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LES TREMBLEMENTS

3. M. Pirro a montré que J.-S. Bach connaissait et enseignait à ses olives toute la technique d'agréments indiquée par Couperin, co que Ludnig-Oerbcr appelle « ses manières ». Cf. Pirro, laco cit., p. 434.

5" IiES TIEBCESOOULEES 6' LES CAPENCES.

7" LES ARPEGES.

r^-Hf 1

Enmontanl.

En descendant Cadenre appuyée

Cadenr

e dn.ihle.

Arpente

iimuDtaDt.

Arpeg-fendescendaiit.

Couperin déclare que le mouvement des pièces est généralement animé, et que ces pièces doivent être exécutées avec vivacité; à l'égard des Pièces tendres, il ne convient point de les jouer aussi lentement que sur les autres instruments, à cause du peu de durée des sons du clavecin. « Coupeiin, dit M. Méreaux, jouait en musicien sentant profondément son art; » mais il ne voulait pas que l'expression du jeu se traduisit par des mouvements du corps ou des grimaces du visage, et il insiste là-dessus dans sa curieuse Préface de VArt de toucher le clavecin.

Il entre dans de longs développements au sujet de l'assouplissement des doigts et du mécanisme du clavier, indique, notamment, une façon de doigter les passages en tierces (5/3, 4/2), et lie ces passages, alors que les anciens clavecinistes, qui attaquaient les tierces avec le deuxième et le quatrième doigt, ne pouvaient que les exécuter en détaché. De nombreux exemples accompagnent les prescriptions de Couperin. Toujours préoccupé d'une exécution nuancée, subtile et expressive, il explique l'usage qu'il propose de la suspension :

« L'impression sensible que je propose, dit-il, doit son effet à la cessation et à la suspension des sons, faites à propos et selon les caractères qu'exigent les chants des pièces. » La suspension, d'après Couperin, n'est employée que dans les mouvements lents et tendres; on peut la considérer comme un des premiers essais de tempo rubato.

François Couperin a écrit des Préludes mesurés qui sont d'un excellent exercice pour les élèves et qui, en assurant l'assouplissement et l'indépendance des doigts, préparent parfaitement à une correcte interprétation de ses Ordres. Il a lui-même résumé ses tendances et sa manière, en déclarant « qu'il aime beaucoup mieux ce qui le touche que ce qui le surprend ".

Cf. Pi

'■Elhrl

• de Bach, p. 430.

2. Cette Aiwlhmsi- a été transcrite par M. Georges Marty. — Voir l'art, de M. Heusa dans le bulletin mensuel de janvier 1905 de la Socirlê inlirnationalc de musique, p. 180.

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