‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 244 sur 364 · O.iquin, loco cil.. |i- ''l-'Ji · texte numérisé non relu

O.iquin, loco cil.. |i- ''l-'Ji

8. Sur /Jéro et £,,„„,, ,1.. i L , ,nlt (2» livre, 1713), voir l'article de M. Lalo dans ! / .ni 1907. Chabanon disait de'

lui : « Clérambault a (im ! i ; lis tout le parti qu'on peut

en tirer. Il y a jeté du p^iiln l;qu ; d 1 ,i lojidu facile à déclamer, autant qu'il peut l'être. Ses chants sont presque lous aimables. La seule ritournelle de « Dieux des Mers » dans la cantate de Léandre et Héro annonce une léte capable d'idées nobles et simples. » (Chabanon, Eloge de Hameau, 1704, p. 9-10.) — Voir aussi Daquin. loco cit., p. 90-91, et Lavoix et Lemaire, le ChanI, etc., p. 340.

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I luies

Clérambault apporte tous ses soins à la partie instrumentale de ses cantates, et, clans Hcro et Léandre, il fait lutter une trompette avec la voix humaine. Son style vocal est souvent très orné {l'Amour piqué 'par une abeille).

Nous pouvons rapprocher des cantates de Clérambault celles de Louis Bourgeois, haute-contre de l'Opéra, qui devait quitter ce théàtie en 1711, pour devenir maître de musique à Toul et à Strasbourg. Ces cantates parurent postérieurement à 1708, et eurent une telle vogue, qu'on mit le nom de Bourgeois à côté de celui de Rameau, sur les copies de Thctis et d'Aquilon et Oritine de ce dernier maître'.

La plupart des compositeurs dont nous venons de parler ont cultivé, dans la Cantate, le genre noble, mythologique, ou bien le genre pastoral et tendre. Orphée, Médoe, Didon, YEnlèvement de Proscrpine de dernier, Zéphire et Flore, Alphée et Aréthuse, Léandre et Héro, qui inspira à la fois Clérambault et Bouvard, appartiennent à ces deux caractères.

Venons-en maintenant à des musiciens qui se sont essayés dans le genre comique, dans le genre burlesque. A dire vrai, Heraclite et Démocrite de Battistin se range déjà dans la catégorie des Cantates comiques. Philippe Courbois, maître de musique à Paris.dédiait, ent710, à la duchesse du Maine sa première œuvre, un livre de Cantates françaises à une et deux voix, avec et sans symphonie- , puis Don Quichotte, cantate française avec yrande symphonie, laquelle mérite de retenir un peu notre attention. C'est une

i. M. Brencl, la Jeunesse de Hameau {Rio. mus. itaJ., )903). 2. Courbois a aussi composé des Motets qui furent eiécutès à la messe du roi et au Concert spirituel. II imite Lalande dans son Oinnes

cantate ;i voix seule, avec une symphonie comprenant des violons, tlùtes, bassons, trompettes, timbales et clavecin pour la basse continue. Courbois, désireux d'accentuer le caractère rustique et lourdaud de Sancho Pança, a même ajouté une vielle à son orchestre, et celle-ci figure dans l'air à 6/8 « Mordi ». L'air : (I Vous qui travaillez à ma gloire, » utilise les trompettes et les timbales, en raison de son allure héroïque. Un autre auteur, Laurent Gervais^, de Rouen, qu'il ne faut pas confondre avec Charles-Huberl Gervais*, auquel le Régent avait demandé, comme à Charpentier, Campra et Desmarets, des leçons de musique, a publié, vers 1732, une Cantate il voix seule et symphonie, intitulée Rngotin, et qui constitue une sorte de sérénade burlesque. Voici comment Laurent Gervais introduit le comique dans la musique. Le petit Ragotin, hâbleur, menteur et grand Tuilupin, au demeurant fort bon auteur de mauvais vers, veut donner une sérénade à sa belle. Une fois minuit sonné, il s'achemine vers « le logement de l'objet » avec une « orgue portative, accompagnée d'un vieux bonhomme organiste et chanteur et d'un enfant de chœur ». Alors, commence le concert; d'abord un air à 3/8 : .< Belle étoile dont la lumière efface l'astre du jour, » puis, un air « gay et marqué » : ic Si je ne suis pas fort grand, je suis tout plein de mérite, » où le caractère burlesque des « divertissements » de la basse rappelle de loin les radotages scolastiques de la sérénade de Beckinesser, dans les Maîtres chanteurs :

3. Laurent Gervais a été i et de Rouen. Outre ses caii compijf/nejnent du clavecin

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