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nisrniRE de la musique
l'aiitciu- d'MresIe a été mise en lumière par M. Ho- j main Hollaiid, qui a remarqué combien Gluck s'était | appliqué à réaliser l'ensemble de leurs desiderata, culture italienne, emploi de la mélodie populaire du lied, composition d'opéras-comiquos français, « art monumental et populaire, antisavaiit' ».
L'éducation picmière de Gluck est, en cirot, toute italienne, et les onivres de sa première manière présentent les caractères classiques de l'opéra italien; de plus, il a écrit un recueil de romances et travaillé sur des livrets de Favart.
Demandons-nous maintenant si les ouvrages de sa seconde manière fournissent quelques symptômes avant-coureurs de sa réforme dramatique.
En dépit de l'assertion formulée par Schmid, on ne saurait admettre que Gluck cherclie, dès la production d'Artaserce (1741), à s'écarler des cliemins battus^; qui veut trop prouver ne prouve rien, et Schmid s'est laissé aveugler ici par le culte qu'il a voué au grand dramaturge. 11 nous semble beaucoup plus intéressant de suivre à la trace l'évolution de
son fiénie.que d'imaginer chez lui une sorte de révélation à priori. Toutefois, nous reconnaissons avec Arleaga que Métastase, le premier librettiste de Gluck, a pour sa part contribué à la transformation de l'opéra italien, en assouplissant la langue à la musique et en évitant les mauvaisessyllabes^.Calzabigi devait faire mieux encore^.
L'Ezio de 1750 manifeste déjà un style serré et fort; le musicien s'elforce d'associer étroitement la voi.K au.\ instruments. Avec Vlnnocenzn (jiustificata (1755), les progrès accomplis sont plus sensibles, et Gluck perçoit très bien, <à cette époque, que l'amélioration de l'opéra se lie intimement à celle du poème.
Son ouverture, coulée dans le moule traditionnel à trois parties, n'emprunte à l'ancienne « symphonie» que son dispositif extérieur. Si la lettre demeure, l'esprit a changé, et, dans les première et troisième parties, Gluck s'efforce de tracer une sorte de symbole sonore du caractère romain; il emploie, à cet elTet, des sonneries de cors de la façon suivante :
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