Mmure de Franc: nov. 1713, p
On trouve aussi ilans Lecerf de la Viéville d'intéressantes observations conrernant les i mélomanes » de la lin du xvn" siècle. On y voit, en ]iarticuller, que la jeunesse est envahie du désir de briller dans l'atcompagnement, et tie se constituer, de la sorte, une réputation d'habileté et de science : « Jouer des pièces pour s'amu.ser soimême agréablement, ou pour divertir sa maîtresse ou son ami, est
de la Foire habituèrent notre public à d'autres cou ventions théùlrales que celles qui régnaient à l'Opéra. 11 fut admis que des personnages pouvaient chanter et parler alternativement. On accepta que le pittoresque, la couleur locale, la paysannerie, la vie bourgeoise, vinssent s'afficher à la scène.
La première forme qui prit naissance au sein des anciens répertoires français et italien fut la comédievaudeville, plus prompte à s'établir à cause des fredons que tout le monde connaissait. Lorsque éclata la guerre des Bouffons, la comédie-vaudeville, perfectionnée parFavart, préparait déjà l'apparition d'ua genre plus relevé et plus dramatique. Au moment de la Révolution, l'opéra-comique se drapera dans l'héroïsme, et prendra des attitudes tendues qui contrastent singulièrement avec les coquettes pastorales des premières années du règne de Louis XVI.
On a appelé l'opéra-comique un genre « éminemment national ... Sans doute, ses origines, la pièce à vaudevilles, en font un enfant de notre sol, bien que la comédie ilallenne, nous croyons l'avoir suffisamment montré, ait joué un rôle extrêmement important dans son développement, et que les opéras bouffons italiens l'aient profondément inlluencé. Mais on pourrait peut-être justifier, à un autre point de vue, l'éplthète, de « national », car l'esthétique de l'opéra-comique, en proclamant la nécessité de la simplicilé et du naturel, en demandant, avec Diderot et Grétry, la substitution d'une tragédie musicale bourgeoise à l'opéra emphatique et spectaculeux, s'est profondément inspirée de tout un siècle de pensée française.