‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 20 sur 364 · SOPRANO · texte numérisé non relu

SOPRANO

ve

ve

rum

cor.

Ul

Ui J

cor . pus Chri . sti,

-pus

^;-fc

Chri

sti,

(Cor .

pus) na

tum

pus)

pe — 1

rr. — h

ex

Ma .

ri .

vir

ne,

ex

Ma.

Lii-J

.ri .

vir

gi -

ne.

vir

feM ^=^

^xû — ^ —

bH^

iiJsrornE nRt/.A musique

CONTRALTO

BARYTON ELEVE

/j A TROI

Ve

re

pas

If

Ve

ifè

pas

suni

im

mo -

Ve . re pas

/ILh ■■' =

.sum,

il J 1

im .

mo .

la .

tum

im .

la

tum,

im

mo

la

rr r i

. mo .

la

tum

in

cru .

ce

pro

ho.

tum

ja.

in

cru - ce

Fr=r^

mi

ne

in

cru .

ce

pro

cru

ce

"f^fj^

ho

rrr

H est des contrepoints où la mélodie thématique est reproduite, soit par fragments, soit en entier, par une ou plusieurs voix, à l'unisson, ou à l'octave, ou à la quarte, ou à la quinte, voire à tout autre intervalle, par mouvement semblable, ou contraire, par mouvement rétrograde; en valeurs identiques, ou diminuées, ou augmentées, etc., etc. Ces mélodies, ainsi disposées, sont régies par les règles de l'imitation stricte, de l'imitation canonique. Et les vieux maîtres excellèrent dans ces artifices de composition, dont ils ont laissé mille et mille exemples de la plus rare ingéniosité.

L'imitation se présente alors comme le principal moyen d'action de la polyphonie; c'est elle qui relie, accorde, dirige et maîtrise le discours des voix concertantes. Par les répétitions de ses dessins, elle multiplie la puissance mélodique des thèmes, comme, par ses dispositions symétriques, elle est l'ordre lumi-

CONTRALTO

neux dans la variété et la complexité des accents polyphoniques et polyrythmiques. L'iiniliiliiin est une source de joie pour l'espril, et d'enchantement pour l'oreille, à qui plaisent les formes harmonieusement cadencées et harmonieusement enchaînées les unes aux autres; elle est souvent un très puissant moyen d'expression par le fait même qu'elle reproduit, qu'elle prolonge, et développe, un thème qui, de lui-même, peut déjà être émouvant.

La pièce de Le Jeune « S'ébahit-on » présentait dans sa vcpliqun de charmantes imitations libres. Voici une chanson de Clément Janequin qui comprend une imitation stricte, un canon à l'octave entre le Ténor et le Soprano, qu'accompagnent les discrètes lignes de la Basse et du Contralto. A lire cette page, ce gracieux joyau d'art, qui croirait qu'il est conçu en une forme que beaucoup d'entre nous regardent comme difficultueuse, et contrainte, et lourde?

l'es . preu . ve,

Suis je chan . gé pour quelque

pour

l'vI. - 1

quel . que

temps per .

du?

Nen .

ny, ma .

dame, ac .

pour

quel . que

temps per

du? Nen .

ny, ma .

dame,ac .

temps per .

duV

Nen .

ny, ma .

dame, ac .

quit.tez

vos. tre -^ P

temps per . du?

Nen . ny, ma .■ dame,ac . quit.tez vos. tre

IIISTOIRE DE LA ilUSin/'E

XV/» SIÈCLE. - FRANCE V2r,

àe.u: Le cueur est tel

tV^-

ÏT^f^

tel

^ 1 1 que

la fa .

ce

l'es.

la

fa .

ce

l'es .

preu . ve,

le

zut eue

ir est

tel que

la

fa .

ce l'es.

:ïj:

la

fa .

ce

l'es.

preu

|T"rr 1

ve,

iTt^tM

le

cueur est

tel,

le

3ueur

est t

el que la

fa . ce l'es

(^^^'^ uJ d --

ve,

le

cueur est

tel

que

la fa .

.preu

ve, le

J- i cueur est

tel que

à la

fa .

ce l'es .

preu . ve,

Ff"=rf

le

cueur est

tel

Lx. ,

que

la

fa .

ce l'es .

preu

.preu . ve,

le cueur est tel.

r^èqiV r-n

=f=ff=

.ce l'es.

preu

le

cueur est

tel que

la fa .

ce l'es.

preu

V):,Vl p j—

rrr

ve, que

la fa

. ce l'es

. preu

. ve.

n II

le cueur est tel, le cueurest tel que la fa . ce l'es . preu . ve.

1270 EXCrCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIONXAinE DU COSSERVATOIIiE

Je pourrais olfrir nombre d'exemples de compositions basées sur les imitations, libres ou strictes. Qu'il me suffise de rappeler les messes et les motets du xv!"^ siècle, ces nobles formes d'art où nos maîtres franco-belges, et leurs disciples de toutes les Écoles, prodiguèrent des trésors d'invention heureuse et d'expression.

Parfois, cependant, le contrepoint se réduisait au rôle simple et effacé d'accompagnement d'une mélodie. Tel ce psaume de Goudimel où la voi.x principale, le choral liturgique, chanté par le Ténor, est, sauf çà et là aux retards de cadences, soutenu note contre note par les autres voix.

Claude Goudimel : <- X toi, mon Dieu, mon cœur monte. »

toi mon es

Fay que je ne tombe

hon . te,

Au gré de mes en . ne . mis

HISTOIRE DE LA MUSIQUE

Hon . te n'aii.ront voi . re . ment Ceux qui des .

sus toi s'a

en ceux qui

,/0 ûj — [-

ri—

du

re. ment

Et

sans

eau

se

les

en

. nui .

ent

du

re.ment

Et

sans

eau .

se

les

en

nui

ent.

du .

-tffjM> — 1-

re. ment

Et

sans

eau

se

les

en

nui

ent.

du . re.ment

eau. se les en . nui . ent.

Voici, encore de Goudimel, le même psaume : la 1 concerlent, usant d'imitations libres; le cliant liturmélodie principale, transportée au soprano, s'accom- | gique domine dans un ensemble prestigieux, pagne de contrepoints en style fleuri; alors les voix

Claude Gocdimbl : u A loi, mon Dieu,

SOPRANO (Chant choral)

CONTRALTO

-mis. Hon

HISTOIRE DE LA MUSIQUE

.ment, qui du

rement Et sans cau.se les en.nui

La siiiiult.Tnéili- du chant et des paroles eu toutes les voix, (|ue je iiomine conlrrjjoiiti si/ltaii'iue, ne s'employait pas seulement dans l'accompagnement d'une mélodie dotmée. Les compositeurs en usaient parfois dans les œuvres sans thème oblieé. Cette

manière nous est restée; elle est courante dans le clioral moderne. Il faut avouer que les vieux maîtres de la Henaissance nous ont laissé, en ce genre, certains modèles que nous ne surpassons point. Témoin cette jolie bluette de maistre Clément Janequin :

CONTRALTO

Clément Janeocin : ■. Ce moijs de maij. •■ . 1. .. 1 , . . J . , t

Ce

moys de

may, ce

moys de

may,

ce

moys de

may ma

ikS V, i i '

Ce

moys de

may, ce I ,

moys de

may, =1=

ce

moys de

may ma

Ce

moys de

may, ce

moys de

may,

ce

moys de

may ma

Ce moys de may,

ce moys de may ma

vesti . ray. De bon ma . tin me le . ve . ray,

frÂ

1 — I — in

il J r

moys de

may,

de

bon ma .

tin me

le

va .

ray:Ung

saultjdeux

saulx, trois — i 1—

moys de

may,

de

bon ma .

tin me

le

. ve -

ray: Ung

saultjdeux

saulx, trois

moys de

may,

— JH

de

bon ma .

tin me

le

ray: Ung 1 f

f ^ sault,deux

saulx, trois

de bon ma . tin me le . ve . ray: Ung sault, Ung

sault en ru . e je fe . ray Pour veoir si mon a . my ver . ray.

HISTOIRE DE LA MUSIQUE

Ce moys de may, je vesti . ray.

" Il est des compositions où le style fleuri d'imitations alterne avec le style syllabique. Il en résulte des oppositions fort remarquables. L'ingéniosité (d'un maître peut tirer de là de charmants ou de puissants

effets. La Mùjnonne de Guillaume Costeley en offre un délicieu.x exemple. Du même maître, voici un morceau d'un travail non moins achevé, d'une expression non moins exquise :

127fi ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU CONSERVATOIRE

GoiLLAUME CosTELBY : « Alloiis ttu lerd hoccuge.

Page 1