VIOLON
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Gavotla. (îralioso
Solu.
Si les concertos à quatre violons d'Aubert sont les premiers repiésentaiits du genre Concei'to dans notre littérature du violon, il convient, cependant, de remarquer que le type ternaire du Concert italien était déjà connu eu France à cette époque, où des violonistes transalpins avaient propagé les œuvres de Corelli et de Vivaldi.
Ce serait le lieu de dire quelques mots de Michel Mascitti, plus connu sous le nom de Michel, musicien du duc d'Orléans et de Crozat, qui, bien que né à Santa Maria, dans le royaume de Naples, s'était fixé à Paris, où il publia neuf œuvres de violon, et où il se fit naturaliser au mois de décembre 1739'. Mascitti, selon Uaquin, avait écrit « dans le goût français », et ses compositions bénéficièrent d'une très grande réputation. De 17u4 à 1738, il fil paraître des Sonates à violon seul et la Lasse, des Sonates à deux violons et la basse et quatre [Concertos à six instruments (1727) du type Concerto (jrosso.
Les concertos de Mascitti comportent trois instruments principaux ou di Conccrtino (deux violons et une basse) et trois instruments d'accompagnement, di ripieno (un violon, un alto et une basse).
Ils déhuleiit par un allegro et révèlent la forme ternaire; le musicien cherche à s'inspirer du style de Geminiani , mais il demeure assez loin derrière son modèle. Sa mélodie est lluide, coulante, très italienne; jamais Mascitti ne cherche à produire des effets d'opposition entre les deux ensembles instrumentaux, concertants et ripiénistes. Le premier violon reste toujours très en dehors, et souvent Mascitti lui confie un travail de pure virtuosité.
Venons-en maintenant à un de nos plus illustres violonistes, à Jean-Marie Leclair. Lui aussi a puissamment contribué au développement de notre littérature symphonique.
Jean-Marie Leclair, né à Lyon le 10 mai 1697, était l'ainé des huit enfants d'un modeste passementier de celte ville. D'abord danseur et maître de ballet à