Tome.VlIl (foire Saiul-Laurcnt, 1724), sccne ii. p
par un paysan : i< Je ne connaissions pas autrefois dans nos champs. »
Enfin, l'orchestre assurait l'accompagnement des airs, tant fredons qu'airs nouveaux, chantés durant toute la pièce, et exécutait les ballets des vaudevilles finaux.
Tels étaient, dans leur ensemble, les éléments mu- .sicaux du théâtre de Lesage. Pour mieux lier les vaudevilles, on mêlait aux vers des fragments de prose, et ainsi se constituait ce qu'on appela les pièces mixtes, mi-partie en prose, mi-partie en vers. L'importance du dialogue s'en trouvait augmentée, au grand bénéfice de la cohésion des pièces.
Ces diverses transformations, dues à Lesage et à ses collaborateurs d'Orneval, Fuzelier, Piron, Pannard et Vadé, s'etïectuaient au milieu d'une situation toujours troublée, car, en dépit d'accalmies passagères, l'Opéra-comique ne cessait de lulter contre ses ennemis. C'est ainsi que, depuis 1716, une nouvelle troupe italienne, rassemblée par les ordres du Késent, s'était installée à l'hôtel de Bourgogne, où
8. Tome VIII (Prologue, foire Sainl-Laiirent, 1730), scène i.
<). Tome VU (foire Saint-Gormain, 1730), se. x et xi, p. 423, 4Î4.
10. TomeVII(lbire Sainl-I.aurcul. 1729), scène iv, p. 130, et scène xi, p. 132. I.'air chanté par le Grand Prêtre est de Gillier.