Daquin, loco cit., I, p
2. Ces Concertos de Naudot annoncent les Symphonies concertantes qu'on verra se développer dans notre liUeraturc instrumentale aui enviions de i73U.
3. Sur Montéclair, voir à la première partie de ce travail. Un privilège lui est accordé, en mars 1727, pour la gravure de plusieurs menuets qui se dansent aux bals de l'Opéra.
4. « On conviendra, dit Ancelct, qu'elle [la flûte] n'embrasse pas
avec basse), soit que deux flûtes dialoguent entre elles sans basse {Sojiates à deux flûtes), soit que la combinaison devienne un Trio par l'adjonction de la basse aux deux dessus concertants. Il est, enfln, des auteurs qui tentent de véritables Concerts de flûtes, rassemblant jusqu'à trois et cinq flûtes concertantes. Notons enfin qu'un grand nombre de violonistes écrivent des sonates qui conviennent à la flûte traversière. C'est ainsi que J.-M. Leclair, dans son premier livre, enrichit la littérature de flûte d'un certain nombre de compositions.
Les précieux catalogues publiés par Le Clerc et Boivin en 1742, et que possède la Bibliothèque nationale, dressent un inventaire de tous ces ouvrages "'.
A côté des noms que nous avons déjà cités, nous indiquerons, parmi les auteurs d'œuvres pour flûte seule, Bourgouin, Santis, Chéron (1729), Roget, Bulfardin,Chalais, Rebour, Cbauvon, l'auteur des Tibiades {i'il), qui était élève du grand Couperin, Villeneuve, qui intitule galamment son premier œuvre de flûte : Conversations en manière de Sonates pour la flûte ou le violon et la basse continue (1733), Pipereau, Gautier, de Caix.
Parmi ces flûtistes nous distinguerons spécialement Bufl'ardin, en raison du rôle qu'il a joué hors
tous les genri
de musique tels que sont les airs i
ZIenions/de Furies, de Guerriers, de Tempêtes, de Matelots et do plusieurs autres, dans lesquels elle n est pas, du moins, employée au principal. Elle sera donc mieux placée dans les morceaux tendres et pathétiques et les accompagnements, dans les pelits airs et les brunettes, que dans les Sonates et les Concertos réservés aux meilleurs maîtres, qui ne doivent point eux-mêmes en abuser. » 5. Ces catalogues portent à la Bibl. nat. les cotes Q 0036 à Q 9038.
iirsroiitE DE LA ifi'srQi'E
en France, et, notamment, h Dresde, où il introduisit les principes de l'école française de llùte.
Pierre-Gabriel Bullardin serait né à Marseille vers 1690, et suivit à Constaiitiiiople l'ambassadeur de France; dans cette ville, il enseigna, pendant quelque temps, la lliUe à Jeun-Jacob liacli', puis entra, le 26 novembre 1713, au service de l'élecleur Frédéric-Auguste 1°' de Saxe comme llùtiste de la cbapelle de ce prince. Il recevait là îiOO thalers d'appointements, gages qui furent doublés en 1741. Mais sa situation à Dresde ne l'empècbait pas de venir se faire entendre cà Paris. C'est ainsi qu'il joua au Concert spirituel en n26 et en mai 1737 ».
Au bout de 3o ans de services, il obtint, de Frédéric-Auguste II, une pension de 1.000 écus, et se retira en France, où Luynes l'entendit à un concert donné chez la Dauphine en juillet HtiO^. Nous n'avons malheureusement pu retrouver qu'une œuvre de cet artiste dans les bibliothèques parisiennes; c'est une Sonata a Ire conservée dans le fonds Blancheton du Conservatoire; le catalogue de Leclerc de 1742 indique de lui un livre de Sonates de llùte. Il mourut dans la misère, à Paris, le 14 janvier 1768.
La plupart de ces musiciens cuKivent aussi la Sonate à deux jlùles saim tasse, mais il nous faut
ajouter aux noms qui précèdent ceux de Quignard (2 livres), Itogct (1 livre), Hipert (3 livres), Desmarais (1 livre), Le(Joust (1 livre), Prunier (2 livres), Morel Hegnier, David (1 livre) et llandouviUe (1 livre), tous compositeurs de Duos de llùtes. On aime alors beaucoup marier les douces sonorités de ces instruments •, et nous trouvons, dans l'oeuvre III de .Naudot, de bons exemples de Duos de flùles sans basse. Tantôt les deux llùtes marchent à la tierce, ondulant doucement et réalisant une harmonie un peu molle, tantôt elles se plient lestement aux vivacités et aux intrigues du style canonique. Généralement, les mouvements vifs l'emportent par leur rythmique élégante et preste sur les mouvements lents, toujours un peu monotones et languissants.
Dans le Trio {deux flûtes cl la basse), genre que cultivent, outre Naudot et Braun, Telemann avec ses Trietti, et ses Coretlizantes, Spourny (4 livres), Mayer (1 livre), Dollé (1 livre; et Chéron (1 livre, 1727), l'harmonie s'étolfe, le style devient plus dense. L'exemple ci-après, que nous empruntons à VAllemande de la quatrième sonate à deux llùtes et la basse, en sol mineur, de Chéron, montre commentée musicien maniait les imitations. C'est là un morceau vivement et spirituellement écrit '' :