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2. Grimm daissafor chais sur ce fan eux T n vedelto: « Tara ed ï ni 1 u tout on ne s entretena t que
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4. Afin de pren ire a la il I b l o mu cale de son œuvre une part gale à celle qu I Ht bua t au 1 breti sle Boa archa s ava l hdbcrgé alieri chez lu et les deux auteurs travadla ent ensemble
à la Foire, on ne compta pas moins de douze parodies de Tarare.
Signalons, enfin, l'oratorio du Jwjement dernier, exécuté le 30 mars 1788, au Concert spirituel, et que Gluck avait accepté d'écrire pour la société des Enfants d'Apollon, mais que l'alfaiblissement de sa santé le contraignit à passer à son élève. Salieri rejoignit Vienne après le succès de Tarare à Paris, et la capitale autrichienne put applaudir, sous le titre d'A.rur re d'Ormiis, une traduction du nouvel ouvrage de son musicien favori. L'associé de Beaumarchais se remettait alors à écrire des opéras italiens, de la musique religieuse et quelques morceaux pour la Princesse
5. . Quant i la musique de Tarare, dit Grimm, elle n'ajoutera rien à la réputation de l'auteur ; on l'a trouvée très inférieure à celle des Danaides. Le peu de chant qu'on y rencontre est du genre le plus facile et le plus commun, le récitatif presque toujours insipide, et d'une monotonie faligante; quelques chœurs sont d'un bel effet et offrent môme quelquefois une mélodie qu'on regrette de ne pas retrouver dans le chant et dans les airs de danse... Ce qu'il (Beaumarchais) désirait, c'est ime musique qui n'en fût pas. M. Salieri ne l'a que trop bien servi. » {Loco cit., XV, p. 90.)
HISTOIRE DE LA MVSIQVE
XVIIo ET XVIII" SIÈCLES.
FRANCE
de Babijlone. qu'il n'acheva pas'. Il mourut, pensionné par l'empereur, le 12 mai \%io.
Tarare occupe, ilaus l'Iiistoire de la tragédie lyrique française, une place importante, car nous devons saluer en cet ouvrage le premier essai de drame musical qui ait vu le jour dans notre pays.
Deu.v autres musiciens étrangers, Vogel et Paisiello, appartiennent encore au mouvement glucUopiccinniste. Né à Nuremberg en 17i)6, et élève de Riepel à Uatisbonne, Jean-Chrisloplic Vogel^ s'établit à Paris vers 1776, et, dans la Toison d'Or (o septembre 1786), il manifeste une imitation presque servile de CliicU. Il mourut le 26 juin 1788, avant d'avoii' vu exécuter sou lUmophon (22 septembre 1789), dont l'ouverture demeura célèbre.
Quant à Giovanni Paisiello, il a représenté à Paris, de concert avec Piccinni et Sacchini, l'école napolitaine. Célèbre dans le style boulTe, Paisiello avait composé à Vienne il Re Teodoro, qui passa à l'Académie royale de musique le 11 septembre 1787, sous le titre : le Roi Th/'oilon' à Venise. Cet opéra présentait une intéressante particularité, car le final en était constitué par un septuor vocal, disposition à laquelle on ne connaissait pas de précédent. Paisiello sut tirer un excellent parti des morceaux d'ensemble, el réalisa, de la sorte, une combinaison toute nouvelle, puisque, en dehors des chœurs, l'ancien opéra ne comportait que des morceaux à voix seule, des duos et quelques trios. De plus, Paisiello a perfectionné l'air à deux mouvements et, en précurseur de Rossini, il a coupé ses airs, ses chœurs, ses ensembles, de marches symphoniques d'effet éclatant^.
.Nous arrêtons ici notre travail. La révolution musicale est dorénavant accomplie; c'est maintenant à la révolution politique « à créer un nouveau siècle i>, et la musique ne se fera pas faute de contribuer, pour une large part, à cette lourde tâche.
était primitivement des plus humbles et des plus bas. Sans souscrire entièrement à cette apprécialion, qui sacrifie, semble-t-il, au préjugé de la hiérarchie des genres, force nous est, cependant, de reconnaître que l'origine de l'opéra- comique s'al'firme à la fois modeste et multiple. Issu des spectacles foiains, ce genre a rassemblé et mis au point divers éléments que l'on Irouve épars au xvii= siècle dans les comédies-ballets de Molière, et dans les pièces jouées par la troupe italienne qui vint à Paris sous Anne d'Autriche. Il n'est pas jusqu'à Quinault et Lulli qui n'aient contribué eux-mêmes, par les intermèdes comiques qu'ils glissaient dans la tragédie lyrique, à préparer la voie à la comédie musicale.
L'opéra-comique est défini par Lesage et d'Orneval dans la l'rrface de leur Théâtre : « Ce théâtre était caractéiisé, expliquent-ils, parle vaudeville, espèce de poésie particulière aux Français, estimée des étrangers, aimée de tout le monde, et la plus propre à faire valoir les saillies de l'esprit, à relever le ridicule, à corriger les mœurs =. » Ces vaudevilles sont bien français, et voilà sans doute pourquoi on a baptisé l'opéra-comique un genre national. Du reste, Lecerf de la Viéville les revendique comme un produit national : « ces petits airs en vaudevilles, dans lesquels, tout courts qu'ils sont, nous mettons souvent beaucoup de musique, et qui, comme les airs à boire, sont des biens propres à la France et que les Italiens ne connaissent pas; » et un peu plus loin : « Les François, depuis les Grecs et les Latins, sont à peu prés les seuls qui aient entendu cette brièveté raisonnable qui est la perfection des vaudevilles, et cette naïveté qui en est le sel... Nous avons vingt airs de vaudevilles d'un goût peu remarqué, mais exquis''. »
D'un autre côté, l'opéra-comique se distingue par