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HISTOIRE DE LA MUSIQVE
rellet, la modilication qui devait résulter d'une plus grande rii'hesse thématique, et d'une plus grande maîtrise d.ins l'art du développement.
Toujours est- il que les Adagios de ce premier œuvre adoptent, souvent, la sous-dominante du ton principal, et, si (iossec n'écrit que trois mouvements, du moins voit-on poindre le Menuet à la fin des troisième et quatiiènie sonates. Nous avons indiqué plus haut l'introduction de Menuets dans nombre de symphonies françaises de 1738 à 1760. On observe l'apparition de ce même morceau dans les deuxième et sixième quatuors de l'A)/ de la modulation de Philidor. Le moment est donc proche où le Menuet fera partie intégrante de la symphonie, entre VAdagio et le Finale.
Si l'œuvre I de Gossec manifeste d'évidentes tendances italiennes, l'œuvre IV, Set Sinfo}iie a piu alromenti, qui date de 1759 ', se rapproche sensiblement de la manière de l'école de Mannheim. Ecrites pour quatuor, deux hautbois, deux tlûtes et deux cors, les symphonies de l'œuvre IV sont toutes construites à quatre mouvements, sur le modMe adopté par Stamitz et son cénacle-. Le Menuet, accompagné d'un Trio, se place entre le mouvement lent et le final, lequel consiste en un Presto. Les Allégros initiaux admettent deux Ihèmes contrastés, et la basse continue se trouve éliminée de l'orchestre. En outre, Gossec perfectionne la dynamique, le jeu des nuances, et fait souvent jouer les instruments à archet « con sordini i>.
L'ii'uvre V, .Sio; Sijmphonies a piu stronienli (vers 17('il-1762) confirme pleinement l'évolution déjà marquée dans l'œuvre précédente; Gossec s'y montre un véritable Mannheiraiste. Ses symphonies, comportant le quatuor, deux llûtes, deux cors, deux bassons, et deux clarinettes ou hautbois pour les symphonies 1 et II, sont établies en quatre mouvements et comprennent des Menuets. — Ce n'est pas cependant à dire que Gossec ne revienne pas parfois au dispositif en trois mouvements de la Sinfonia. Des Trois Grandes Symplwnies pour quatuor, deux haulbois ou clarinettes et deux cors ad libitum publiées peu après, vers 1763, la deuxième, en /■« majeur, ne contient pas de Menuet et présente encore la forme Sinfonia ou Concert^. Une courte introduction précède le premier Allegro, et le mouvement lent {Adagio poco andante) est en sib, sous-dominante du ton principal. Les deux autres symphonies, l'une en la\> majeur, l'autre en fa majeur, renferment, au contraire, des Menuets et comportent quatre mouvements.
Dans toutes ces symphonies, le rôle des cors consiste, surtout, à renforcer les ensembles. En général, les compositions à Menuets sont plus développées et mieux orchestrées que les symphonies en trois parties. Les clarinettes s'ajoutent alors aux hautbois, que, conformément à l'usage du temps, elles peuvent remplacer, et aux cors; Gossec leur confie fréquemment des parties mélodiques. Nous donnons, ci-après, le début du Menuet de la première de ces symphonies {mi h).