôpitaux de Londres.

(t ) En Danemark, il existe une association qui se donne pour but de procurer des retraites aux infirmières, ou plutôt un complément à la très modeste retraite que les hôpitaux leur assurent. Voici les principaux articles des statuts de cette société qui s’intitule Association des gardes-malades des hôpitaux danois :

§ 1. — Le but de l’association est de procurer une subvention annuelle aux infirmières obligées de quitter leur service par suite de vieillesse ou d’infirmités . .

§ 2. — L’association se compose d’associés participants, c’est-à-dire d’infirmières placées dans les hôpitaux et payant une cotisation hebdomadaire ou mensuelle, et de membres honoraires qui paient une souscription annuelle sans participer aux bénéfices de l'association. Elle reçoit aussi des dons applicables soit à l’association en général, soit aux infirmiers d’un établissement spécial.

§ 3. — La cotisation hebdomadaire est de 12 cent. La souscription des membres honoraires est fixée à un minimum de 3 francs par an.

§ 4, — Ce paragraphe dispose que l’infirmière qui quitte le service, après avoir été 7 ans membre de l’association, pour cause de vieillesse ou d’infirmité, a droit à une subvention annuelle. Si elle quitte le service sans avoir fait partie sept années de l’association, elle peut obtenir une indemnité une fois payée qui soit au moins du tiers de ce qu’elle a versé

(2) Le docteur Bourneville qui a pris tant de part à la transformation du personnel hos-

HOPITAUX ET HOSPICES

Les cours, dans chacune de ces écoles, sont les suivants :

1° Administration et comptabilité hospitalière ;

2° Anatomie ;

3° Physiologie ;

4° Pansements et petite chirurgie ;

5° Hygiène ; #

6° Petite pharmacie ;

7° Soins à donner aux femmes en couches et aux enfants nouveaux-nés;

8° Exercices pratiques.

Indépendamment de l’enseignement professionnel , les élèves des écoles de Bicêtre et de la Salpêtrière reçoivent en outre l’enseignement primaire.

Secondé par un personnel d’élite, M. le docteur Bourneville a donné 'une grande impulsion à l’enseignement professionnel des écoles d'infirmiers et d’infirmières.

A la fin de chaque année, il est délivré des diplômes aux élèves ayant satisfait aux examens. Le nombre des diplômes, décernés en 1888, a été de 248 (1).

Les cours professionnels dont il s'agit sont principalement destinés aux infirmiers et infirmières des hôpitaux. En outre, les cours des- écoles d’infirmières sont encore suivis par deux autres catégories d’élèves :

1° Les élèves boursières.

Le Conseil municipal de Paris vote, chaque année, une subvention de 20,000 francs pour la création de vingt bourses de 1,000 francs chacune, en faveur des personnes, qui, n’appartenant pas au personnel hospitalier, désirent y entrer après avoir acquis dans les écoles d’infirmières l’enseignement professionnel indispensable.

2° Les élèves externes non boursières.

A la fin de chaque année des distributions de prix sont faites solennellement aux élèves des écoles (2).

Enfin, nous ne pouvons pas terminer cet article sans faire une mention spéciale du personnel secondaire des hôpitaux et hospices de Lyon qui, aujourd'hui surtout, grâce au développement de l’enseignement primaire et professionnel rend de précieux services, qui méritent d’être signalés.

pitalier à Paris, a publié, avec la collaboration de MM. Blondeau, de Boyer, Ed. Brissand, Budin, H. Duret, G. Maunoury, Monod, Binon, Poirier, P. Regnard, Sevestre, P. Yvon, un Manuel pratique de la garde malade et de l' infirmière i

(1) V Administration générale de l Assistance publique à Paris en 1889 (Montévrain, imprimerie de l’école d’Alembcrt) .

(2) Il existe à Paris des sociétés qui peuvent être considérées aussi comme des écoles d’infirmières ; l 'Association des dames françaises , Y Union des femmes de France sont dans ce cas. Nous ne voulons pas parler ici de ces sociétés dont il sera fait mention dans l 'Hygiène militaire , leur caractère de Sociétés de secours aux blessés et leur rattachement au Ministère de la guerre, leur assigne naturellement cette place ; mais nous devions les mentionner comme écoles. L’enseignement y est à la fois théorique et pratique.

Ce n’est pas là un exemple qu’on puisse aisément imiter partout : le recrutement spécial ne se ferait sans cloute pas ailleurs comme à Lyon.

Il y a une question de milieu et une tradition dont il faut tenir compte. En tous cas, il ne serait pas juste de passer sous silence la curieuse organisation des Sœurs hospitalières de la seconde ville de France.

L’Institution des soeurs hospitalières de Lyon remonte au xve siècle. D’abord, récruté parmi les filles repenties, le corps des hospitalières reçut bientôt dans ses rangs des femmes dont le passé était sans tâche mais qui voulaient se consacrer au service des pauvres. En 1526 on leur donna un costume qu’elles portent encore ; mais malgré l’aspect de ce costume qui ressemble à celui de beaucoup de congrégations, les administrateurs des hôpitaux de Lyon ont constamment pris soin que leur corps d’hospitalières ne devint pas une communauté religieuse. Dès la fin du xvie siècle les délibérations des recteurs établissent que ces infirmières seront les servantes des pauvres et ne seront pas des religieuses. En 1611 une nommée Louise Soyr(i) voulut mettre à son engagement la condition qu’elle prononcerait des vœux perpétuels, mais l’administration hospitalière repoussa sa demande parce que l’Hôtel-Dieu n’était pas un couvent mais une maison hospitalière où les filles, appelées volontairement au service des pauvres ne devaient recevoir l’habit que de la main des recteurs, où elles restaient libres de se retirer quand elles voudraient, d’où elles pouvaient d’ailleurs être congédiées par les recteurs.

Ce caractère particulier, dit M. Marius Duc, s’est maintenu sans altération jusqu’à nos jours, ainsi qu’en témoignent les termes du contrat qui intervient entre le conseil d’administration et l’hospitalière, lorsque, après quinze années de bons et loyaux services comme novice d’abord, puis prétendante , elle est adoptée par l’administration, reçoit la croix d’argent et prend rang parmi les sœurs désignées sous le nom de croisées. L’administration s’engage à lui fournir jusqu’à la fin de ses jours « la nourriture, les vêtements, et autres choses nécessaires, tant en santé qu'en maladie , lors même qu'elle serait atteinte de maux incurables ».

L’administration conserve la faculté de congédier les sœurs croisées en cas de fautes graves. Cette révocation ne peut être prononcée que par le conseil. De leur côté, les sœurs restent toujours libres de se retirer. Il est toutefois extrêmement rare qu’elles en usent et il est plus rare encore que le conseil ait à prononcer une révocation.

Le nombre des sœurs hospitalières des 7 hôpitaux ou hospices de Lyon •est de 800 environ, doiit un peu plus de moitié de sœurs croisées comptant au moins 15 ans de services. — Le nombre moyen des sœurs invalides ou malades est de 50.

Les deux tiers de cet important personnel sont employés dans les salles

(1) Note sur l’organisation des Hospitalières des hospices civils de Lyon , par M. Marius Duc. Rapports et documents de l’Exposition de 1889.

HOPITAUX ET HOSPICES

au service des malades. — Un tiers est occupé dans les services auxiliaires : cuisine, lingerie, toillerie, bains, pharmacie, etc.

Des écoles, instituées dans les hôpitaux pour les novices, les prétendantes et même les sœurs croisées, donnent l’instruction primaire. Une institutrice, Mlle Monnier, a la direction générale des écoles hospitalières, elle est en outre spécialement chargée des écoles de l’Hôtel-Dieu et de l’hôpital de la Croix-Rousse. Une autre institutrice, Mlle Devenel, est à la tète des écoles de la Charité et du Perron. — L’école de l’hospice de l’Antiquaille est conduite par des sœurs hospitalières munies du brevet élémentaire. Il y a maintenant 15 sœurs qui sont pourvues de ce brevet, disait M. Duc en 1889 : le nombre en est certainement plus élevé aujourd'hui et cette organisation de l’enseignement primaire fait le plus grand honneur à l’administration hospitalière lyonnaise et particulièrement à son président, M. Hermann Sabran, dont le dévouement et le zèle éclairé pour les questions d’assistance publique sont bien connus de tous ceux qui s’en occupent.

Cette instruction primaire n’est d’ailleurs que le commencement de l’instruction plus .complète et plus utile que reçoivent également les hospitalières lyonnaises, nous voulons parler de l’enseignement professionnel donné par des médecins et des chirurgiens des hôpitaux de Lyon (1).

L’enseignement obstétrical a donné particulièrement d’excellents résul tats. Au 1er janvier 1889, trente-neuf sœurs avaient déjà reçu le diplôme de sage-femmes.

Les cours de botanique ont été aussi très appréciés.

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