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De plus, les chœurs se mêlent à l'action, renfor- I çant le drame de la participation du peuple ■.
La liaison de l'ouverture au drame se resserre dans il Re Pastore (ll'âù}, ohnous trouvons l'ouverture délinitivenienl constituée; elle débute en ut majeur, pour conclure à la dominante, tandis que la première scène s'ouvre en !(<". En outre, l'intluence populaire se répand dans la composition avec le lied d'amour du berger Aniyntas, lird qui s'écoule délicieusement tranquille et simple, sous le bercement respectueux des instruments à cordes. Ici encore, comme dans Telemacco, Gluck manifeste le souci d'unitier la trame de l'opéra, et dans le quatuor de la lin du 11" acte, chacun des personnages chante des fragments, des périodes de la même mélodie.
Voyons, maintenant, Gluck en présence d'une œuvre de circonstance, d'un ouvrage destiné k une cour princière, telle que la Teti(U de 1760. Il lui faudra accepter le point de vue spécial, l'esthétique particulière de cette sorte de composition ; alors, le « secco » rattachera les uns aux autres des airs pompeux, taillés tous sur le même patron et oiués tous de
1. R. Rolland, Gluck; une révolution thamatiqne {Hevne de Paris du 15 juin 1004| et Musiciens d'autrefois, p. i08 tt suiv.
2. Aiilon Sclimid, Christoph WiUibalU Hitler ron Gluck. Dessen Leben und tonkûustlerisches Wirken, p. 25.
3. Arleaga, Ilivoluzioni del Tealro antico, II, chap. ii, p. 64.
4. Ceci ne veut pas dire qu'antérieurement, Gluck n'ait déjà laissé percer ses tendances puissamment expressives. M. Tiersot, on traitant de Gluck compositeur d'opéras italiens, a nionlré, eu elTct, que, dès les premières œuvres de l'auteur d'Alceste, ou reuconlrc des airs carac-
passages destinés à faire valoir la virtuosité des exécutants; néanmoins, le musicien va tirer parti des pauvres conventions auxquelles on l'astreint, et, forcé d'écrire des passages et des vocalises, il cherchera, au moins, à donner à la voix d'excellents points d'appui'.
Mais ce ne sont pas seulement les opéras de la deuxième manière de Gluck qui nous renseignent sur sa propre évolution; il y a encoie ses opérascomiques français, où nous pouvons relever nombre d'indications précieuses. Dans l'Arbre enchanté, par exemple, le style vocal s'alTirme très tendre et devient presque français; il s'aventure sur le domaine populaire, cueillant quelques fleurs des monlagnes de Bavière et de Bohème, dont il se pare avec une candeur charmante. Et voici que Gluck, entrant dans la peau de ses personnages, apparaît délicieusement bonhomme, ou délibérément comique, attentif toujours à dessiner des figures caractéristiques, à relever le trait contingent et typique d'une physionomie musicale. Le passage qui suit, à l'allure de polka, n'est-il pas du meilleur et du plus franc opéra-comique ?
téristiques, de sentiment vigoureusement dramatique, et dont Gluck fera usiige plus tard en les modifiant. Ainsi, un air du Tigrnne de l"43 devient, après simpliflcations, le fameux « Esprit de haine et de rage » iVArmide (1777|. Nos remarques ne s'appliquent qu'a lallure générale de ses opéras italiens.