‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 19 sur 364 · H*.' CORDE · texte numérisé non relu

H*.' CORDE

4.Ces estoil.les demi bril.lantes M'allumoyent en mi . le fa.çons,Mais elles 8 Encor'gardoy- je,ce mesemble,En mon autre capti.vi . té,Qiielque espoir 11 Ména.gésdou. cernent ma vi. e, Me traitant com . me l'Amour veut, Luy n'aque

moy cognoissonsQu au en ma li . ber.te, Mais le bien pour sonbut, Et

ous, sous qui comme

flammes bruslantesCe n'estoyent rien mon à . me tremble,Vous me l'a . vés la ty.ran.ni.e Qui fait tout 1

moy cognoissonsQu au

que des glaçons,

du tout o.sté.

mal qu'elle peut.

rienquedesglajons, vés du tout o.sté.

le mal qu'elle peut.

et moy cognoissonsQu'au pris de vos flammes bruslantesCe n'estoyent rien que desglaçons, en ma li . ber.té, Mais vous^sousqui mon à. iiietremble,Vous me l'a . vés du tout o.sté. le bienpour sonbut, Et noncomme la ty.ran.ni.e Qui fait tout le malquelle peut.

ma I bienpour

ber.te, Me sonbut, Et

ouSjSousqui non comme

flammes bruslantesCe n'estoyent mon à. metrembleyousmela ty.ran.ni.e Qui fait tout

ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU CONSEnVATOIliE

Mersenne, dans le livre cinquième de son Harmonie universelle, nous assure que « la perfection de l'Harmonie consiste dans le nombre de quai re parties ». Et, à propos de ces quatre voix, il ajoute : « parce que la basse procède par des mourcmenls plus tardifs, elle n'est pas ordinairement si diminuée (c'est-à-dire si fleurie, si rapide) que les autres, et va souvent par les intervalles des tierces, des quartes, des quintes, et des octaves, afin de donner lieu aux autres parties, et particulièrement au Dessus qui doit chanter par mouvements ou devrez conjoints , tant que faire se peut ; e.ommc la Taille doit particulièrement goiircrncr le mode, rt faire trs nulnirrs ilnnx Iriirs lirnprrs lieux. La Iblillr-rniiln- iloit llsrr ilr p„ss,i.,rs [,irl rln/'ins,

afn a leurs.

On remarquera dans la pièce de Le Jeune la juste application de ces préceptes, qui sont ceux de la théorie et de la pratique de la Renaissance dont

Mersenne, au début du xvii° siècle, se taisait un dernier écho.

Voici une autre pièce , d'un tout autre caractère, et datant de la lin du xv" siècle ou des premières années du xvi", où le jeu contrapontique se présente à plein. C'est d'abord un duo dans lequel deux sopranos concertent en style soutenu sur le chant de l'Aie reru»!. Cette première partie de la composition terminée, le duo reprend, identique, sur la suite du texte « vcre passum »; mais, aux voix supérieures, s'ajoute le contrepoint richement fleuri de la basse. Et, vraiment, c'est merveille de voir comme cette pièce, dans son duo, parfaite par la beauté de ses lignes, de ses harmonies, de ses rythmes, et par la sublimité de son expression religieuse, trouve encore à s'achever en sublimité et en perfection, cela par la simple adjonction d'une ligne mélodique : c'est un de ces miracles d'art dont le maître Josquin était coutumier.

Josquin dbs Près : « Xte verum corpus (

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