‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 221 sur 364 · Baillol, loco cit., p · texte numérisé non relu

Baillol, loco cit., p

J. L'orchcslrc se compose alors dune (lùte, de dem haulbois. do deux clarinclles, de deux cors, de deux trompettes, de deux bassons et des timbales.

3. Sur les TÎolcs et les violistes, outre les ouvrages déjà cités de MM. Vidal et Grjllcl, on consultera l'article publie par M. Paul Viardot dans la Jievue musicale (1903), p. 469, sous le litre : Trompelte

que les Agrémens sont un sel mélodique qui assaisonne léchant, et qui lui donne le goût, sans lequel il serait fade et insipide; et comme le sel doit estre employé avec prudence, en sorte qu'il n'en faut ny trop nypeu, et qu'il en faut plus dans l'assaisonnement de certaines viandes et moins en d'autres. Ainsi, dans

4. En 1757, Aucelet écrivait : ■< La Busse de viole est donc maintenant reléguée dans les cabinets des vieux partisans de l'ancienne musique, qui, après s'ôtre amusés toute leur vie, semblent vouloir perpétuer leur goût en inspirant à leurs enfants, et surtout aux jeunes demoiselles de prérérence, par décence, le pardessus de viole aux autres instruments, comme s'il était moins honnête de mettre un violon sur l'épaule qu'un pardessus entre les jambes. • {Observations, etc., p. 23.)

ENCYT.LOPÈniE DE LA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU C.nNSERVATOIRE

l'usage des Agrémens, il faut les appliquer avec modération, et sçavoir discerner où il en faut plus et où il en faut moins. » Rousseau déclare que les Afiréments usités dans !e chant s'appliquent également à la viole : cadence ou tremblement, port de voix, aspiration, plainte, chute et double cadence. — D'autres ornements, tels que le martellement, le battement et la langueur, sont, au contraire, spéciaux à la viole'.

Danoville divise son ouvrage en quatre parties, consacrées, respectivement, à la position de la main gauche, à l'explication de la gamme, à celle du manche « tant par notes que par lettres » et à celle des A<irfments. Il en compte dix^, et recommande par-dessus tout aux exécutants de s'abstenir de faire des grimaces et de remuer le corps.

Le plus brillant représentant des violistes français du xvii" siècle est sans contredit Marin Marais', ordinaire delà chambre du roi pour la viole. Son œuvre instrumental comprend cinq livres de Pièces à une et deux viol'S publiées en 1686, 1701, 171 1 et 1717 (pièces à une et trois violes). On a encore de lui des Pièces en trio pour les tlûles, violons et dessus de viole (1692) qui rentrent dans la catégorie des Sijmphonies que nous avons étudiées à l'occasion de la littérature du violon.

Dans le premier livre de Pièces à une et deux violes, dédié à Lulli, Marais considère les pièces à deux violes comme une nouveauté, et donne l'indication des notations qu'il a adoptées pour ses Agréments. Les voici :

Trembl' Batt< Pi

Pousse Tu

d'Arrha.

Coule d doig-t.

Doigi Plainte.

rouche.

Le port de voix se marque par une petite note, le 1 Son deuxième livre (1701) apporte trente-deux vaport de main s'emploie surtout dans le « jeu par dations sur le fameux thème des Folies d'Espagne, accords ». I qu'il présente de la façon suivante :

Marais ne rassemble pas, à proprement parler, ses Pièces sous la forme Suite; ses livres constituent bien plutôt des recueils de morceaux à Jouer sur la viole, recueils rassemblés sans préoccupation architecturale, et seulement suivant une progression de difficulté d'exécution résultant des diverses tonalités employées. C'est ainsi que ces recueils débutent, presque toujours, par la tonalité de ré ou de la mineur. On trouve des Préludes à la lin, ou bien des Rondeaux à couplets multiples, des Chaconnes, des séries de variations, etc.'.

Le style de Marais se montre tout particulièrement intéressant dans les Pièces à deux violes, où le charme de la mélodie, qui revêt souvent un caractère populaire, se joint à la façon dont les deux parties de viole sont conduites par tierces et par sixtes. C'est là de l'écriture en trio bien caractérisée; les violes concertent avec le Conlinuo sur un pied d'égalité, et, comme l'auteur. prévient que ses pièces sont susceptibles d'être exécutées sans basse continue, il les enrichit de nombreux accords. — Les pièces à deux violes jouissaient alors d'une grande vogue, et plusieurs auteurs en publièrent; nous citerons, notamment, Heudeline, dont les deux livres de Sidtes de Pièces à deux violes parurent respectivement en 1701 et 1705.

Marais s'attache aussi à faire de la musique descriptive. '&on Labyrinthe, où, par un mélange de dissonances et de tons graves et aigus, il prétendait peindre l'indécision d'un homme errant dans un labyrinthe,

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