Sur MoLiret, voir la première partie de cette étude
4. Eloge de M. Dlavet, musicien, mort en 1168, par M. François (de Ncufchiloau), dans le Nécrologe de 1770, p. 335. — Daquin, loco ril., I, p. 150. — Marpurg, Deytrtige, Quant: s Lebenslàu/fe, I. p. 238. — L. de la Laurencic. Deux Imitateurs des Bouffons, Blavet et J)au-
Irois Suites de pièces à dm.r dessus pour les flûtes Iraversières ou autres instruments (1712, 17I7[?|).
Jacques Hottelerre coule ses pièces dans le moule de la Suite, et pratique l'écriture en trio si chère à tous les musiciens de son temps. En outre, son éducation italienne laisse des traces dans son œuvre, el, non content de l'y affirmer, il arrange pour son itistrumentdes Sonates d'Albinoni. On lui doit enfin une Méthode pour la Musette (1738).
C'est encore la Suite que cultive Jean-Joseph Mouret^ dans ses œuvres I et II, consistant en Concerts de chambre à d'Ux el trois parties pour les violons, flûtes el hautbois (1718). Débutant par une Ouverture et finissant par une Chaconnc, ces Concerts sont écrits pour deux dessus et la basse. L'intervention de chacun des instruments est indiquée par les mentions : Tous, Trio, Duo. Mouret a laissé, en outre, un livre de Sonates à deux flûtes et un livre de Fanfares pour trompettes et cors de chasse.
Michel Blavet* complète, avec La Barre et Jacques Hotteterre, le brillant trio des grands flûtistes français du premier tiers du xviii= siècle. Baptisé à Besançon, le 13 mars 1700, Blavet s'était formé de lui-même et n'avait pas tardé à acquérir une remarquable maîtrise sur la flûte. A l'instigation du duc Charles-Eugène de Lévis, il vint à Paris vers 1723, et y trouva, en la personne du prince de Carignan, un puissant et zélé protecteur"'. Blavet se fit entendre (1726) au Concert spirituel, où son succès s'affirma si prodigieux qu'il dut reparaître dans presque chaque concert. Sollicité par Louis de Bourbon, comte de Clerniont, il quitta Carignan, et devint surintendant de la musique que Clerniont entretenait à Berny et à l'abbaye de Saint-Germain des Prés". En 1740, il prend place à l'orchestre de l'Opéra, d'où il se retira en 1760, tout en conservant sa place auprès du comte de Clerniont. Michel Blavet mourut à Paris, le 28 octobre 1768.
On vantait la netteté de son embouchure, ses sons filés et sa vivacité qui, d'après Daquin, tenait du prodige. Ouantz, bon juge en la matière, le place au-dessus de tous ses contemporains. Blavet, outre la flûte, cultivait le basson; il se faisait entendre aux concerts du prince d'Ardore, ambassadeur des Deux- Siciles, et de M""= de Lauraguais''; il voyagea aussi à l'étranger, poussa peut-être en Russie, mais séjourna
vergne {Année musicale, 1912i. — Blavet publia, vers 1740, dt-ui Jtecueils de pièces, petits airs, Brunettes, Menuets, etc., avec des doubles et variations accommodées pour les flûtes traversiéres.