II. de turzon, Grétry, p
se rend à (jerK-ve, où il donne des leçons de chanl el apprend ;"i connaître les opéras-comiques de Monsigny el de Philidor; puis, il se fait présenter à Voltaire, avec le secret espoir d'en obtenir un livret; déçu de ce côté, et violemment attiré par la scrne française, il part pour Paris, durant l'été de 1767 ',et ne tarde pas à succomber aux séductions dont se parait alors la Comédie italienne. Ue nombreux protecteurs, Arnaud, Suard, l'ambassadeur de Suf'de comte de Creutz, li; prince de Conti, lui rendaient les premiers pas faciies^, et lorsqu'il donne le Hiiron au théâtre de ses rêves (20 août 17G8), illui afTecte le numéro d'œuvre 1. Marmontel en avait tiré le livret d'un conte de La Fontaine, l'ingciiu. Le succès éclata, très grand^, très sincère, el, sitôt après l'apparition de Lucile et du Tableau parlant (1709), Paris tout entier s'engoue du jeune musicien. Soutenu par M°= Trudaine, par le fermier général Bourret, par la duchesse de La Rochefoucauld, Grétry fréquente M"= Vigée- Lebrun, Grimni et La Tour; il est l'ami des Encyclopédistes et s'entend appeler partout « l'aimable Grétry* ».
En 1771, à l'occasion du mariage du comte de Provence, il compose '/Jmire et Azor, que le théâtre de la cour joue le '.) novembre 1771, et, la même année, il reçoit du roi une pension de 1.200 livres, qui s'ajoute aux 1.200 livres qu'il touchait déjà de la Comédie italienne. .Séduit par l'éclat de sa réputation, Sedaine se met à collaborer avec lui, à la grande fureur des Monsignisles, indignés contre un musicien assez audacieux pour arracher Sedaine à son associé''- Le Magnifique fut l'heureux résultat de cette collaboration (t mars 177:))''.
Enivié par ses triomphes, Grétry voulut essayer sur une grande scène des forces qu'il savait puissantes, et il composa pour les fêles données à Versailles à la fin de l'année 1773, au moment du mariage du comte d'Artois, un ballet héroïque en trois actes, sur des paroles de Marmontel, Cfphale et Procris. Déjà, l'astrede Gluck se levait, et Grétry ne pouvait songer sérieusement à lutter contre l'auteur d'/pAif/t^nie. M"° de Lespinasse lui conseillait de s'en tenir au genre aimable de demi-caractère, dans lequel il avait jusque-là si bien réussi". Mais Grétry n'entendait point suivre ce sage conseil, et la reprise do rr/i/id/c <7 /'rofris(23 mai 1777) ne fil que souligner davuiUi.^- l.i disproportion qui régnait entre le génial chanl le AWIcatc et lui. A partir de 1778, Marmontel cesse de collaborer avec Grétry', et le musicien le remplace par un Anglais du nom de Haies (d'Hèle, Hèle, d'Hel;-', puis, recommence ses tentatives de conquête de l'Opéra. La place qu'il rêvait de prendre à côté de Gluck était mallieureusemenl occupée déjà par Piccinni; néanmoins, son Andromaque remporta des succès fort honorables, auxquels mit fin l'incendie de l'Opéra \8,juin 1781).
Avec Colincttc à la cour (I" janvier 1782), Grétry introduit la comédie musicale à rAcadémie royale;
^oc la presentaUon foui nit à Grétry i sopl A celte époque il lit de la mus
1 er chez lui sans succès, le premier
laissant à Giplrv
/es, son ttes
arii.lr l,;,-,,-i;,i,
ssd Grélrj deui poèmes d'opéra-
nucli .. ' ■■
lu 1 '
( te or music m Fiance and Italy.
Coiii|,l., |.i
Il I p ^1 — Girat, .Wmoirw