‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 116 sur 364 · Marx, loco cit., 1, p · texte numérisé non relu

Marx, loco cit., 1, p

5. Les Amours champêtres |1753), U Chinois poli en France et le Déguisement pastoral (1750) ne sont pas de GIucJe, comme on l'a trop souvent rôpéli;-, ou du moins leur attribution au Chevalier est des plus douteuses. Quant axi Di.itiU; n }uu/rc (mai 1759), deui partitions raanus-

Knlii

l'ompos

il on 1704, sur un livret de Dancourt,

sa charnianle lirnconlrc imprévue (janvier 1764), qui annonce l'Enlèvement au sérail de Mozart, et qui, d'après M. Jullien, resta aux répertoires de Berlin et de Vienne jusqu'à la fin du xviii" siècle.

Avec l'année 1762, commence pour Gluck une période particulièrement féconde; c'est celle de sa collahoralion avec Calzabigi. Raniero di Calzabigi, en Iraduisant en français les ouvrages de Métastase, avait été frappé de ce qu'ils contenaient d'arbitraire, d'arliliciel. « J'ai pensé, il y a vingt ans, écrivait-il en 1734,... que plus la poésie était serrée, énergique, passionnée, touchante, harmonieuse, et plus la musique qui chercherait à la bien exprimer, d'après sa véritable déclamation, serait la musique vraie de celle poésie". » U chercha donc à composer des drames ramassés et énergiques, où les grands mouvements de l'Ame auraient une place prépondérante, et ainsi naquit Orfeo ed Euridice (5 octobre 1762). A partir de ce moment, on peut dire que la réforme dramatique élait chose accomplie''.

L'impression produite à Vienne par l'Orfeo fut profonde.

L'année suivante, Gluck redonnait son B:io(1763), puis écrivait, sur une farce de Lesage, la lienconlre im~ prévue ou les Pèlerins de la Mecque, un gracieux opéracomique, et faisait représentera Bologne, où il entrait en relations avec le P. Martini, il Trionfo di Clelia (14 mai 1763). L'année suivante, il se rendait à Francfort, à l'occasion des fêles dn couronnement de Joseph U, et y faisait jouer son Orfeo, pour lequel il composa un air de bravoure qui, par la suite, lui fut contesté'. A l'occasion de la gravure d'Orfeo, il séjournait quelque temps à Paris (mars 1764)', puis, de retour à Vienne, assistait à l'exécution de son Parnasso confuse à Schônbrunn, pour le mariage de l'archiduc Joseph avec une princesse de Bavière (24 janvier 1765).

Citons, après il Parnasso confuso, avant la Corona (non exécutée, décembre 1765) '", et un Prologo chanté à Florence, le 22 février 1767, le remarquable Telemacco, composé sur un poème de l'abbé Coltellini et représenté à Vienne le 30 janvier 1765, sur le théâtre de la cour; Gluck devait emprunter à cet ouvrage nombre de thèmes qu'il transporta dans les œuvres de sa dernière manière".

Le 16 décembre 1767'2,rA/c(?s«e italienne voyait, pour la première fois, le feu de la rampe, sous la direction de Scalabrini : « Calzabigi, écrit M. Desnoirestcrres, obéissant en cela aux convictions de Gluck autant qu'aux siennes, chercha à se rapprocher le plus possible de l'excessive sobriété du drame antique". >> Ce noble sujet d'Alcesie, qui déjà avait séduit Quinault et LuUi, prenait, entre les mains de Gluck et de son poète, une allure vraiment digne d'Euripide, mais aussi l'unique situation du drame entraînait celui-ci à quelque monotonie. Les spectateurs ne cachèrent

! par J. d'Udine, loco cit..

criles de l)re^ile ont permis ii M. Tier: une partie des airs (Tiersot, Soixante ( let 1908).

Page 1