‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 167 sur 364 · Biirhcret · texte numérisé non relu

Biirhcret

no liii

npose de cinq couplets après les- I. zon, Jetez votre hameçon. »

■ûuve une satire des doubles emibe chante d'abord le simple d'un

Avant de quitter le vaudeville final, remarquons que c'est lui qui a subi l'évolution la plus marquée dans l'ancien opéra-comique. Importateur de musique originale, il a, en outre, substitué aux petites entrées des premières pièces de la Foire des divertissements souvent fort développés et que réglait Dumoulin l'aîné.

Mais il n'est pas le seul à provoquer l'intervention du chœur. Celui-ci apparaît encore, plus rarement, il est vrai, au cours de la pièce, lorsque l'auteur veut exprimer un sentiment collectif.

Ainsi, dans la Princesse de Crtrùme déjà citée, la suite du Grand Prêtre forme un chœur qui déclare que le mariage de la Princesse « regarde et intéresse tout Carizraien ». C'est à ce titre que le chœur intervient. A cet effet, il chante une sorte d'épithalame dû à La Coste : « lo, hymen, hymen, io! » qui témoigne de son allégresse.

Dans les Funérailles de la Foire, nous avons déjà rencontré un chœur à quatre parties emprunté à Lulli. En voici un autre (scène x), en lequel on remarquera les amusantes interjections que lancent les quatre voix :

air de Gillier, qu'Arletiuin déclare fort plat ; le philosophe chante alors le double, à la grande satisfaction d'Arlequin. Ce double donne lieu à des répétitions de syllabes telles que ca, ca, ca, dont on imagine l'effet

il. T. III, se. XV.

12. Cette pièce fut jouée à la foire Saint-Germain, en 1721. T. IV, scène xx, p. 350.

Citons encore, parmi les auteurs de vaudevilles finaux, le compositeur L'abbé. Il a écrit la musique des Pèlerms de la Mecque (1726) et des Comédiens corsaires (172S).

IlISTOIliE DE LA MrstOCE

XVII'' ET XVIII- SIÈCLES. - FRANCE r.

temps qu

Cette pièce présente, du reste, de nombreux épisodes choraux'. Le plus souvent, les chœurs sont parodiés et proviennent de l'opéra. Nous venons d'en signaler un qui est emprunté à VAlceste de Lulli ; de même Persi'e et TUsée, PhaHon et Roland, fournissent des ensembles au Rappel de la Foire â la vie. De même encore, le chœur à trois voix de la Parodie de Téléinaqiie : « Ah! Madame Anroux, nons deviendrons fous, " présente une ressemblance voulue avec un de ceux de l'opéra de Télimaque^.

Los pi(:'ces du Théâtre de la Foire font enfin appel, comme instrument d'expression, à la symphonie, à l'orcheslre. De six musiciens en 1715, l'orchestre passait à quatorze exécutants l'année suivante, et jouait des cotillons, des menuets, des préludes, des ritournelles et des airs puisés dans le répertoire des fredons, dans celui de l'Opéra, ou composés par les musiciens attitrés de l'Opéra-eomique^

11 y a, d'abord, des sortes à.'ouvertures. Ainsi, en tète de la Parodie de Tèiémaque , une mention porte que l'orchestre joue Youverture. De quelle ouverture s'agit-il ici"? Probablement de celle de l'opéra de Téb:mai(ue lui-même. Celte ouverture est suivie de la

1. Voir mSrac scène, p. 415, le chœur dos Forains : « Hélas '. lii-las : »

qui rend la Foire à ses en

Tempête d'Alcyone de Marin Marais, grand morceau descriptif fort célèbre, pendant l'exécution duquel la scène représente deux vaisseaux secoués par une mer agitée. Les Arrests de l'Aynoiir débutent par « une symphonie douce », tandis que le Rappel de la Foire à la vie s'ouvre par « une symphonie lugubre ». et que le Réveil de l'Opéra-comique'- esl précédé d'une symphonie extravagante. On voit que les musiciens de l'Opéra-coraique s'elforcent de relier le morceau symphonique, qui prélude à chaque pièce, avec le contenu de cette pièce. L'ouverture prend ainsi la couleur, le caraclère général de l'action. Au moment où le rideau se lève sur le décor de l'hle des Amazones, figurant, en vue d'optique, un port de mer, on entend une symphonie où résonnent trompettes et

timbales

ce qui marque immédiatement l'allur

belliqueuse, guerrière, de la pièce qui va suivre.

De plus, l'orchestre intervient fréquemment pendant les pièces, et presque toujours pour annoncer un spectacle ou l'arrivée d'un personnage important ou extraordinaire. La symphonie ciée, de la sorte, une atmosphère de magie, de féerie, et joue sensiblement ici le même rôle qu'à l'Opéra, où elle se relie

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