‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 143 sur 364 · Acte II, scène m · texte numérisé non relu

Acte II, scène m

avec laquelle l'accueillit le public parisien. Sans doute, le livret fut pour beaucoup dans cet insuccès; il était très faible, sans vigueur, d'une fadeur désolante; mais la musique aurait dû sauver la pièce, car, ainsi que l'observent MM. Camille Saint-Saëns et Julien Tiersot, c'est dans ce chant du cygne qu'on observe la forme la plus parfaite. Nulle part Gluck n'a réalisé en ensemble plus harmonieux, un récitatif plus juste et plus expressif, une mélodie plus coulante, plus aérienne; nulle part il n'a fait preuve d'un sentiment plus pénétrant de la nature.

Et pourtant. Echo et Narcisse, tout comme les cinq autres opéras français du Chevalier, consiste en une œuvre composite, formée d'éléments disparates empruntés à des ouvrages de jeunesse. M. HoUand a montré^ que l'air de l'Amour du prologue : « Amu-

7. Sur les deux Iphùjénies, voir F. de Villars, les Deux IphUjénies de Gluck (1868).

8. Cf. le Dernier Opéra de Gluck, par J. Tiersot {flivista musicale italiana, 1902) et farticle de Jl. R. Rolland dans la Mei-ue musicale de 1903.

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