‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 22 sur 364 · MEZZO SOPRANO · texte numérisé non relu

MEZZO SOPRANO

HAUTE CONTRE

BARYTON ELEVE

De . li - et . te, mi.gno.net. te, pu . ce . let . te, pro.pe. let .te,

De- li . et . te, mi.gno.net .te, pu . ce . let . te, pro.pe. let. te,

De. li . et . te, mi. gno.net. te, pu. ce. let. te, pro.pe. let. te,

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De. li. et. te, mi.gno.net. te, pu . ce . let . te, pro.pe. let . te.

Voir le Moui-nnent

1280 EXCYCLOPÈniE DE LA MUSIQUE ET DICTIO.V.VAfRE DU COySERVATOIRE

L'œil bru.ne.let Vo . stre vi. sa Vos a -gré. a

. ge poupin, blés cheveux

4"j JiiJ -^ ^ ^m

L oeil bru.ne.let Vo . stre vi . sa Vos a. gré. a.

vous a.vez . ge poupin, blés cheveux

que la me . re d'amour i

Lys, vi . 0. let . tes et ro . ses mes

Cha.steignerés, a.ve.lins re.lui.

roit:

. les,

sans.

Œil que la me . re d'amour "a .voii . roit: Lys, vi . 0 .let . tes et ro . ses mes . les, Cha.steignerés, a.ve.lins re.lui. sans,

L'œil bru.ne.let Vo . stre vi . sa Vos a. gré. a .

vous a . vez . ge poupin, blés cheveux

Œil que la me . re d'amour a.vou.roit: Lys, vi . o.'let . tes et ro . ses mes. les, Cha.steignerés, a.ve.lins re.lui. sans,

Œil quidar.de mi -le feux Teint ai.mable,clairbrunet:

Beaux, épais et fins, et longs,

En Tçint Sont,

mi.le flèches d'amour de la bel. le Venus à qui les découvres,

Aux cœurs généreux et gen J tils Plaisttantqueje n'osey pen \ ser.

Autant quede poils,debeaux lacs

(&' J JJ ^^ jj

M-JJj J^

Œil qui dar.de mi . le feux Teint ai.mable,clair brunet:

Beaux, épais et fins, et longs.

En 1 Teint ( Sont,

ni.îe flèches d'amour le la bel. le Venus i qui les découvres,

Aux cœurs généreux et gen \ tils.

Plaisttantqueje n'osey pen Autant que de poils,debeaux lacs.

Œil qui dar.de mi . le feux Teint ai.mable,clairbrunet:

Beaux, épais et fins,et lonf

En miJe flèches d'amour Teint de la bel . le Venus Sont, à qui les découvres,

Aux cœurs généreux et gen . tils.

Plaisttantqueje n'ose y pen . ser.

Autant quede poils,debeaux lacs.

Œil qui dar.de mi . le feux En mi.le flèches d'amour Aux cœurs généreux et gen . tils. Teint ai. mable,clair brunet: Teint de la bel. le Venus Plaisttantqueje n'osey pen - ser. Beaux, épais et fins, et longs, Sont, à qui les découvres, Autant que de poils,debeaax lacs.

lIISTOlItE m- LA Ml'SrOI'E

MKZZO SOPRANO

BARYTON ELEVE

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ENCrCLOPEDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU CONSEliVATOinE

le l'éni - ne pioué. Tau . tre iou . ir de la fleui

L'un de l'épi - ne piqué, Tau

J'ai dit que le contrepoint de nos vieux maîtres était l'art des mélodies superposées et concertantes.

Mais ces mélodies, qui sont la base, le centre et le couronnement de ces architectures sonores, de ces concerts de voix que, de plus en plus, les sociétés chorales et les maîtrises remettent en honneur, ces mélodies n'ont pas été sans surprendre parfois nos habitudes musicales. Par leur tour, par leur diatonisme spécial, par les harmonies qu'elles provoquent, par leurs cadences, par tout leur être enfin,

elles donnent souvent l'impression de l'inusité, voire de l'étrange. C'est que ces mélodies relèvent de modalités autres que celles que nous pratiquons aujourd'hui.

Regardons rapidement à ces modalités. Parlons d'abord un peu de l'échelle générale, génératrice de tous les modes.

Nous appelons échelle commune diatonique, fondamentale de notre art de musique occidental, la série de tons et de demi-tons disposés ainsi :

qu'on peut étendre au grave ou à l'aigu, en observant les mêmes alternances de tons et de demi-tons. |i) Cette échelle commune est la base des échelles particulières que nous nommons modca.

En effet, sur cette échelle prenons une série de sept sons; on arrive à un huitième son reprodui-

sant le son initial : on a dès lors une octave, c'est-; dire l'ensemble des tons et des demi-tons nécessaires à la composition d'une gamme, d'un mode, disons plus précisément une espèce d'oclaie.

Sur l'échelle commune on peut former sept octaves.

Ce sont les sept espèces d'octaves traditionnelles. Si l'on va plus outre, on reprend les mêmes séries.

Nous avons donc sept espèces d'octaves, pas plus; distinctes chacune par la place des demi-tons et des tons.

On pourrait s'arrêter là, et dire que nous avons sept modes d'être de la gamme diatonique; mais l'art qui nous occupe est plus complexe. Pour le moyen âge et la Renaissance, l'octave ne fut que le cadre extérieur d'un mode où agissaient intérieurement nn peiilacorde, groupe de îi notes, et un tctnironlc, groupe de 4 notes. C'est par l'espèce de ces deux derniers élé«ents, et la place qu'ils occupaient dans l'octave, que Tut caractérisé le mode. Et ainsi, au lieu d'être restreint à 7 modes, on en compta jusqu'à 14, pour les réduire usuellement à 12 et, selon la classification grégorienne, à huit.

Expliquons-nous aussi brièvement que possible.

Sur l'échelle commune où nous avons pris les 7 espèces d'octaves, prenons des séries de 4 sons formant ce que nous nommons des 4'^* justes, des létvacurdex (c'est-à-dire des groupes de notes composés de 2 tons et 1 demi-ton).

Nous avons :

la Si do ré, une première espèce de quarte, dont la caractéristique est le demi-Ion placé entre le 2=

et le 3° degré : c'est le tétracorde de première espèce :

Tétracorde de 1" espèce.

si do ré mi, deuxième espèce de quarte, dont le demi-ton caractéristique est placé entre le 1"' et le 2= degré : c'est le tétracorde de deuxième espèce :

do ré mi fa, troisième sorte de quarte, où le demiton est placé entre le 3= et le 4' degré : c'est le tétracorde de troisième espèce :

Tétracorde de 3" espè:e.

Si, continuant la division de l'échelle en tétracordes, on va de ré à sol, on a l'équivalent du tétracorde de première espèce; de mi à la, celui de deuxième espèce; de sol à do, celui de la troisième espèce :

rirSTOfRE DE LA MUSIQUE

Mais de fa à si, on trouve un létracorde oTi ne figure pas le ilemi-ton; cal une succession de trois tons entiers nommée triton, laquelle, à cause de son extrême dureté, a été l'objet des proscriptions de tous les théoriciens passés et présents. On l'a appelée fausse qiuirtc, et le moyen àf,'e mystique l'a maudite sous l'épithète de diaholits ta musica,\e diable dans la musique!

Somme toute, il nous reste trois espèces de tétracordes usuels.

Considérons maintenant les divisions de en séries de 'o sons, c'est-îi-dire eu pcntacordcs.

» Si, commençant au ré (je suis à dessein l'ordre des anciens maîtres de la théorie), nous prenons une suite de S notes formant l'intervalle que nous nommons quinte juste, c'est-àdire un ensemble de 3 tons et un demi -ton, nous avons un premier pentacorde ré mi fa sol la, où le demi -ton va du 2' au 3' degré: c'est le pentacorde de première espèce :

rhelle

trième espèce

Pentacorde de 4° espèce.

De la à nà, le demi-ton se trouve du 2'= .au 3° degré; c'est donc une reproduction, une transposition du pentacorde de première espèce; du do au sol, le demi-ton va du 3° au 4'= degré, c'est un pentacorde de quatrième espèce :

Pentacorde de IVesp

Pentacorde de i'.

"'De //(( h si. nous relevons un second pentacorde, où le demi-ton va du 1" au 2= degré : c'est le pentacorde de 2" espèce :

Pentacorde de 2" espèce.

De fa à do, un troisième pentacorde, où le demiton va du i" au 5' degré : c'est le pentacorde de troisième espèce :

Pentacorde de 3" espèco.

De sol à ré, un quatrième pentacorde, où le demiton va du 3" au i" degré : c'est le pentacorde de qua-

Du si au fa, au lieu d'un seul demi-ton, nous en comptons deux : l'équilibre de la consonance juste est dès lors rompu; nous avons une 5''<' diminuée qui, de même que le triton, son renversement, n'entre pas en composition usuelle dans les systèmes diatoniques delà Renaissance. On nommait le triton fausse quarte ; on nommait fausse quinte la quinte diminuée.

Nous avons donc quatre espèces de pentacordes, dilférenciées par la place du demi-ton dans l'ensemble des 3 tons et demi formant la quinte juste.

Ce n'est pas un jeu de vaine curiosité que cette division de l'octave en tétracordes et en pentacordes, puisque nos anciens établirent leurs modes d'après ces éléments, adoptant les gammes qui se pouvaient diviser par eux, rejetant celles qui ne pouvaient comporter cette division.

.\insi, la deuxième octave, si do ré mi fa sol la si, forme un mode extrêmement usité, classé, dans la théorie glaréanienne, le IV» (mode de mi plagal), divisé par une quarte juste : si do ré mi, deuxième espèce de tétracorde, et la quinte juste mi fa sol la si, deuxième espèce de pentacorde. C'est là une division appelée arithmétique, plaçant le tétracorde au-dessous du pentacorde.

Eh bien, la même octave si do ré mi fa sol la si ne peut se diviser harmoniquement, c'est-à-dire le pentacorde au-dessous du tétracorde; elle ne forme pas ce que nous nommons un mode authentique, car il en résulterait deux divisions proscrites : la fausse quinte et le triton :

(quarte juste). (quinte juste).

Division aritlimêtique, mode de mi ptagal.

Il en est de même de la sixième espèce d'octave : fa sol la si do ré mi fa, qui, au contraire de la deuxième espèce d'octave, peut être divisée harmoniquement, et forme ainsi le V= mode (le mode de fa

Pentacorde Tétracorde

(fausse quinte). (triton).

Division liarmonique, mode inusité.

authentique), mais ne peut s'accommoder de la division aiithraètique, à cause du tétracorde et du pentacorde défectueux qui se présenteraient :

ajuste). (quarte juste).

Division tiarmonique, mode de fa auttientique.

(fauss, ision ariltiméliqui; mode inusité.

Analysons maintenant les modes eux-mêmes. 11 y en a six principaux, nommés authentiques, et six dérivés des authentiques, nommés platjaitx. Chaque mode authentique est divisé harmoniquement : un pentacorde suivi d'un tétracorde. Chaque plagal possède les mêmes éléments que l'authentique dont il dérive, mais à l'élat inverse, selon la division arilhmétique : le tétracorde précède le pentacorde. La note principale de tout mode — nous dirions sa tonique — est appelée finale, parce que sur elle a lieu le repos final de toute mélodie régulièrement construite. Cette finale est invariablement à la base du pentacorde, c'est-à-dire au plus bas degré de la gamme des modes authentiques, au 4= degré des modes plagaux. Vu leurs éléments constitutifs, un plagal et sou authentique ont la même finale; par conséquent la même médiane à la S"', ou majeure ou

mineure, de la finale, d'où il résulte qu'un mode principal et son dérivé sont du même genre, majeur ou mineur.

Une seconde note de valeur est à considérer dans ces modes, c'est la dominante. Dom Jumilhac dit excellemment d'elle : << C'est comme la maîtresse et la reine des autres notes modales, elle est le soutien du chant, et, jointe à la finale, elle donne la principale forme et la distinction û chaque mode. »

Nous allons voir que la place de la dominante varie selon les modes, à la différence de la dominante moderne, toujours fixée au o'' degré de la gamme.

I^"' MODE. — Il a pour finale ré. Il est contenu dans la quatrième espèce d'octave divisée harmoniquement. 11 se compose du pentacorde de première espèce ré-la, et du tétracorde de première espèce la-ré placé au-dessus.

(mode (i

Sa dominante est la, placée à la 5'° supérieure de la finale. Sa médiane, à la 3'^" mineure de la finale, le classe dans les modes mineurs; mais il diffère de notre mineur par sa sixte majeure et par l'absence de sensible. Glaréan nous dit que ce mode est le premier des modes, tant par sa gravité vénérable que par sa majesté sublime et en quelque sorte inénar-

rable. Il est des plus répandus; des milliers de compositions sont faites d'après lui.

II« MODE. — Plagal du I" mode, il est contenu dans la première espèce d'octave divisée arithmétiquement. 11 se compose de la première espèce de tétracorde la-ré, et de la première espèce de pentacorde ré-la placé au-dessus.

Ile MODE (mode de ré plagal).

Sa finale est ré, sa dominante est fa à la 3"=° mineure de la finale.

Ce mode est d'une gravité sévère et convient généralement aux chants tristes et plaintifs, dit Glaréan. Il est à remarquer que la distinction du plagal et de l'authentique est surtout mélodique. Dans les chants de l'Église et dans les chants populaires, elle est en plein relief; mais dans l'harmonisation de ces mêmes chants, dans leur composition polyphonique, la distinction s'efface beaucoup, le mode principal et son dérivé s'unissent alors étioilement. Toutefois, le musicien exercé ne laisse pas, dans le concert des voix, de comprendre la modalité de chacune et d'en goûter la saveur.

Modi natura oppido pulchre expressa est... Ténor nobis llypodorium belle exprimit... Basis pulcherrime hune habet modum... (Glareani Dodecachordon, passim.) 11 y a beaucoup à dire sur l'expression propre à chaque mode. Glaréan, le grand législateur en la matière, cite toujours l'opinion traditionnelle sur le

pouvoir esthétique des antiques modalités; mais il a soin d'ajouter :

Quel mode ne pourrait pas être approprié aux chants, les plus divers? Il ne faut pour cela que l'heureux génie d'un Josquin des Prés, d'un Pierre de la Rue, ou d'un maître semblable.

Je crois, pour ma part, que chaque mode, bien quedoué d'énergies expressives d'un caractère spécial,. et qui lui donnent d'ailleurs sa couleur dominante^ est une matière plastique qu'un maître manie et modèle au gré de son génie pour en tirer les accents les plus divers. Il y a une infinité d'exemples à citer pour démontrer que chacun des modes peut illustrer tous les genres du lyrisme religieux et profane.

Ill" MODE. — Sa finale est mi. Il est contenu dansla cinquième espèce d'octave divisée harmoniquemenl, et se compose de la deuxième espèce de pentacorde mi-xi, et de la deuxième espèce de tétracordesi-iiii, placée au-dessus.

Sa dominante est M<, c'est-à-dire à la sixte de la finale. Sa médiane sol le classe dans le genre mineur. Plus que le mode de ré, ce mode de mi diffère de notre mineur moderne. Non seulement il n'a pas de sensible, niais encore sa dominante, au lieu de figurer sur le !)=degré, se trouve sur le 6"; de plus, le i"' demi-ton est ]ilacé, non entre le 2= et le 3° degré, mais entre le l"' et

le 2°. Samodulation sonne étrangement aux oreilles nonaccoutumées ; toutefois on a bientôt fait d'y trouverunesaveur extrême. Il excelle d'ailleurs d'une façon surprenante, dans l'expression religieuse et dans l'héroïque. IV" MODE. — Plagal du 111'^ mode, il a, par conséquent, la même finale mi. Il est contenu dans la deuxième espèce d'octave divisée arithmétiquement.

HISTOIRE DE LA MUSIQUE

II se compose du tûtracordede seconde esf

■Si placé aii-di.'

(mode de mi plagal).

Sa doniiiianic osl In, à la qnarlc de la finale.

Il n'est pas de mode plagal plus intimement uni à son authentique. On dit généralement qu'il a quelque chose de triste, de plaintif et de suppliant [Cf. Glarcan]; mais bien d'autres sentiments, et de fort énergiques, et de très plaisants, s'accommodent de cette gamme et de celle du III" mode.

V" MODE. — Le V° modèle mode triomphal, le mode de l'allégresse, dont la linale est fa, est formé de la sixième espèce d'octave divisée harmoniquement. Il se compose du pentacorde de troisième espèce fa-do, et du tétracorde de troisième espèce do-fa placé audessus.

V MODE (mode de fa aulhenliquc

Sa dominante est do, o" note de la gamme. Sa médiane est la; c'est donc un mode du genre majeur. Il faut se garder de confondre ce mode avec le

XI«, qui est notre majeur actuel. Le V" mode, dans le ton de fa, a un si naturel, bémolisé seulement par accident; transposé en iit, il aurait un fa #.

Mais, nous dit Glaréan, les exemples de ce mode sont des plus rares, presque toujours les anciens chants où ce mode est exprimé sont gâtés par les compositeurs, qui amollissent le Lydien [V° mode] en Ionien [.\I° mode], c'est-à-dire ramènent le V" mode au XI" par la bémolisation constante du s'.

T? mode transposé dans le ton d'Ut

VI° MODE. — Le VI" mode, plagal du V=, a, de même que son authentique, /a comme finale. Il est contenu dans la troisième espèce d'octave divisée arithmétiquement. Il se compose de la troisième espèce de tétracorde do-fa et de la troisième espèce de penta- I corde fa-do placée au-dessus.

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