Cf. Cucuel, /oco ct(., p
6. On lit dans le Mercure de décembre 1751, p. 178, à propos de ta première d'Acanthe et Céphise : .. On a eilrêmemcnl goûté la musetio et les deux menuets (au deuxième acte), et dans la fête des Chasseurs qui vient ensuite, les airs joués par les clarinettes. »
Ancelet ne paraît pas très au courant des progrès réalisés en France lorsqu'il écrit en 1737 * « Les cors de chasstî
ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU CONSERVATOrBE
grand musicien, qui fréquentait assidûment chez La Pouplinière, ait entendu là les clarinettistes d'outre- Rhin dont la présence à Paris est constatée à cette époque. Toujours est-il que les clarinettistes allemands figurent comme musiciens extraordinaires dans Acanthe et Cfphise^. Bien plus, Rameau eniploya deux clarinettistes dans son opéra de Zoroastrc représenté à la fin de 1749, et nous apprenons par une lettre du H février 1749, adressée au comte de Billy par le comte de Clermont, que l'orchestre de oelui-ci contenait des cors et des clarinettes-.
L'usage du cor d'harmonie se répand de plus en plus, après 1762. Le célèbre Rodolphe émerveille, en 1764, les auditeurs du Concert spirituel et, en 1768, il publie des fanfares pour deux cors. L'année 1770 voit apparaître les premiers recueils périodiques de morceaux pour cors'.
A partir de 1730, les Symphonies se multiplient au Concert spirituel, où lilainville, CarafTe, Miroglio, Plessis, Désormeaux, Chrétien et Touchemoulin font entendre des œuvres dont quelques-unes sont à cors obligés. De même, les symphonies de Papavoine (1764) utilisent, outre le quatuor, les hautbois, les llûles et les cors de chasse, comme celles à huit parties que Baudron publie la même année. Le type d'instrumentation fondé sur l'emploi du quatuor, des hautbois et des cors devient de plus en plus fréquent. C'est à ce type que se rapportent les six Si/m- 2}honics qu'Ilippolyte Barthélemont annonce dans le Mercure de septembre 1769, où deux hautbois et deux cors s'opposent au groupe des instruments à archet. Les deux Concertos publiés en 1771 par le violoniste Paisible nécessitent, outre le violon principal, le quatuor à cordes, des tlùtes ou hautbois et deux cors; de même, les quatre Symphonies concertantes de Vanhall (1775) sont écrites pour huit instruments, dont deux hautbois et la flûte, auxquels le même auteur ajoutera, en 1778, deux clarinettes, deux cors et le tympanon, réalisant ainsi l'instrumentation employée par Gossec.
Ainsi, dans toutes ces œuvres, que nous ne citons qu'en raison de leur intérêt historique, l'orchestre élargit son clavier instrumental; mais ce fut Gossec qui, en utilisant de façon plus complète et plus personnelle les diverses familles d'instruments à vent, contribua, avec Slamitz et Haydn, à fonder définitivement la symphonie à orchestre*.
François-Joseph Gossé, dit Gossec», naquit à Vernies, près Maubeuge, le 17 janvier 1734, de Philippe Gossé et de Marguerite Brasseur. Tout jeune, il fit montre de grandes dispositions pour la musique, qu'il étudiait en qualité d'enfant de chœur, d'abord à Walcourt, puis à Sainte-Aldegonde de Maubeuge. Après avoir chanté à la cathédrale d'Anvers et s'être essayé,
plaisent encore <la\aiitrige quand ils accompagnent les clarinettes,
instnii>>''n''. ;,,(/</' ,,' Y" 'Vt fil France, et qui ont sur nos cœurs et
compuMl I. I . l'iil-ils pas faire dans leur musique! » (06i'cr-
1. Voir M. brcncl, Hameau. Gossec et les Clarinettes (Guide musical, 1903, p. 183, 203 et 227). L. de La Laurcncie, Rameau, son gendre e: ses descendants (S. /. M., 15 février 1011;.