‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 240 sur 364 · Voir aux iDstrumeots à archet et i vent · texte numérisé non relu

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presse et encouragé par la critique'. Mondonville trouva des imitateurs dans la personne de Loiseau de Persuis et de Davesne,qui firent exécuter, le premier, le Passage de la mer Itouge (17j9), et le second, la Conquête de .Jéricho (17601.

Si l'Oratorio semblait devoir profiler de l'initiative de Mondonville, le Molet à grand chœur n'en continuait pas moins à détenir la faveur du public. Un musicien aussi fécond que médiocre, Joseph Bodin de Boismortier^, avait réussi à se poser en rival de l'heureux auteur du Dotninus regnavit et du Venite exiiltemus. Nous avons déjà examiné, précédemment, l'abondante littérature instrumentale qui sortit de l'imagination de Boismortier. Ses motets s'établirent en concurrence avec ceux de Mondonville au Concert spirituel. On connaît de lui un livre de Motets à voix seule et s^ymphonie (1728), un Exaudiat te Dominus, resté manuscrit, motet à grand chœur avec timbales et trompettes (1741), enfin le (ameux Fugit 7iox qui, pendant plus de vingt ans, eut le monopole de l'exécution le jour de Noël. Boismortier y avait employé des Noèls populaires qui ■< se mariaient agréablement avec des récits, des chœurs, des symphonies ■> », et dont la grâce naïve plaisait fort.

L'organiste Antoine Calvière' ne faisait point appel à des sentiments aussi idylliques; c'estau pathétique, à la terreur, qu'il demandait les effets de son Te Deum, et, si les pages descriptives de sa composition ne nous donnent plus le frisson et ne nous inspirent plus l'admiration eû'rayée que relate complaisamment

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