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MM. Lavoix et Lemaire remarquent juslement que (Servais manie avec adresse le style imitalil'.
Avec André Campra, nous rentrons dans le genre mythoIof;ique et pastoral. Cliez lui, l'inspiralion est plus abondante que chez Clérambault et Bernier, mais elle puise davantage aux sources italiennes. La mélodie de Campra est souple, câline, d'une extrême élégance et, parlois, de coupe toute moderne. Ses cantates forment trois livres, parus respectivement en 1708, 1714 et 1728, et, dès l'Avertissement du premier livre, Campra annonçait que, « les Cantates étant devenues à la mode-, il avait tâché, autant qu'il avait pu, de mêler avec la délicatesse de la musique française la vivacité de la musique italienne », affichant ainsi une préoccupation de fusionner les deux genres de musique qui s'était emparée de la plupart des musiciens français de son temps, el en particulier de Battistin. L'n grand nombre de cantates de Campra demeurèrent célèbres, Didon. Silène, Daphnr, où la voix et la basse dialoguent très habilement, les Femme!), l'Heureux jaloux, etc. Le musicien se montre supérieur à ses contemporains; la conduite de la voix est plus libre, les basses sont persormelles et intéressantes; de plus, la partie instrumentale se développe; au lieu du clavecin, auquel on adjoignait une basse d'archet pour le contiimo, et un ou deux dessus de violon ou de Uûte, Campra introduit des groupes de hautbois et de bassons, qu'il n'emploie pas seulement à renforcer les cordes, mais qui sont chargés de présenter des thèmes individuels, des solos^.
Rameau a laissé sept Cantates; il parait, toutefois, en avoir composé un plus grand nombre, puisque Maret, dans son Eloge historique de .U. Hameau, cite deux cantates aujourd'hui disparues, Médée et l'Absenre^, parmi les œuvres écrites par Hameau à Clermonl-Ferrand. Voici les litres de celles qui nous ont été conservées : les Amants trahis'% Aquilon et Orithie^, le herç/er fidèle, l'Impatience' , la Musette,